
(ABC Bourse) - Près de 40 % des start-up sont désormais rentables et leur chiffre d’affaires progresse de 11,6 % sur un an, alors que les levées de fonds reculent de 15 % en volume. Dans ce contexte de financement plus contraint, la dette bancaire s’impose comme un levier de plus en plus utilisé.
Selon une étude de la Banque de France sur la santé financière des start-up, 86,6 % des start-up étudiées ont eu recours à la dette bancaire en 2025. Le mouvement intervient au moment où le capital-risque se montre plus sélectif et où les levées de fonds ont diminué de 5 % en valeur et de 15 % en volume.
Des start-up plus rentables, une croissance de chiffre d’affaires qui se démarque
L’étude met en avant une French Tech qui « continue de croître et améliore sa rentabilité », tout en évoluant dans « un environnement de financement plus contraint ». Près de 40 % des start-up sont désormais rentables.
Côté activité, les start-up affichent une croissance du chiffre d’affaires de 11,6 % sur un an, un rythme présenté comme « très supérieur à celui des PME (+1,5 %) et des ETI (+1,2 %) ».
La dette bancaire gagne du terrain face à un capital-risque plus sélectif
Dans ce nouvel environnement, l’usage du crédit bancaire apparaît massif: 86,6 % des start-up étudiées ont eu recours à la dette bancaire en 2025. En parallèle, les levées de fonds reculent, avec une baisse de 5 % en valeur et de 15 % en volume.
Ces évolutions alimentent la question d’un « changement de paradigme dans le financement des entreprises innovantes », posée au regard de la place croissante du crédit dans les stratégies de financement.
Un décryptage attendu sur le rôle des banques et les critères de solidité
À l’occasion de l’événement « Start-up, innovation et financement », organisé à la Banque de France, Matthieu Girardon, directeur de BLOOMUP, la banque de l’innovation du Crédit Agricole d’Ile-de-France, propose un décryptage annoncé autour de plusieurs thèmes: « quelle place pour la banque aux côtés du capital-risque ? », « Quels critères permettent aujourd’hui d’apprécier la solidité d'une start-up ? » et « comment financer des entreprises dont la valeur repose largement sur des actifs immatériels ? ».
Parmi les sujets mis en avant figurent aussi: « +11,6 % de chiffre d’affaires en un an : quels indicateurs les banques regardent-elles désormais au-delà de la seule capacité à lever des fonds ? » et « À quel moment une start-up doit-elle intégrer le financement bancaire dans sa stratégie, et comment articuler dette, fonds propres et trésorerie ? ».
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