
Les Bourses européennes devraient ouvrir en baisse lundi alors que les cours du pétrole montent en raison d'un regain de tensions au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont mené dimanche de nouvelles frappes en Iran, suscitant des représailles de Téhéran contre des bases militaires en Jordanie et aux Emirats arabes unis.
A SUIVRE EN FRANCE
L'agence de notation Fitch a maintenu vendredi la note souveraine "A+" de la France, tout soulignant les risques financiers posés par le niveau et l'augmentation de la dette publique.
La note de la France, assortie d'une perspective stable, reflète une économie avancée et diversifiée, un secteur bancaire sain et une large base d'investisseurs prêts à assurer les besoins de financement du pays, a indiqué Fitch Ratings dans un communiqué.
Ce niveau de notation est toutefois mis sous pression par "une dette élevée et en augmentation, un contexte social et politique qui rend difficile une consolidation des comptes publics, ainsi qu'un faible potentiel de croissance", poursuit le communiqué.
Vers 07h40, le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 0,2%, selon les données du courtier IG.
LES INDICATEURS ET EVENEMENTS DU JOUR
Allemagne : inflation préliminaire en août (14h00)
Etats-Unis : indice manufacturier de la Fed de Dallas pour août (16h30)
ACTIONS
Les contrats à terme laissent présager une ouverture en baisse en Europe, après que les forces américaines ont visé deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak. Téhéran a riposté en ciblant des sites militaires américains en Jordanie et aux Emirats arabes unis.
Vers 07h40, le contrat à terme sur le DAX 40 à Francfort perdait 0,3%. La Bourse de Londres est fermée en raison du "Summer Bank Holiday".
Ces attaques sont "un nouveau rappel que ce conflit reste une poudrière", a déclaré Stephen Innes, associé gérant chez SPI Asset Management.
"Le moment pourrait difficilement être pire pour les marchés", a-t-il poursuivi. "Le pétrole n'a pas besoin de revenir à des niveaux de crise pour avoir un impact. Il lui suffit de rester suffisamment cher pour empêcher l'inflation de se comporter aussi sagement que la Réserve fédérale (Fed) le souhaiterait, car chaque dollar supplémentaire pour le brut arrive maintenant sur un marché qui a soudainement redécouvert la possibilité d'une nouvelle hausse du taux directeur".
La Bourse de New York a clôturé dans le rouge vendredi, après les déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed) à la conférence de Jackson Hole, qui ont renforcé les anticipations de relèvement des taux d'intérêt en septembre.
L'indice Dow Jones a légèrement reculé, à 53.559,99 points, et le S&P 500 a cédé 0,3%, à 7.711,76 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a abandonné 0,5%, à 26.402,44 points. Les trois indices américains ont gagné moins de 1% la semaine dernière.
Au cours de son intervention, Kevin Warsh a indiqué que les conditions de financement ne lui semblaient pas restrictives actuellement et que les derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis, meilleurs que prévu, ne l'avaient pas convaincu d'une amélioration de la tendance.
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo perdait 0,4% lundi en fin de séance. L'indice Shanghai Composite pliait de 0,1%, tandis que le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong cédait 0,6%.
OBLIGATIONS
Vers 7h40, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans était stable, à 4,72%. Le taux du titre à deux ans cédait 2 points de base (0,02 point de pourcentage), à 4,34%.
"Le président [de la Fed] Kevin Warsh a adopté un ton globalement optimiste sur la croissance tout en soulignant que l'inflation est la principale préoccupation de la Fed", indiquent les experts en stratégie de TD Securities dans une note. Cependant, il n'est pas allé jusqu'à signaler une hausse des taux en septembre et le scénario de base de TD Securities reste un statu quo.
CHANGES
Vers 7h40, l'euro évoluait proche de l'équilibre, à 1,1592 dollar. Le billet vert gagnait 0,2% face à la devise japonaise, à 159,8 yens.
PETROLE
Les cours du pétrole progressent lundi matin alors que le conflit au Moyen-Orient s'envenime de nouveau, ce qui pourrait entraîner des perturbations de l'approvisionnement.
Vers 7h40, le contrat de novembre sur le brent de mer du Nord coté à Londres gagnait 2,57 dollars, soit 2,9%, à 90,68 dollars le baril. Le contrat de septembre sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex progressait de 2,35 dollars, soit 2,8%, à 85,76 dollars le baril.
"La voie vers un accord pour rouvrir le détroit [d'Ormuz] reste difficile à trouver", ont indiqué les analystes d'ANZ Research dans une note.
"Le président Donald Trump a signalé qu'il ne lèverait pas le blocus naval sur les ports iraniens, une demande clé de la République islamique. Il n'est pas non plus intéressé par un retour aux termes du cessez-le-feu de juin", ont ajouté les analystes d'ANZ.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
