
Les cours du pétrole poursuivent leur repli vendredi alors que les opérateurs sont dans l'attente d'un éventuel accord pour mettre un terme à la guerre en Iran et au blocage du détroit d'Ormuz.
Vers 17h20, le contrat d'août sur le brent de mer du Nord cédait 2,8%, à 90,15 dollars. Celui sur le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison en juillet cédait 2,5%, à 86,64 dollars.
L'espoir d'une résolution du conflit a été confortée jeudi soir par des déclarations du Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui a affirmé que l'Iran et les Etats-Unis avaient échangé des propositions et qu'il existait "les prémices d'un accord". Plusieurs médias avaient rapporté auparavant que les deux pays étaient sur le point de conclure un accord afin de prolonger leur cessez-le-feu de 60 jours et d'ouvrir des négociations sur le programme nucléaire iranien
Néanmoins, "les marchés restent prudents car le protocole d'accord doit encore être approuvé et des incertitudes persistent quant au calendrier et à la mise en oeuvre d'un éventuel accord définitif", a souligné dans une note le responsable de la stratégie du courtier FXEM, Abdelaziz Albogdady.
Les opérateurs restent préoccupés par les contraintes qui pèsent sur le marché physique du pétrole dans le golfe Persique et "même si un accord formel est conclu, le rétablissement complet du transport maritime et de la navigation dans le détroit d'Ormuz devrait être un processus progressif, ce qui pourrait soutenir les prix dans une certaine mesure", selon lui.
Un haut responsable du géant pétrolier Exxon a également averti lors d'une conférence organisée par Bernstein, jeudi, que les stocks de pétrole dans le monde approchaient des niveaux de faiblesse inédits ce qui pourrait perturber toute la chaîne d'infrastructures pétrolières.
"On peut débattre de savoir si [les stocks] vont atteindre ces niveaux très bas dans deux ou trois semaines. Une fois que vous en arriverez là, vous verrez alors les prix s'envoler", a indiqué Neil Chapman, selon une transcription réalisée par Factset, pronostiquant un cours du Brent en Europe à 150 ou 160 dollars le baril, si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas rapidement.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
