
Les cours du pétrole s'inscrivent en repli lundi après avoir atteint des plus hauts depuis cinq ans la semaine dernière alors que les opérateurs surveillent les tensions accrues au Moyen-Orient et la possibilité d'une reprise des combats entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h55, le contrat sur le baril de brut WTI cédait 1,8%, à 101,4 dollars le baril, tandis que celui sur le Brent, pour livraison en décembre, cédait 1% à 115,5 dollars.
Les tensions restent toujours vives dans le golfe Persique après que les Etats-Unis ont menacé l'Iran de nouvelles frappes vendredi dans un contexte d'impasse des négociations entre les deux pays. Le président américain Donald Trump a également appelé les Israéliens à voter en faveur du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, le qualifiant de "guerrier exceptionnel", lors des élections législatives qui doivent se tenir dans le pays mardi. De leur côté, de hauts responsables iraniens doivent accueillir lundi à Téhéran leurs homologues saoudiens, pakistanais et turcs pour de premières discussions sur la sécurité régionale depuis l'intensification de l'offensive des Houthis en Arabie Saoudite au début juillet, a rapporté l'agence Reuters.
"Il est bien trop tôt pour se montrer optimiste quant aux résultats de ces réunions", a indiqué dans une note l'analyste de XS.com Samer Hasn. "Malgré les multiples avancées diplomatiques enregistrées ces dernières années dans la région, qui ont finalement conduit à la normalisation des relations entre l'Iran et le Royaume d'une part, et à une désescalade entre ce dernier et les Houthis au Yémen d'autre part, j'estime que le cycle de négociations actuel présente un risque d'échec plus élevé, du moins en ce qui concerne la possibilité d'instaurer une accalmie globale et durable dans la région", a-t-il souligné.
Selon lui, "en l'absence de perspectives durables d'apaisement et de concessions, le mois de novembre prochain devrait probablement être marqué par une nouvelle hausse des cours du pétrole brut. Il semble que les trois parties en présence - les États-Unis, Israël et l'Iran - souhaitent que cette guerre reprenne, pour de multiples raisons, ce qui me conduit à rester en phase avec un scénario de hausse des prix".
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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