
(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes devraient ouvrir en baisse vendredi, alors que les investisseurs attendent une série d'indicateurs économiques des deux côtés de l'Atlantique.
A SUIVRE EN FRANCE
L'Assemblée nationale doit examiner vendredi les motions de censure déposées par La France inssoumise et le Rassemblement national après la décision du premier ministre, Sébastien Lecornu, de faire adopter le budget 2026 par 49.3. Le Parti socialiste et les Républicains ayant annoncé qu'ils ne voteraient pas la censure, ces motions ne devraient pas rassembler assez de voix pour faire tomber le gouvernement.
Du côté des entreprises, Argan a fait part jeudi soir d'une hausse à deux chiffres de son principal indicateur de rentabilité en 2025, dans un contexte marqué par la progression de ses revenus locatifs. Le résultat net récurrent de la foncière spécialisée dans les plateformes logistiques est ressorti à 154,8 millions d'euros l'an dernier, en progression de 13% par rapport à 2024.
La foncière Covovio a annoncé jeudi soir avoir signé l'acquisition pour 31,6 millions d'euros d'un hôtel en état futur d'achèvement situé à Porto au Portugal auprès d'Eiffage Immobilier Portugal.
Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé jeudi soir avoir bouclé l'acquisition du groupe américain Cooley, spécialiste des tissus enduits industriels. Les modalités financières de l'opération n'ont pas été dévoilées.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 0,3%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
France: climat des affaires en janvier (8h45)
France: indices PMI provisoires pour janvier (9h15)
Allemagne: indices PMI provisoires pour janvier (9h30)
Zone euro: indices PMI provisoires pour janvier (10h)
Etats-Unis: indices PMI provisoires pour janvier (15h45)
Etats-Unis: indice de confiance des ménages de l'université du Michigan pour janvier (16h)
Clôture du Forum économique mondial de Davos
ACTIONS
Les contrats à terme sur les indices européens reculent légèrement vendredi matin, alors que le manque de détails sur le "cadre d'un futur accord" annoncé par Donald Trump mercredi sur le Groenland pourrait inciter les investisseurs à la prudence.
Vers 7h40, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort cédait 0,1%, tandis que le FTSE 100 à Londres perdait 3,4 points, selon les données du courtier IG.
Le manque de précisions sur l'accord envisagé concernant le Groenland laisse entrevoir la possibilité que le chaos du début de semaine, qui a secoué les marchés et mis à l'épreuve la diplomatie transatlantique, puisse resurgir dans un avenir proche.
"La menace existentielle pour [l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord] existe toujours, et Donald Trump pourrait se retourner contre ses alliés à l'avenir. Pour l'instant, ce risque a été repoussé, mais le fait que le cours de l'or reste élevé suggère qu'il y a toujours une demande pour les valeurs refuges", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
La Bourse de New York a poursuivi son rebond jeudi, soulagée par l'apaisement des tensions géopolitiques et commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis liées au Groenland.
L'indice Dow Jones a progressé de 0,6%, à 49.384,01 points. Le S&P 500 s'est aussi adjugé 0,6%, à 6.913,35 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a pris 0,9%, à 23.436,02 points.
L'action Intel a accusé un recul de plus de 11% jeudi pendant les échanges post-clôture, après l'annonce par le géant des puces d'une perte nette plus élevée que prévu et d'un recul de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre. Intel a indiqué s'attendre à une nouvelle perte au premier trimestre 2026.
Jeudi, Donald Trump a intenté une action en justice contre JPMorgan pour avoir fermé ses comptes à la suite de l'assaut du Capitole en 2021, a rapporté jeudi le Wall Street Journal. Le président américain réclame 5 milliards de dollars au groupe bancaire.
Le locataire de la Maison-Blanche accuse JPMorgan de l'avoir discriminé, lui, et ses partisans de manière générale, en les privant de comptes bancaires en raison de leurs opinions politiques.
TikTok a officiellement créé une coentreprise qui lui permettra de continuer à opérer aux Etats-Unis, a annoncé la société jeudi, ce qui résout un conflit de plusieurs années visant à répondre aux préoccupations de Washington en matière de sécurité nationale.
Selon les termes de l'accord négocié par l'administration Trump, la populaire application de partage de vidéos sera exploitée par une nouvelle structure américaine contrôlée par des investisseurs considérés comme favorables aux Etats-Unis. La gestion de ses données et l'entraînement de ses algorithmes sur les utilisateurs américains seront supervisés par Oracle.
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo gagnait 0,3% vendredi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite progressait de 0,1%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong montait de 0,3%.
La Banque du Japon a laissé ses taux inchangés vendredi, évitant ainsi une surprise qui aurait secoué des marchés déjà ébranlés par les inquiétudes au sujet de la politique budgétaire du gouvernement. Après une décision historique le mois dernier de relever le taux directeur à 0,75% - son plus haut niveau en trois décennies -, le statu quo de vendredi était attendu aussi bien par les marchés que par les économistes.
La banque centrale chinoise a de son côté fixé le cours de référence du yuan à son plus haut niveau depuis près de trois ans, un signe qu'elle est prête à laisser la devise s'apprécier progressivement tout en évitant de trop pénaliser les exportateurs.
La Banque populaire de Chine a fixé vendredi son cours pivot pour la devise chinoise à 6,9929 pour un dollar américain, contre 7,0019 lors de la séance précédente. C'est la première fois depuis mai 2023 que le taux de référence est fixé sous la barre des 7 pour un dollar.
OBLIGATIONS
Vers 7h40, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 0,5 point de base, à 4,24%. Le taux du titre à deux ans gagnait 0,3 point de base, à 3,61%.
CHANGES
Vers 7h40, l'euro cédait 0,1%, à 1,1744 dollar. Le billet vert gagnait 0,3% face à la devise japonaise, à 158,94 yens.
PETROLE
Les contrats à terme sur le pétrole montent vendredi matin, en raison d'une possible reprise technique après leur recul de jeudi. Toutefois, la progression des cours pourrait être limitée par l'apaisement des tensions géopolitiques, indiquent les analystes.
Vers 7h40, le contrat de mars sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 57 cents, soit 0,9%, à 64,63 dollars le baril. Le contrat de mars sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex montait de 55 cents, soit 0,9%, à 59,91 dollars le baril.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé des projets de réunions trilatérales avec les Etats-Unis et la Russie, soulignent les analystes d'ANZ Research. "Toute percée visant à mettre fin à la guerre en Ukraine pourrait entraîner la fin des sanctions américaines contre la Russie, qui ont réduit l'offre de pétrole", ajoutent ces analystes.
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