
Les cours du pétrole repartent de l'avant jeudi alors que les craintes pour l'approvisionnement restent marquées en raison de l'escalade des tensions au Moyen-Orient.
Vers 16h55, le contrat sur le baril de brut WTI gagnait 1,2%, à 98,35 dollars le baril, tandis que celui sur le Brent, pour livraison en décembre, prenait 2,4% à 111,46 dollars.
Les opérateurs réagissent à l'annonce par l'Arabie Saoudite de l'interception de nouvelles attaques de drones, visant notamment un champ pétrolier d'Aramco. L'agence Reuters a rapporté que la compagnie pétrolière nationale saoudienne avait par la suite ordonné jeudi l'évacuation de son siège à Dharan, dans l'est du pays, en raison de l'intensification des combats avec les Houthis du Yémen.
Plusieurs médias américains ont également affirmé que Washington avait demandé à son personnel diplomatique d'évacuer les pays du golfe Persique, tels que le Qatar, Bahrein et l'Arabie Saoudite, faisant craindre une aggravation des hostilités avec l'Iran alors que les négociations entre les deux pays sur un plan de paix semblent au point mort. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a notamment menacé jeudi d'élargir ses attaques aux bases américaines dans la région si Washington continue "d'encourager les navires à emprunter un passage illégalement désigné et miné", selon un communiqué relayé par l'agence iranienne Tasmin News.
"La décision des États-Unis de retirer une partie de leur personnel diplomatique d'Arabie saoudite, conjuguée aux mouvements de troupes dans la région, a renforcé les craintes d'une extension du conflit", a souligné dans une note Mahmoud Mashal, analyste chez VT Markets à Dubaï.
Les risques liés au transport maritime persistent également, menaçant les opérations qui ont permis aux exportateurs de contourner les restrictions. "Des perturbations sur les voies alternatives rendraient plus difficile pour les producteurs du Golfe de maintenir leurs flux d'exportation actuels et pourraient aggraver considérablement les inquiétudes concernant l'approvisionnement", ajoute l'intermédiaire.
Selon lui, la hausse des cours pourrait cependant rester provisoirement contenue après le déblocage de barils supplémentaires de la part de l'Agence internationale à l'énergie (AIE) et la suspension des sanctions des Etats-Unis contre le transport de pétrole russe.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
