Pour Oddo BHF, Engie gagne trois ans
Pour JP Morgan, Engie va probablement accepter cette proposition de Veolia car cela va lui permettre de « cristalliser de la valeur et de procéder rapidement à un mouvement de rotation d'actifs ». Pour le broker, la logique stratégique d’une fusion de Veolia et Suez est forte et conduirait à la création d'un leader mondial en services environnementaux. Post-cessions d’actifs (Veolia a déjà trouvé un accord avec Meridiam pour lui céder les activités eau de Suez en France), Aurel BGC calcule que le chiffre d’affaires du nouveau groupe s’élèverait à environ 40 milliards d’euros.
L’offre est présentée au prix de 15,50 euros par action, soit une prime de 26% par rapport au dernier cours coté de Suez. Pour Oddo BHF, « les synergies de 500 millions d’euros annoncées par Veolia représentent en moyenne 3,3% des charges opérationnelles de Suez, ce qui, au regard des opérations de rapprochement intervenues dans le secteur, ressort en ligne avec les moyennes constatées (…) La prise en compte de ces synergies dans les ratios de valorisation génère une décote moyenne de 18,4% par rapport aux ratios historiques les plus élevés, en grande partie issue de l’impact post taxes des synergies sur les résultats. Sur ces bases, l’offre de Veolia nous semble attractive pour Engie qui capitaliserait immédiatement, grâce aux synergies attendues, une valorisation que le plan stratégique de Suez n’aurait pas permis d’atteindre avant 2023 ».
Suez : pour Engie, la fin d'une longue attente
Après des années d'hésitations, Engie a finalement décidé de céder sa participation dans Suez. L'énergéticien français empochera quelque trois milliards d'euros, de quoi accélérer ses investissements dans l'éolien et le solaire.
Jean-Pierre Clamadieu, le président d'Engie, juge les synergies entre son groupe et Suez trop hypothétiques pour justifier de conserver une participation au capital du numéro deux mondial des services à l'environnement.
Quelle que soit l'issue de la bataille qui démarre pour le contrôle de Suez , une chose est désormais acquise : Engie ne sera bientôt plus l'actionnaire de référence du groupe français de services à l'environnement. C'est la fin d'une longue période d'incertitude. Lors de la fusion de GDF et Suez en 2008, le nouvel ensemble devenu Engie par la suite amis son pôle environnement en Bourse. Mais il a gardé une participation de contrôle dans Suez Environnement, rebaptisé Suez tout court en 2015.
Le sort des 32 % qu'Engie détient dans Suez a fait l'objet de toutes les spéculations ces dernières années. L'énergéticien français allait-il vendre ses parts ? Ou au contraire lancer une OPA sur le solde du capital ? La situation a longtemps été ambiguë. Le fait que Gérard Mestrallet ait présidé simultanément les conseils d'administration d'Engie et de Suez n'a rien fait pour clarifier les choses.
Le départ de Mestrallet
Son départ d'Engie, en 2018, a permis d'avancer, mais le conseil d'administration est d'abord resté flou, allant jusqu'à déclarer officiellement qu'il ne décidait rien, puis d'opter pour le statu quo … Car les débats agitaient les deux groupes en interne. Y avait-il des synergies à attendre en rapprochant Engie et Suez ? La question se posait, en particulier, pour des activités de services énergétiques de Suez comme la valorisation énergétique des déchets, le biogaz… «Ces réflexions étaient justifiées, mais lancer une offre sur Suez aurait nécessité de gros moyens et encore accru la complexité du groupe», explique-t-on du côté de l'Etat, actionnaire d'Engie à 24%.
Il est vite apparu que ces synergies étaient hasardeuses. En 2017, la métropole de Dijon a choisi un consortium alliant Suez et EDF (et non Engie) pour un contrat de ville connectée. Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie jusqu'en février dernier, a bien tenté de relancer les projets communs avec Suez, mais rien d'important ne s'est concrétisé avant son départ. «Les deux équipes dirigeantes n'étaient pas en très bons termes, ce qui n'a pas aidée non plus», ajoute la même source.
Un chèque avant la fin de l'année
Depuis le début de l'année, Jean-Pierre Clamadieu, le président d'Engie, a les mains libres, et il juge que l'énergéticien doit se séparer complètement de Suez. « Il faut simplifier le groupe, faire des choix, céder certaines activités et nous concentrer sur nos priorités », explique un de ses dirigeants. Fin juillet, Jean-Pierre Clamadieu a annoncé que la participation de 32 % était à vendre. Antoine Frérot, le patron de Veolia, lui a immédiatement fait savoir qu'il était intéressé. Bertrand Camus, celui de Suez, tente de monter une offre concurrente de son côté.
