L’étau se refermerait-il ?
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L’or, levier caché des règles de Bâle III.
PUBLIÉ PAR JULIEN CHEVALIER | 21 MAI 2025 | 4873
Site : or.fr
Depuis plusieurs décennies, l’économie mondiale s’est engagée dans une fuite en avant. Elle vit à crédit, tant au sens propre que figuré. La dérégulation financière des années 1980 a créé une bulle financière qui n’a jamais vraiment éclaté. À chaque crise, les États ont préféré repousser les conséquences grâce à encore plus d’endettement. Dans ce contexte, plusieurs réglementations ont vu le jour, notamment les règles de Bâle, pensées comme des réponses techniques à un déséquilibre pourtant profond. Les dernières en date, celles dites de Bâle III, introduisent toutefois un nouvel élément : le retour de l’or physique au cœur du système financier international. Alors que les États-Unis prévoient de les appliquer à partir de juillet, le sujet revient plus que jamais sur le devant de la scène.
Les règles de Bâle sont connues de longue date. Leur création remonte à 1974, une période où la montée en puissance des grandes banques commençait à faire d’elles des entreprises « trop grosses pour faire faillite ». Trois années auparavant, la fin de l’étalon-or avait signé un basculement historique, ouvrant la voie à un système où l’endettement illimité devenait permis. L’entrée dans ce monde nouveau, déconnecté de toutes réalités, nécessitait donc un minimum d’exigence réglementaire pour être accepté… Sous l’égide de la Banque des règlements internationaux, souvent qualifiée de « banque centrale des banques centrales », ces règles garantissaient certaines obligations spécifiques, dont un minimum de capitaux propres par rapport aux actifs. Les plus grandes banques étant les seules concernées.
Ces premières réglementations ont ensuite connu plusieurs mutations : une première en 2004, puis une seconde au lendemain de la crise financière de 2008. C’est à cette dernière que nous nous intéressons aujourd’hui.
Les dernières, celles de Bâle III, impliquent de nouveaux mécanismes adoptés en 2010 et mis en œuvre progressivement depuis. Elles incluent notamment une exigence accrue en matière de fonds propres afin de prévenir les crises de solvabilité, ainsi qu’un volume de liquidité suffisant pour éviter des retraits soudains de capitaux. Pour protéger l’économie mondiale, désormais vulnérable à toute crise financière, ces règles demandent aux banques de financer leurs actifs de long-terme avec des ressources stables. Jusque-là, rien de bien révolutionnaire.
Ce qui distingue véritablement Bâle III, c’est la place centrale qu’elle accorde à l’or. Plusieurs éléments sont sur la table. Premièrement, 85% de la valeur des métaux précieux non alloués — qui ne sont pas propriété directe du client — et détenus par les banques doit être couverte par des capitaux propres. Or cette différence rend mécaniquement la détention d’or papier nettement plus coûteuse pour les banques, réduit son attractivité, affaiblit les produits dérivés sur l’or, et incite les établissements financiers à s’en défaire. Cette annonce a aussi provoqué une raréfaction de la liquidité sur des plateformes comme le LBMA ou le COMEX, car les banques doivent désormais prouver qu’elles détiennent réellement l’or qu’elles déclarent. Des audits ont été menés — la majorité de l’or échangé sur les marchés étant sous forme papier, sans existence physique. Mais les banques détiennent très peu d’or réel pour couvrir des engagements massifs en or papier, parfois jusqu’à 100 fois supérieurs…
Ces nouvelles règles imposent d’autres obligations. L’or est désormais valorisé dans le bilan des banques à son prix de marché et non plus à une valeur historique ou fixée. Les banques deviennent donc plus sensibles aux variations du métal jaune, car les pertes et les gains ne peuvent être cachés. Étant donné que la période est particulièrement favorable à l’or, cela encourage d’autant plus les banques à augmenter leurs réserves.
Enfin, avant Bâle III, les banques ne pouvaient comptabiliser que 50% de la valeur de leur or physique dans leurs fonds propres. Désormais, elles peuvent tenir compte de l’intégralité, à condition qu’il soit physiquement détenu. L’or joue le rôle d’un actif de très haute qualité depuis qu’il est reconnu comme tel par la BRI - au même titre donc que des obligations d’État (officiellement, l’actif financier le plus sûr). De fait, la détention d’or physique devient privilégiée, — surtout dans une période où le marché connaît aujourd’hui de fortes tensions, signes de son attrait (les récentes pénuries de lingots signalées à Londres, en partie dues à des transferts massifs vers New York, en témoignent). Tandis que de son côté, l’or papier perd progressivement de son importance…
Les dernières règles de Bâle constituent une véritable rupture. Entre l’or physique et non-physique, dont la nature spéculative ne fait plus débat, la frontière s’accroît. L’intérêt pour l’or physique se fait désormais non seulement pour son indépendance et sa valeur refuge, mais aussi pour sa conformité réglementaire….
