
Le secteur du luxe a connu une accélération de sa croissance au deuxième trimestre, tirée par le dynamisme de la demande aux Etats-Unis et dans certains pays d'Asie, mais des vents contraires demeurent, soulignent les analystes de JPMorgan.
"Si la dynamique du secteur s'est améliorée au deuxième trimestre, elle reste toutefois, selon nous, volatile et globalement fragile, les grands groupes de 'soft luxury' affichant notamment des volumes stables, voire en baisse, malgré un effet de richesse très important", indique la banque dans une note publiée mercredi.
Les ventes des divisions mode et maroquinerie de LVMH (propriétaire de l'Agefi) et de Kering sont restées globalement stables, à taux de change constants, au premier semestre. Hermès a réussi à maintenir une croissance organique de près de 10% pour sa division phare au premier semestre, mais les analystes s'attendaient à mieux.
Malgré une baisse de plus de 25% des titres LVMH et Hermès depuis le début de l'année, JPMorgan estime qu'il est "trop tôt" pour miser sur un rebond à court terme. La banque garde une préférence pour Richemont, "en raison de son exposition au secteur de la joaillerie et de son excellente exécution", et pour des acteurs "de niche" comme Brunello Cucinelli et Zegna.
"Compte tenu du ralentissement des transactions par cartes de crédit aux Etats-Unis en juillet, des doutes croissants quant au maintien du dynamisme du marché coréen compte tenu du récent recul [du marché d'actions local] et de bases de comparaisons plus difficiles au second semestre, nous gardons à l'esprit que le secteur est dans une phase de transition à l'heure actuelle", ajoute JPMorgan.
La plupart des valeurs du secteur reculaient jeudi matin. A la Bourse de Paris, Hermès cédait 1,5% tandis que LVMH perdait 1,3%. A Zurich, Richemont abandonnait 1,8%. A Milan, Brunello Cucinelli se repliait de 0,8% et Zegna de 0,1%.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
