
Les cours du pétrole s'inscrivent en repli mardi alors que les opérateurs surveillent les efforts diplomatiques pour résoudre le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran dans un contexte toujours tendu en Arabie Saoudite après de nouvelles frappes de Houthis du Yémen.
Vers 15h55, le contrat sur le baril de brut WTI perdait 1,1%, à 100,63 dollars le baril, tandis que celui sur le Brent, pour livraison en décembre, cédait 1,3% à 115,5 dollars.
La situation reste préoccupante dans la région du Golfe alors que les Houthis du Yémen poursuivent leurs attaques contre l'Arabie Saoudite, le deuxième producteur mondial de pétrole. Selon l'AFP, au moins quatre explosions ont été entendues mardi à Ryad, régulièrement visée ces dernières semaines par des attaques du groupe chiite, allié à la République islamique d'Iran. Sur X, le porte-parole de l'armée houthie, Yahya Sari a affirmé que les combattants avaient visé le siège du ministère de la Défense dans la capitale saoudienne au moyen "d'un missile balistique".
"Les tensions persistantes entre les Houthis et l'Arabie Saoudite continuent de maintenir les cours à des niveaux élevés. Toutefois, l'activité diplomatique empêche ces risques de se traduire par une reprise plus soutenue", a souligné dans une note Daniel Takieddine, responsable du courtier SkyLink Group. "Les gouvernements de la région ont intensifié leurs contacts avec Téhéran afin de relancer les négociations, tandis que l'Iran s'est montré disposé à envisager un calendrier plus rapide sous certaines conditions. Toute amélioration crédible sur le front des négociations réduirait la probabilité d'une recrudescence des tensions et éliminerait en partie la prime géopolitique", a-t-il ajouté.
Les élections législatives en Israël mardi et, celles aux Etats-Unis, prévues au début novembre, "ajoutent cependant un degré d'incertitude, qui pourrait compliquer les efforts diplomatiques et maintenir une prime géopolitique élevée dans les cours", ont estimé de leur côté dans une note les analystes de Saxo Bank.
L'attention se tourne désormais vers les stocks de pétrole aux Etats-Unis, avec la publication de ceux de l'American Petroleum Institute (API) dans la soirée de mardi, à la veille de ceux de l'Agence d'information sur l'énergie (EIA). "Une nouvelle baisse importante des stocks commerciaux renforcerait l'idée selon laquelle l'équilibre reste tendu sur le marché physique malgré l'apport en urgence de barils supplémentaires, tandis qu'une hausse de ces stocks pourrait apporter un certain soulagement et détendre les prix dans une certaine mesure", selon Daniel Takieddine.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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