
Les cours du brut peinent à prolonger leur détente de la veille après de nouvelles inquiétudes sur le face-à-face entre Américains et Iraniens dans le détroit d'Ormuz.
Selon l'agence iranienne Tasnim, les Gardiens de la Révolution auraient frappé deux pétroliers qui tentaient de franchir le détroit sous escorte aérienne de l'armée américaine.
Le doute reste toutefois permis sur la réalité de ces attaques, qui n'ont pas été confirmées. Ces derniers jours, les autorités iraniennes ont revendiqué des frappes contre plusieurs cibles au Moyen-Orient qui n'ont pas pu être corroborées de manière indépendante.
Vendredi vers 16h55,le contrat de septembre sur le baril de WTI américain regagnait 2,3%, à 85,47 dollars. Le Brent progressait de 1,9%, à 88,55 dollars le baril.
Le baril s'apprête à boucler un mois de juillet de forte progression, marqué par la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran et l'échec du protocole d'accord signé en juin en vue d'une résolution du conflit.
"Toutes choses égales par ailleurs, le marché devrait connaître une hausse bien plus marquée, notamment sur les prix du diesel et de l'essence, alors que le manque de pétrole pèse sur la production des raffineries", commente Scott Shelton de TP ICAP dans une note. "La réalité est que la quantité de brut disponible est retombée à un faible niveau au regard des besoins", ajoute l'intermédiaire.
Jeudi, le baril s'était au contraire détendu, alors que le Pakistan tentait de convaincre les deux parties à reprendre leurs négociations pour permettre une désescalade militaire et une reprise de la circulation dans le détroit d'Ormuz. Le WTI s'inscrit en baisse de plus 5% depuis le début de la semaine, mais a bondi de 25% jusqu'à présent en juillet.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