Cet engouement s’inscrit dans la continuité de l’intérêt porté par les banques centrales. Il convient de rappeler qu’elles achètent de l’or de manière croissante et que l’an dernier, leurs achats officiels ont atteint 1 045 tonnes, un record à la fois historique et symbolique puisqu’au-dessus des 1 000 tonnes. Ces achats, dominés par les pays émergents, témoignent clairement de la montée en puissance de l’or dans le système financier international.
Nous assistons, en réalité, à une érosion progressive de la confiance dans l’ordre monétaire établi. Plus précisément, c’est la capacité des États à honorer leurs dettes, ainsi que la stabilité des monnaies dans un contexte d’inflation durablement élevée, qui sont de plus en plus remises en question. Cette tendance est accentuée par les tensions géopolitiques croissantes et la compétition entre puissances émergentes, qui ne font qu’alimenter l’instabilité du système international.
La nécessité de repenser le système financier international apparaît d’autant plus évidente avec l’entrée en vigueur des règles de Bâle III. Alors que la BRI est détenue par 63 banques centrales, représentant au total 95% du PIB mondial, cette « réforme comptable » accélère en réalité les étapes vers la reconfiguration du système monétaire international.
Certes, les règles de Bâle III n’ont pas encore été adoptées par tous. Si la majorité les ont déjà intégrés (Chine, UE, Royaume-Uni, Suisse, Singapour…), ou du moins partiellement, les États-Unis n’entendent les respecter qu’à partir de l’été 2025, en les complétant jusqu’en 2028. Ces règles ont pourtant été votées dès 2010, dans le sillage de la crise financière.
Mais ce retard est un signe positif pour l’or. Il est lié aux inquiétudes de l’administration Trump quant à l’hégémonie du dollar. Comme l’adoption de Bâle III entraîne une revalorisation de l’or physique, celle-ci se fait au détriment des monnaies fiduciaires, dont le dollar. Or, en cette période où la rareté devient une nouvelle réalité aux yeux de tous, le métal jaune apparaît comme la première barrière contre la monnaie-dette. Le dollar étant déjà très menacée (plus que jamais aujourd’hui), un tel évènement accélèrerait son déclin, d’où la réticence de la première puissance mondiale.
Les règles de Bâle III marquent donc un changement inédit. Elles accélèrent l’engouement autour de l’or, en particulier celui des institutions publiques, signal de confiance pour les investisseurs privés. De leur côté, les banques devraient continuer, et de manière croissante, à accroître leur exposition à l’or physique, tout en limitant celle à l’or papier, afin d’éviter les exigences en capital. Une question se pose alors : la disponibilité d’or physique sera-t-elle suffisante ? Dans un marché où la rareté s’accentue, cela ne fait qu’alimenter une dynamique haussière pour le métal jaune…
Message complété le 24/05/2025 09:27:01 par son auteur.
VOUS AUREZ NITE QUE MADAME LAGARDE, PATRONNE DE LA BCE, A SORTI SA DIATRIBE CONTRE L’OR, PILE AU MOMENT OÙ LES TEGLES DE BÂLE III DOIVENT S’APPLIQUER ?
POUR LE MOINS ON NE PEUT QUE S’INTERROGER 🤔
Message complété le 24/05/2025 09:28:47 par son auteur.
Lire svp « noté » et non « NITE »
Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus.
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L'or est un investissement à privilégier face à la croissance incontrôlable de la dette américaine - Thorsten Polleit.
Kitco Media
Par Neils Christensen
Publié :
17:58
Mis à jour :
18:01
(Kitco News) - Selon un stratège de marché, la hausse de la dette publique américaine continuera de pousser davantage d'investisseurs vers l'or, en quête de valeur et de sécurité.
L'or devrait terminer la semaine sur de solides gains, se maintenant à nouveau au-dessus de 3 300 $ l'once. Cependant, Thorsten Polleit, professeur honoraire d'économie à l'Université de Bayreuth et éditeur du rapport Boom & Bust, a déclaré ne pas exclure une nouvelle correction.
Il a souligné que l'or reste tiraillé entre les craintes croissantes d'une récession imminente et une économie et un marché du travail américains relativement résilients. Toute amélioration économique à court terme ou l'annonce de nouveaux accords commerciaux pourraient faire chuter le prix de l'or à 3 000 $ l'once, a-t-il déclaré.