En sortant de Suez, Engie récupérera quelque 3 milliards d'euros, peut-être plus si Veolia relève son offre ou si une contre-offre se fait jour. « L'offre de Veolia est inconditionnelle, Engie est assuré de toucher le chèque avant la fin de l'année », relève une source proche du dossier. Cela permettra à l'énergéticien français de boucler une bonne part de son programme de cessions d'actifs, dont il attend 8 milliards au total.
Investir dans les renouvelables
Et de dégager des ressources pour accélérer dans ses métiers, en particulier les énergies renouvelables. Jean-Pierre Clamadieu veut installer 4 gigawatts par an de capacités de génération d'électricité éolienne et solaire (contre 3 par an jusqu'à présent). Il faudra donc investir plus. Sans quoi Engie risque de se faire distancer par les géants du pétrole comme BP, Shell et Total qui se lancent eux aussi dans les renouvelables, et dont les poches sont bien plus profondes.
A suivre...
HSBC passe de conserver à acheter en visant 14,60 EUR.
Engie : Citigroup abaisse sa recommandation à « neutre » contre « acheter » et relève son objectif à 12,7 euros contre 11,5.
07/07/2020 | 08:59
Eiffage et Engie viennent de remporter, en groupement (50/50), la réalisation du système de ventilation, désenfumage et décompression des tunnels des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express. Le montant du marché s'élève à 58 millions d'euros selon la répartition suivante : 31 millions d'euros pour Eiffage et 27 millions d'euros pour Engie. Pilotée par Eiffage Énergie Systèmes, l'opération porte sur l'ensemble de la ligne 16 de la gare de Saint-Denis Pleyel à la gare de Noisy-Champs. Pour la ligne 17, il concerne la partie comprise entre la gare Le Bourget RER et la gare Triangle de Gonesse.
Les deux lignes comportent 40 kilomètres de voies, 12 gares et 42 ouvrages annexes.
Le projet intègre une forte dimension environnementale afin de minimiser l'impact des travaux en respectant la charte " Environnement des chantiers ", mise en place par la Société du Grand Paris, ainsi qu'une dimension sociétale avec un engagement de 4 000 heures d'insertion professionnelle et 20% des travaux confiés à des PME.
Engie conclut un partenariat avec Hannon Armstrong aux Etats-Unis
02/07/2020 16:36
Ce portefeuille porte sur 2,3 GW d'énergies renouvelables...
Engie a conclu un accord avec Hannon Armstrong, groupe leader dans l'investissement de solutions respectueuses de l'environnement, pour la vente de 49% de participations d'un portefeuille de 2,3 GW d'énergies renouvelables. Dans le cadre de cet accord, Hannon Armstrong deviendra propriétaire de 49% des projets éoliens en service, qui représentent au total 663 mégawatts (MW). Les projets restants (1,6 GW), qui sont en cours de construction, seront intégrés au partenariat dès leur mise en service.
Engie gardera le contrôle d'une partie du portefeuille et continuera d'assurer la gestion des actifs. Conformément à sa position de propriétaire majoritaire, Engie continuera de consolider les projets dans ses comptes.
Une fois en service, ce portefeuille de 2,3 gigawatts (GW), qui comprend 1,8 GW de projets éoliens terrestres et 0,5 GW de projets solaires photovoltaïques (PV), marquera une avancée majeure pour Engie, qui ambitionne de mettre en service 9 GW de capacité renouvelable supplémentaires d'ici 2021.
En avril 2020, Engie a sécurisé 1,6 milliards de dollars de financements par "Tax Equity", portant le total à près de 2 Md$. La taille du portefeuille et son financement par "Tax Equity", le plus élevé jamais attribué dans le pays, mettent en évidence le succès d'Engie sur ce marché. Aux Etats-Unis, le financement par "Tax Equity" est le levier traditionnellement employé pour financer le développement des projets d'énergies renouvelables.
Le portefeuille concerné comprend 13 projets (9 projets éoliens terrestres et 4 solaires) situés dans des zones-clés pour le marché des Etats-Unis, notamment dans les régions couvertes par l'Electric Reliability Council of Texas (ERCOT), le Midcontinent Independent System Operator (MISO), le PJM Interconnection (PJM) et le Southwest Power Pool (SPP).
"Les Etats-Unis sont un marché de croissance clé pour nos activités d'énergies renouvelables, où nous disposons d'un solide portefeuille de projets et d'une robuste plateforme pour nous développer. Nous sommes ravis de nous être associés à Hannon Armstrong, une société qui se consacre exclusivement aux investissements dans les solutions pour lutter contre le changement climatique", a déclaré Gwenaëlle Avice-Huet, Directrice générale adjointe d'Engie en charge des énergies renouvelables et de l'Amérique du Nord.
Bonjour Ribo.
Je ne le sens pas le marché.
