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Petrole Brent (baril en $)

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Actualité publiée le 11/03/26 15:49

PETROLE: Le brut reprend sa hausse malgré le déblocage des réserves stratégiques

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(Agefi-Dow Jones)--Les cours du pétrole reprennent le chemin de la hausse mercredi dans un climat de tensions toujours vives dans la région productrice du Golfe persique et malgré l'annonce d'un déblocage massif des réserves stratégiques des pays membres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE)

Vers 15h30, le contrat à terme sur le baril de brut léger WTI reprend 3,5% à 86,35 dollars à New York. A Londres, le cours du brent de même échéance avance de 3,6%, à 90,96 dollars le baril.

Les prix du gaz montent également. Le contrat de mars du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, avance de 4,6%, à 49,58 euros le mégawattheure (MWh) et affiche toujours une hausse de près de 50% depuis le début du conflit.

Le directeur général de l'AIE, Fatih Birol a annoncé mercredi après-midi que les pays membres avaient "décidé à l'unanimité" de débloquer des réserves stratégiques de pétrole dans le but d'atténuer la flambée des prix du brut depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran. L'AIE a proposé de ponctionner 400 millions de barils de pétrole sur les 1,2 milliard de barils détenus actuellement au titre des réserves stratégiques. Fatih Birol a indiqué que la mise en oeuvre de ce plan serait détaillé ultérieurement.

La mesure représenterait l'équivalent de 20 jours de production en provenance des pays du Golfe, par lequel transite environ 25% de la production mondiale, et pourrait à court terme "atténuer les craintes de pénurie et stabiliser les prix", selon Zaheer Anwari, responsable du fonds The Revacy Fund.

Mais la situation dans la région productrice d'or noir continue d'inquiéter alors que la guerre entre dans son douzième jour. Les bombardements et les tirs de représailles de Téhéran contre des pays du Golfe se poursuivent, selon plusieurs médias. Au moins trois navires ont été frappés ce mercredi à proximité du détroit d'Ormuz, qui reste toujours paralysé. Citant des hauts responsables américains, le Wall Street Journal a également rapporté que l'Iran avait, au cours des derniers jours, déposé 10 mines marines dans ce point de passage crucial pour le trafic maritime, marquant une nouvelle escalade dans le conflit. De nouvelles explosions ont par ailleurs eu lieu mercredi à Doha au Qatar tandis que l'Arabie saoudite a affirmé avoir contré une attaque de drones visant son champ pétrolier de Shaybah.

"Les conditions d'approvisionnement se sont déjà resserrées, car la production dans certaines parties de la région a été réduite en raison d'une capacité de stockage limitée et de difficultés à exporter le pétrole brut face aux contraintes de transport maritime. Bien que certains volumes aient été redirigés via des oléoducs, ces solutions alternatives pourraient rester insuffisantes pour compenser pleinement l'absence de transport maritime, laissant la capacité d'exportation en dessous des niveaux normaux", souligne Zaheer Anwari.

Selon lui, la prudence devrait s'imposer sur le marché pétrolier, en l'absence d'éléments clairs en vue du règlement du conflit pour débloquer le détroit d'Ormuz.

Dans un entretien à Axios publié mercredi, le président américain Donald Trump a réaffirmé que la guerre avec l'Iran serait bientôt terminée car "il n'y a pratiquement plus aucune cible restante". "Quand je voudrais que ça s'arrête, ça s'arrêtera", a-t-il indiqué.

Agefi-Dow Jones The financial newswire

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