Il a néanmoins ajouté que toute baisse des prix à court terme doit être considérée comme une opportunité d'achat, le potentiel de hausse à long terme de l'or restant intact. Il a souligné que les prix sont susceptibles de grimper à mesure que les investisseurs commencent à perdre confiance dans les bons du Trésor américain en raison du niveau insoutenable de la dette publique.
Les doutes sur la fiabilité du gouvernement américain se sont intensifiés la semaine dernière après que Moody's a abaissé la note de la dette souveraine américaine de Aaa à Aa1. Parallèlement, l'agence a révisé ses perspectives pour les États-Unis de « négatives » à « stables ».
Une adjudication décevante d'obligations à 20 ans en milieu de semaine a également témoigné d'une inquiétude croissante des investisseurs quant à la détention de titres de créance américains.
Ces deux événements ont souligné le potentiel de hausse de l'or, le cours ayant regagné le terrain perdu au-dessus de 3 300 dollars l'once.
M. Polleit a déclaré que l'économie commençait à ressentir les effets de décennies de dépenses inconsidérées, l'augmentation de la dette pesant sur la croissance et alimentant l'inflation. Il a expliqué que les États-Unis se trouvaient désormais dans une situation précaire et sans issue.
Si la Réserve fédérale maintient une politique monétaire neutre face à une inflation élevée, la hausse des taux d'intérêt pourrait plonger l'économie dans une profonde récession. À l'inverse, si la Fed baisse ses taux pour faire baisser les rendements obligataires, cela pourrait attiser l'inflation, réduire les rendements réels et diminuer le coût d'opportunité de la détention d'or, qui ne rapporte pas d'intérêts.
« On peut comparer cela à un clown de cirque qui jongle avec des balles », a-t-il déclaré. « Il commence avec deux balles, puis quelqu'un lui en lance une autre. Il y parvient, puis une autre encore. Il peut peut-être jongler avec six balles, mais à un moment donné, il en trouvera une qu'il ne pourra pas gérer, et tout s'écroulera. »
« Dans ce contexte, alors que les risques s'accumulent, l'or est un actif que les investisseurs doivent détenir. »
Si l'incertitude économique et l'inflation persistantes restent favorables à l'or, Polleit a reconnu que certains investisseurs pourraient hésiter à entrer sur le marché lorsque les prix sont élevés.
Pourtant, si les investisseurs généralistes peuvent se montrer prudents, Polleit a déclaré surveiller de près le secteur officiel et s'attendre à ce que les banques centrales continuent d'acheter de l'or dans le contexte actuel.
Il a ajouté que la demande des banques centrales devrait maintenir un plancher sous l'or autour de 3 000 dollars l'once.
Selon Polleit, la phase de consolidation actuelle de l'or offre aux investisseurs l'occasion d'évaluer le métal précieux avant une possible reprise.
« La demande d'investissement a repris, mais elle reste inférieure à son pic de 2020 », a-t-il déclaré. « Dans ce contexte, l'or est orienté à la hausse et les investisseurs ont l'occasion d'optimiser leurs portefeuilles afin de déterminer son rôle potentiel.»
Kitco Media
Neils Christensen
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MITTE - 21/05/2025 - 22:03:48 - 0
Cf les posts précédents : on est sur les 3 318 $.
Si confirmation en clôture, les 3 431 $ puis les 3 500 $ en prochain objectif ?
On n'a pas encore re-clôturé au-dessus des 3 318 $.
On est actuellement sur les 3 362 $, quasiment sur les plus haut du jour, une bougie en quasi marubozu, en hausse de 2,05 %. Au-dessus il n'y a pas de résistances, ce qui devrait nous amener à tester de nouveau les 3 431 $, puis les 3 500$. Et les marchés, à quelles que heures de la clôture, semblent vouloir conserver leurs positions. Bien sûr ça peut changer d'ici la clôture.
Ça va dépendre de l'attitude de l'Ue ce week-end. Macron va-t-il annuler sa virée en Asie. " Monsieur " voudrait y contrer les influences chinoises et américaines. 😂😂😂😂😂😂
Et Ursula, la psychorigide, va-t-elle amender sa position ? D'ici au 1er juin, si tel était le cas, ce serait une capitulation. Comme TRUMP ne semble pas d'humeur à patienter plus longtemps, difficile pour l'UE de sortir la tête haute de cette confrontation.
