
Les cours du pétrole remontent mercredi alors que les opérateurs redoutent une reprise de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran malgré les efforts diplomatiques dans la région.
Vers 15h55, le contrat sur le baril de brut WTI reprenait 2,6%, à 102,54 dollars le baril, tandis que celui sur le Brent, pour livraison en décembre, avançait de 1,7% à 115,80 dollars.
Le Wall Street Journal a rapporté mercredi que les Etats-Unis auraient informé plusieurs émirats du Golfe, dont les noms n'ont pas été précisés, de se tenir prêts à une offensive militaire courte mais intense contre l'Iran après les élections de mi-mandat américaines au début novembre. Citant des hauts responsables à Washington, le quotidien a ajouté que les bombardiers et avions de chasse américains au Moyen-Orient se préparaient à de nouvelles frappes après avoir été réalimentés en munitions et seraient bientôt renforcés par de nouveaux moyens maritimes. La Maison Blanche s'est refusé à tout commentaire.
Les résultats du scrutin en Israël restent également suivis de près dans cette perspective. Selon des médias israéliens, la coalition des partis de droite et d'extrême droite menée par Benjamin Netanyahou arriverait en tête mais n'obtiendrait pas la majorité des 120 sièges de la Knesset alors que près de 85% des bulletins ont été dépouillés. Le bloc de l'opposition pourrait cependant faire tomber le premier ministre sortant en s'alliant avec les partis arabes, ce qui pourrait conduire à d'intenses tractations politiques dans les prochains jours.
"L'impasse politique potentielle à la suite des élections israéliennes accroît l'incertitude à un moment particulièrement délicat pour les relations entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, avec un risque accru de nouvelle escalade militaire", a indiqué dans une note l'analyste de Citi Research, Francesco Martoccia.
Sur le front de l'offre, l'agence d'information à l'énergie (EIA) a fait part d'une diminution inattendue des stocks de brut, de 2 millions de barils, aux Etats-Unis au cours de la semaine écoulée, ce qui pourrait accroître les préoccupations sur l'approvisionnement. Les stocks de distillats, qui comprennent le diesel, ont également diminué de 1,5 million de barils tandis que ceux d'essence ont augmenté de près de 4 millions de barils.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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