
La Bourse de New York s'est écartée de ses points bas de la séance mais a tout de même terminé en baisse jeudi, alors que les Etats-Unis et l'Iran semblent dans une impasse concernant la résolution du conflit au Moyen-Orient.
L'indice Dow Jones a reculé de 0,4%, à 49.310,32 points, de même que le S&P 500, à 7.108,33 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reflué de 0,9%, à 24.438,50 points.
Le président et le président du parlement iraniens ont publié des déclarations quasi identiques affirmant leur unité derrière le guide suprême iranien, ce qui laisse entendre que Téhéran adoptera une ligne dure lors des négociations.
De son côté, Israël se tient prêt à une nouvelle escalade des opérations militaires contre l'Iran, a déclaré jeudi son ministre de la Défense, Israel Katz. Le président américain Donald Trump a pour sa part annoncé avoir donné pour instruction à l'US Navy d'ouvrir le feu sur tout navire déposant des mines dans le détroit d'Ormuz.
Face au blocage de la circulation dans le détroit, les cours de l'or noir ont poursuivi leur ascension, ce qui relance les inquiétudes concernant les tensions inflationnistes au niveau mondial. Le WTI a clôturé en hausse de 3,1% à New York, à 95,85 dollars le baril, et le brent a progressé de 3,1% à 105,07 dollars.
Ces derniers jours, l'incertitude persistante sur l'issue du conflit n'avait pas entamé l'optimisme des investisseurs. Le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont ainsi rallié de nouveaux sommets historiques mercredi, malgré de nouvelles tensions sur les cours du pétrole.
Mardi soir, les Etats-Unis ont prolongé jusqu'à nouvel ordre le cessez-le-feu avec l'Iran, alors que les pourparlers qui devaient se tenir cette semaine entre les deux pays n'ont pas eu lieu. Aucune date pour un nouveau cycle de négociations n'a été annoncée pour l'instant.
"Sur le terrain, les tensions restent palpables avec un trafic toujours perturbé dans le détroit d'Ormuz et des opérations maritimes qui témoignent d'un niveau de risque encore élevé", commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion. "Tant que le pétrole peut être stocké, la production tient, mais une fois cette limite atteinte, la mécanique devient brutale: il faut fermer les puits", ajoute-t-il.
En parallèle, la saison des résultats d'entreprises bat son plein aux Etats-Unis. L'action Tesla a perdu 3,6% malgré des résultats trimestriels et un flux de trésorerie supérieurs aux attentes, alors que le groupe a relevé sa prévision d'investissements pour 2026. American Express (-4,3%), Lockeed Martin (-4,6%) et Blackstone (-5,7%) ont présenté leurs comptes, avant ceux d'Intel (+2,3% à la clôture) dans la soirée.
Sur le front des indicateurs économiques, les inscriptions au chômage ont un peu plus augmenté que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis (+6.000, à 214.000).
Sur le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, a gagné 0,2%, à 98,82 points.
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