Je le trouve même dangereux.
Nerveux !
Je n'arrive pas à me projeter au delà d'un jour.
Credit Suisse reste neutre et réduit son objectif de cours de 16,90 à 13,50 EUR.
Le Revenu
Ca va saigner .. les petits barons vont pleurer .. pas trop tôt cette société a fait trop de mal avec l argent du gaz tout était possible . Fin d un rêve.
Morgan Stanley passe de pondération en ligne à surpondérer en visant 12 EUR.
ENGIE : lanterne rouge du CAC 40
12/05/2020 | 11:49
En repli de 3,9% à 9,38 euros, Engie accuse la plus forte baisse du CAC 40 après la publication de résultats trimestriels dégradés et de prévisions prudentes. Les investisseurs sanctionnent sans doute aussi le flottement persistant de la gouvernance. Le conseil d'administration estime qu'il lui faudra encore entre 6 et 12 mois pour trouver un nouveau directeur général. En février dernier, le conseil avait révoqué sa directrice générale Isabelle Kocher pour la remplacer par un triumvirat constitué autour de la secrétaire générale, Claire Waysand, nommée directrice générale par intérim.
Engie a réalisé au premier trimestre 2020 un résultat opérationnel courant de 1,9 milliard d'euros, en baisse de 6,6%. En organique, le repli atteint 2,1%. Le groupe a été pénalisé par des températures supérieures aux normales saisonnières en France et le Covid-19. Le confinement en effet a affecté en mars ses activités Solutions Clients. L'Ebitda a reculé de 1,8% à 3,1 milliards. En organique en revanche, il progresse de 1,4%. Le chiffre d'affaires est ressorti à 16,5 milliards, en baisse de 3,7% en données butes comme en organique.
La dette financière nette s'élève à 27,9 milliards d'euros, en hausse de 2 milliards par rapport au 31 décembre 2019. Cette variation est principalement due aux dépenses d'investissements.
Les "cash flow from operations" s'élèvent à 0,2 milliard d'euros, en hausse de 0,1 milliard en raison d'effets timing des appels de marge sur produits dérivés, et d'une baisse des impôts payés.
Engie assure disposer toujours de l'un des bilans les plus solides du secteur, avec 19,2 milliards d'euros de liquidité (trésorerie nette + lignes de crédit non tirées – encours des billets de trésorerie), dont 12,7 milliards d'euros de trésorerie à fin mars.
L'émission de trois tranches obligataires pour 2,5 milliards d'euros le 20 mars dernier a encore renforcé sa solidité financière, a précisé le groupe.
Ce dernier a précisé que la crise sanitaire de Covid-19 avait un impact significatif sur certaines de ses activités et sur ses clients.
L'impact sur ses états financiers restant à ce stade non quantifiable et dépendant d'hypothèses quant à la durée et au profil de cette crise, Engie actualisera ses perspectives financières prévisionnelles en temps utile.
Le mois dernier, Engie avait suspendu de ses objectifs annuels et annoncé la suppression, pour la première fois de son histoire, de son dividende 2019 de 0,8 euro par titre. Cette décision constituait d'autant plus une mauvaise nouvelle pour les actionnaires que le secteur des utilities est traditionnellement considéré comme défensif et offrant un bon rendement.
Définition de 'bioraffinerie' :
https://www.aquaportail.com/definition-12364-bioraffinerie.html
Hydrogène vert : Engie rejoint le projet MULTIPLHY :
https://www.h2-mobile.fr/actus/hydrogene-vert-engie-rejoint-projet-multiplhy/
Hydrogène vert : Engie rejoint le projet MULTIPLHY
Fruit d’un consortium européen auquel ENGIE est désormais partie prenante, Multiplhy est un projet unique au monde de production d’hydrogène vert par électrolyse à haute température. Représentant plusieurs mégawatts, le projet est financé par le programme européen Horizon 2020.
Implanté dans la bioraffinerie de Neste à Rotterdam, cet électrolyseur haute température aura une puissance nominale de 2,6 MW et une capacité de production d’hydrogène de 60 kg/h.
Ingénierie et préparation du site pour la mise en service opérationnelle, intégration de l’électrolyseur dans la raffinerie, définition du protocole d’essai de l’installation, participation à l’approvisionnement en énergie, développement du modèle économique de l’installation, obtention de la certification de l’hydrogène renouvelable par le système CertifHy etc… Engie apportera son expertise à toutes les étapes du projet.
Electrolyse à haute température
Pour ce démonstrateur à grande échelle, Engie et ses partenaires vont mettre en place un dispositif d’électrolyse à haute température. Celui-ci permet de produire de l’hydrogène à partir d’eau sous forme de vapeur au lieu d’eau liquide. Un processus au rendement au moins 20 % supérieur à celui utilisé pour un électrolyseur basse température.
