
Le groupe de luxe Kering a dévoilé jeudi soir des revenus à données comparables en léger repli au troisième trimestre dans "un contexte macroéconomique plus difficile." Cette publication fait suite aux chiffres décevants dévoilés par Hermès jeudi matin et par LVMH la semaine dernière sur fond de dégradation du marché du luxe en Chine et de ralentissement de la demande aux Etats-Unis.
Le chiffre d'affaires du groupe contrôlé par François-Henri Pinault s'est inscrit à 3,345 milliards d'euros pour le troisième trimestre, contre 3,331 milliards d'euros à la même période de 2025. Les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 3,38 milliards d'euros, selon un consensus établi par FactSet.
Les revenus sont stables en données publiées et en recul de 1% à données comparables, soit à taux de change et périmètre constants. Ce dernier indicateur est particulièrement suivi par les analystes. Les revenus avaient progressé de 2% au deuxième trimestre après s'être stabilisés au premier trimestre.
+ Gucci affiche une baisse organique des ventes de 6% sur le trimestre +
La division "mode & maroquinerie", qui regroupe Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, McQueen et Brioni, a enregistré des revenus en baisse de 3% à données comparables à 2,74 milliards d'euros.
La seule maison Gucci, qui a représenté environ 59% du résultat opérationnel courant du groupe en 2025, a vu ses ventes reculer de 6% en organique, à 1,29 milliard d'euros. "La performance de Gucci a reflété une base de comparaison plus exigeante et un effet de nouveauté moins marqué qu'au deuxième trimestre. Si le trafic est resté la principale contrainte à la performance, le taux de conversion, le prix moyen et le panier moyen se sont encore améliorés grâce au déploiement progressif des nouvelles collections", explique le groupe dans un communiqué.
La tendance s'est de nouveau dégradée pour la griffe florentine, qui avait enregistré un repli de 2% de ses revenus en données comparables au deuxième trimestre après une baisse de 8% au premier trimestre.
La division Kering Jewelry, créée en mars et incluant Boucheron, Pomellato, DoDo et Qeelin, a vu ses revenus progresser de 11% à taux de change et périmètre constants à 239 millions d'euros. Ceux de la division Kering Eyewear ont augmenté de 4% en organique à 373 millions d'euros.
"La transformation de Kering s'inscrit sur plusieurs saisons. Cependant, les progrès que nous constatons dans l'ensemble du groupe, notamment en matière de désirabilité et d'indicateurs opérationnels clés, renforcent notre confiance dans la trajectoire que nous avons définie ainsi que dans la détermination de nos équipes à la mettre en ouvre avec succès ", a commenté le directeur général de Kering, Luca de Meo, cité dans le communiqué.
S'agissant de ses perspectives pour 2026, Kering vise toujours une amélioration de sa marge opérationnelle courante "soutenue par les mesures d'efficacité en cours". "Les tendances de chiffre d'affaires à court terme reflètent un environnement macroéconomique plus difficile", ajoute le groupe dans le communiqué, sans faire de référence, comme lors de la publication des résultats semestriels, à son objectif de renouer avec la croissance cette année.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
