
La Bourse de New York a terminé majoritairement dans le vert, soutenue par les bons chiffres de l'emploi américain et par une stabilisation du compartiment technologique au lendemain d'un jeudi noir à Wall Street.
L'indice Dow Jones de nouveau perdu 0,5% vendredi, à 51.285,73 points, tandis que le S&P 500 a regagné 0,3%, à 7.376,86 points. Le Nasdaq Composite s'est essoufflé en fin de séance mais s'est tout de même adjugé 1,1%, à 24.579,62 points, après une chute brutale de 5,5% la veille.
Jeudi, le Nasdaq avait essuyé son plus fort repli en pourcentage depuis les annonces de Donald Trump sur les droits de douane en avril 2025 ("Liberation Day"). L'indice est ainsi entré en phase de correction après avoir perdu plus de 10% par rapport à son dernier record historique inscrit le 6 octobre.
Les valeurs les plus lourdement sanctionnées ont profité d'achats à bon compte vendredi. Nvidia a rebondi de 2,8% et s'inscrit en tête du Dow Jones après avoir abandonné plus de 9% la veille.
La tendance a également été soutenue par l'accélération des créations d'emplois aux Etats-Unis, qui ont largement dépassé les prévisions en octobre. Le département américain du Travail a fait état de la création de 165.000 postes nets dans le pays le mois dernier, alors que les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient en moyenne sur 59.000 nouveaux emplois.
Les taux d'emprunt ont gagné un peu de terrain dans le sillage de cette publication, alors que le dynamisme du marché du travail pourrait inciter la Réserve fédérale à se montrer plus restrictive dans sa lutte contre l'inflation. Le rendement de l'emprunt américain à 10 ans a progressé de 3 points de base, à 4,87%.
Les investisseurs continuent par ailleurs d'évaluer les retombées des élections de mi-mandat de cette semaine. Jeudi, les entreprises du S&P 500 ont vu leur capitalisation fondre de 2.900 milliards de dollars au total, et celles du Nasdaq Composite de 2.500 milliards de dollars, alors que la victoire des démocrates bouleverse le paysage politique du pays et pourrait avoir des conséquences sur plusieurs pans de l'économie, tels que l'intelligence artificielle (IA).
Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a perdu 0,9%, le S&P 500 a plié de 2,7% et le Nasdaq a lâché 3,4%.
"Les craintes d'une régulation plus stricte des centres de données et d'un ralentissement des investissements technologiques ont poussé les investisseurs vers des valeurs refuges" comme les obligations du Trésor américain, indique dans une note le responsable de la clientèle du courtier Kudo.com, Konstantinos Chrysikos. "Si les anticipations de hausse des taux d'intérêt continuent de soutenir le dollar, l'aversion pour le risque a réduit la probabilité d'un relèvement des taux [de la Réserve fédérale] en décembre", selon lui.
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a gagné 0,7%, à 102,27 points, après avoir retrouvé un plus haut depuis un an cette semaine.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