D’ici fin 2024, environ 960 tonnes d’hydrogène renouvelable devront être produits, évitant ainsi l’émission d’environ 8.000 tonnes de gaz à effet de serre chiffre Engie dans son communiqué.
Intégré au programme européen Horizon 2020, le projet Multiplhy bénéficie d’un financement global de 6,9 millions d’euros. Au-delà d’Engie, Neste, le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives (CEA), Sunfire et le constructeur d’usines Paul Wurth sont également associés au projet.
J.P. Morgan reste à surpondérer avec un objectif de cours réduit de 19,50 à 16 EUR.
ENGIE et Mirova, un partenariat inédit pour accélérer le développement de la filière biométhane en France
Par ENGIE - 20 avril 2020 - 18:08
ENGIE et Mirova signent un partenariat stratégique dans la filière biogaz en s’inspirant d’un modèle de développement de l’éolien et du solaire.
Mirova, filiale de Natixis Investment Managers dédiée à l’investissement responsable, acquiert 50% de DANA GAZ qui détient déjà 9 unités en exploitation (7 centrales de production de biométhane pour une capacité installée de 15,5 MWg et 2 centrales de cogénération d’une capacité installée de 2 MW), développées et construites par ENGIE.
Ce partenariat permet à ENGIE, via sa filiale ENGIE BioZ, d’accélérer le développement de ses projets de biométhane en accroissant les capacités d’investissement dans cette activité. il s’inscrit dans la continuité d’une relation durable entre Mirova et ENGIE, développée au cours des dernières années notamment par le biais de plusieurs projets éoliens, solaires et hydraulique en Europe.
Dans un contexte exceptionnel de crise sanitaire qui nécessite de réinterroger les circuits d'approvisionnement, ENGIE et MIROVA confirment leur engagement en faveur de la filière biométhane. Celle-ci contribuera à la relance d’une économie circulaire par la valorisation des déchets, par la création d’emploi et le soutien de l’agriculture, un secteur clé pour la sécurité d’approvisionnement alimentaire et énergétique.
ENGIE pérennise son rôle industriel de premier plan sur ces installations en continuant d’en assurer l’exploitation. Il poursuit ainsi le développement de son portefeuille de projets , et ambitionne de produire 5 TWh de biométhane d’origine française garantie à l’horizon 2030.
Au 1er janvier 2020, VOL-V Biomasse et ENGIE Biogaz ont fusionné et deviennent ENGIE BioZ, la filiale du Groupe ENGIE en charge du développement, de la réalisation et de l’exploitation des projets de biométhane en France. ENGIE Bioz initie, développe, finance, construit et exploite des unités d'injection de biométhane dans le réseau de gaz français, en s’inscrivant dans la durée sur les territoires.
Interview Rosaline Corinthien, Directrice Générale d’ENGIE France Renouvelables
En quoi le partenariat signé entre ENGIE et Mirova est stratégique et inédit ?
« Il s’agit d’une première dans le secteur du biogaz : Mirova et ENGIE dupliquent un business model qui a fait ses preuves dans l’éolien et le solaire pour l’appliquer à cette filière. Ce modèle, appelé aussi DBSO pour Develop Build Sell & Operate, permet à ENGIE, dans les marchés les plus concurrentiels, d’améliorer la compétitivité et la rentabilité de ses offres en cédant partiellement ses actifs renouvelables à des investisseurs financiers après construction tout en gardant la maîtrise industrielle des actifs. ENGIE pérennise son rôle industriel de premier plan sur ces installations en continuant d’en assurer l’exploitation, la maintenance et la gestion en ressources humaines. »
Quel est le bénéfice pour ENGIE ?
« Il s’agit d’une stratégie d’intensification du développement de la filière biogaz sur le territoire en France. En effet, ce partenariat va nous permettre de décupler le potentiel de développement du portefeuille de projets de biométhane et d’accompagner l’ambition du Groupe de produire 5 TWh à l’horizon 2030. »
ENGIE renforce un partenariat de long terme avec Mirova dans les énergies renouvelables ?
« Oui, Mirova, qui est déjà notre partenaire dans l’éolien et le solaire, investit par l’intermédiaire de son fonds Mirova Eurofideme 4 dédié à la transition énergétique en Europe et prend une position significative dans le biogaz en France. Par ce partenariat, nous démontrons notre conviction que le biogaz est au cœur de la transition énergétique des territoires. »
Et HSBC revoit l' objectif à 10€
UBS à 9€
autant dire que les avis sont partagés...
Bernstein continue de conseiller le titre à l'achat dans une note de recherche publiée par Meike Becker.
L'objectif de cours est abaissé de 16.80 EUR à 13.50 EUR.