
(Agefi-Dow Jones)--Les Bourses européennes ont majoritairement reculé jeudi, les déclarations de Donald Trump mercredi soir ayant, pour l'instant, douché les espoirs d'une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient.
L'indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,2%, à 596,63 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont reculé chacun de 0,2%. A Francfort, le DAX 40 a enregistré un repli de 0,6%, tandis que le FTSE 100 a gagné 0,7% à Londres. Les marchés européens seront fermés demain pour le Vendredi saint et lundi pour la fête de Pâques.
Dans le même temps, Wall Street se replie. Le Dow Jones et le S&P 500 perdaient respectivement 0,3% et 0,2%, tandis que le Nasdaq Composite reculait de 0,2%.
Lors d'une allocution mercredi soir, Donald Trump a déclaré que les Etats-Unis avaient réussi sur le champ de bataille et que leurs objectifs militaires seraient atteints "très bientôt". Tout en assurant vouloir conclure un accord diplomatique pour mettre fin au conflit, le président a prévenu que les Etats-Unis allaient "frapper [l'Iran] extrêmement fort au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l'âge de pierre, là où est leur place."
"Ainsi, même si Trump est apparu souple sur les objectifs de guerre restants, affirmant par exemple que l'Iran 'ne constitue plus une menace', rien n'indiquait que les Etats-Unis cherchent à trouver une issue immédiate à la guerre", souligne Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
Jeudi dans la journée, un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que l'Iran et Oman s'efforçaient d'élaborer un protocole visant à garantir la sécurité de la navigation maritime dans le détroit d'Ormuz après la guerre, rapporte l'agence de presse iranienne Tasnim citant une interview accordée au média russe Sputnik.
Même si ce protocole concerne l'après-guerre, ce dernier développement a entravé la poussée haussière de l'or noir. Vers 17h50, le contrat de juin sur le brent de mer du Nord reprenait 6,2%, à 107,40 dollars le baril après avoir touché un plus haut en séance à 109,74 dollars.
UBS prévient que les stocks mondiaux de pétrole pourraient tomber d'ici fin avril sous les niveaux les plus faibles enregistrés entre 2020 et 2025. "A mesure que nous nous rapprochons de ces niveaux, nous prévoyons une nouvelle hausse des prix du pétrole ce mois-ci, qui pourraient dépasser les 150 dollars le baril si aucune amélioration ne se profile à l'horizon", prévient la banque suisse.
Vers 17h50, le rendement du Bund allemand est pratiquement stable, à 2,99%, de même que l'OAT française de même échéance, à 3,69%. Ils avaient progressé jeudi matin dans le sillage des cours du pétrole, avant de retomber.
Au chapitre macroéconomique, les inscriptions au chômage ont reculé davantage que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, pour s'établir à 202.000, a annoncé jeudi le département américain du Travail.
Sur le marché des changes, l'euro reculait de 0,4% face au billet vert, à 1,1547 dollar.
ACTIONS A SUIVRE:
-ACCOR (+1,4%): le groupe hôtelier a signé un protocole d'accord pour céder sa participation de 30,56% dans Essendi (ex-AccorInvest) à un consortium constitué de Blackstone et Colony IM pour un montant pouvant atteindre 975 millions d'euros. Accor a par ailleurs annoncé jeudi le lancement d'une première tranche, d'un montant de 225 millions d'euros, de son programme de rachat d'actions pour 2026.
-TotalEnergies (+2,4%): le groupe pétrolier français, qui profite de la hausse du pétrole, et le groupe émirati Masdar ont annoncé jeudi leur intention de créer une coentreprise afin de rassembler leurs portefeuilles d'actifs et de projets dans les énergies renouvelables dans neuf pays d'Asie. D'une valeur de 2,2 milliards de dollars, la coentreprise sera détenue à parts égales par TotalEnergies et Masdar.
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