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Frappée mais volontairement épargnée, l’île iranienne de Kharg incarne une nouvelle forme de stratégie militaire. Washington ne cherche pas à détruire cette infrastructure pétrolière vitale, mais à maintenir une menace permanente sur la principale source de revenus du régime iranien.
Depuis les frappes américano-israéliennes sur l’Iran fin février 2026, les marchés européens du gaz ont subi un choc brutal, le TTF bondissant de plus de 65 % en quelques jours. Mais l’onde de choc dépasse le seul marché de l’énergie : c’est toute la chaîne de valeur industrielle du continent qui se trouve de nouveau à nu.
Deux visions américaines de la puissance s’opposent aujourd’hui. D’un côté, la doctrine Powell, fondée sur la prudence stratégique, les coalitions et des objectifs militaires clairement définis. De l’autre, une approche plus transactionnelle incarnée par Donald Trump, où la guerre devient un levier de négociation mêlant pression militaire, économique et géopolitique.
Le blocage du détroit d’Ormuz met en lumière la fragilité énergétique de l’Asie. Mais derrière cette crise se dessine une dynamique plus profonde : en contrôlant les métaux critiques et les technologies de la transition énergétique, la Chine pourrait transformer une crise pétrolière en avantage géopolitique durable.
Deuxième économie mondiale, la Chine ne compte aucun allié militaire réel. Ce paradoxe n'est ni un accident ni une faiblesse passagère : il est le produit convergent d'une doctrine forgée dans le trauma, d'une culture stratégique millénaire et de contraintes structurelles que Pékin ne peut encore surmonter.
Après deux années d'euphorie portées par l'intelligence artificielle, les investisseurs américains opèrent une rotation spectaculaire vers les secteurs défensifs. Les annonces de dépenses massives en infrastructures IA par les géants technologiques, loin de rassurer les marchés, ont ravivé les doutes sur la rentabilité future de ces investissements colossaux.
Les États-Unis ne cherchent plus seulement à contenir la Chine : ils veulent reconstruire leur puissance industrielle en profondeur. Entre investissements massifs, stratégie monétaire et diplomatie des ressources, Washington engage une transformation systémique aux conséquences mondiales.
En une décennie, la Chine a investi près de 50 milliards de dollars dans les ports africains. Derrière ces infrastructures se joue bien plus qu’un enjeu commercial : une stratégie d’influence au cœur des flux mondiaux.
Alors que les regards se concentrent sur le nucléaire et la sécurité régionale, l’enjeu central des discussions entre Washington et Téhéran se situe en réalité dans la sphère financière. Derrière les centrifugeuses et les missiles, c’est le contrôle de la liquidité pétrolière iranienne et l’accès au système dollar qui structurent le rapport de force. La négociation à venir n’est pas seulement diplomatique : elle est avant tout géoéconomique.
Derrière l’attention portée à Tesla, la véritable dynamique des robots humanoïdes se joue en Chine. Pékin mise sur son écosystème industriel intégré pour transformer l’automatisation en avantage stratégique mondial.
Après quatorze ans de guerre, la Syrie tente de relancer son secteur pétrolier et gazier pour restaurer sa solvabilité budgétaire et stabiliser son économie. Entre reconstruction des infrastructures, enjeux gaziers et rivalités internationales, l’énergie devient un instrument central de survie étatique plus qu’un vecteur de puissance.
Privée du pétrole vénézuélien qui soutenait son économie depuis deux décennies, Cuba affronte une crise énergétique majeure. Entre rationnements, chute du tourisme et pressions géopolitiques, l’île révèle une vulnérabilité structurelle devenue explosive.
En annonçant du 3 nanomètres à Kumamoto, TSMC ne fait pas qu’étendre ses capacités : il repositionne le Japon comme maillon stratégique de la chaîne mondiale des puces d’IA, sur fond de tensions autour de Taïwan et de bascule vers une mondialisation “conditionnelle”.
La géopolitique internationale pourrait prendre une place plus importante dans les prochaines élections majeures d'Amérique Latine cette année, surtout avec l'interventionnisme assumé de Donald Trump.
Derrière l’essor de l’IA et de la dématérialisation, l’Europe dépend massivement des hyperscalers américains. Cette dépendance n’est plus un sujet IT : c’est un risque économique, juridique et géopolitique qui fragilise la résilience du continent.
Derrière les attaques répétées de Donald Trump contre les taux d’intérêt se cache une réalité bien plus profonde qu’un simple calcul politique : la soutenabilité de la dette américaine est devenue un enjeu macroéconomique central.
Un “cadre d’accord” trump–groenland prend forme : pas d’annexion, mais un contrôle fonctionnel fondé sur l’accès ciblé, les droits miniers, l’expansion des bases et une durée ouverte. L’arctique bascule d’une ambiguïté stratégique à une exécution assumée.
Washington acte une compétition durable avec la chine et une menace russe “déléguée”, en misant moins sur la présence militaire partout que sur la puissance industrielle, les alliances et le contrôle des points d’étranglement.
En menaçant de surtaxer les pays qui commercent avec l’Iran, Donald Trump déplace le champ de bataille : moins une sanction contre Téhéran qu’un test de rationalité pour ses partenaires — au premier rang desquels la Chine.