Après l'emploi us, version chômage, qui " tient la route ", c'est le logement us qui pond des stats meilleures que celles attendues.
743 K ventes de logements neufs vs 670 k attendues.
Ça ne va pas trop inciter la FED à baisser ses taux.
16:00 USD Ventes de logements neufs (Avr) 743K 694K 670K
La hausse " TRUMP " du jour se dégonfle un peu.
La news c'est TRUMP :
( Boursier.com) — Le CAC40 chute de 2,5% de retour à 7.670 pts ce vendredi en début d'après-midi après les déclarations du président américain Donald Trump qui a annoncé avoir recommandé l'instauration de droits de douane de 50% sur les biens en provenance de l'Union européenne à compter du 1er juin. "Le chef de la Maison blanche déplore que les négociations commerciales soient difficiles avec les Européens".
L'UE avait présenté une nouvelle proposition commerciale aux États-Unis hier afin de tenter de relancer les négociations des deux côtés de l'Atlantique... L'offre comprend des réductions tarifaires progressives sur les produits non sensibles, ainsi qu'une coopération dans les domaines de l'énergie, de l'IA et des infrastructures numériques... Bruxelles se prépare à imposer des droits de douane de rétorsion en cas d'échec des négociations. L'euro grimpe cet après-midi à plus de 1,13/$.
©2025 Boursier.com
J'espérais du plus lourd. On sait que TRUMP change d'avis.
Mais vu que Ursula set une psycho rigide ça peut durer ....
Message complété le 23/05/2025 14:22:56 par son auteur.
Les dirigeants européens VONT DEVOIR EN RABATTRE.
On avait écrit que ça allait gicler ? Mais quand ?
En ut 5 minutes ça a giclé.
La news ?
L'Or en $ prend 1,78 %, celle en € 1,25 %.
On va la trouver.
Les marchés actions s'effondrent, - 2,00 % pour le cac.
C'est tout bon.
Or en $ : même " topo " que celui fait au post précédent pour l'Or en €.
A une différence près, importante quand même : le graphique de l"Or en $ offre moins de supports que celui de l'Or en € et un tantinet moins costauds. Amha.
Or, celle qui mène la barque c'est l'Or en $. Toutefois en cas de forte baisse de l'Or en $, cela supposerait que le $ grimpe contre l'Or et donc que, la parité $/€ jouant, l'Or en € baissera moins que l'Or en $.
Or en $ en hausse de 1,05 % sur les 3 329 $.
Or en € - UT Jour - Ichimoku.
Dernier plus haut en clôture : 3 017 €. Niveau actuel : 2 933 €, soit une " consolidation respiratoire " de 2,78 % après avoir grimpé de 163 % depuis ( en gros ) mi 2019.
C'est dire...
Je ne les détaille pas, ils sont sur le graph, mais il y a une foultitude de supports en ut jour qui sont là pour amortir tout mouvement de baisse et permettre aux opérateurs de se repositionner. Jusqu'aux 2 724 € il y en a 7.
TRUMP devant la chambres des Représentants a recueilli une victoire politique en réussissant à faire passer sa " belle loi " en attente d'une confirmation par le Sénat. Ça pourra durer tout l'été car il semblerait que certains sénateurs veuillent la limiter.
En effet la dette us, actuellement de 37 000 milliards de dette va encore augmenter de 3 000 à 5 000 milliards de dollars !!! Trump va poursuivre les réductions d'impôts des plus riches, va augmenter le budget du Pentagone, celui des reconduites aux frontières et expulsions, et sabrer dans les aides sociales.
Le marché obligataire us a tangué mercredi, le Trésor us a eu de la peine à placer son adjudication ... Les taux us ont légèrement rebaissé mais restent sur leurs plus haut.
Il n'y a pas que les usa, il y a aussi le Japon, l'Australie entre autre qui s'aventurent dans des chemins de politique fiscale agressive tout en continuant à tolérer une inflation supérieure à leurs chiffres théoriques et à augmenter leurs dettes publiques.
De mémoire les dettes des étudiants us avaient été gelées suite au Covid_19. Il semblerait qu'il va falloir maintenant qu'ils les remboursent, dixit l'administration TRUMP. Le montant des dettes des étudiants se monte à ..... 1 600 milliards de dollars !!!
Alors je dis tout simplement : continuez comme cela, c'est tout bon pour l'Or. Et je ne parle pas de la dette française que le FMI voudrait bien voir baisser, de l'Ukraine où Poutine fait ce qu'il veut, d'Israël qui ne cède rien etc ... etc ...
En hausse ce matin de 0,42 % sur les 2 933 €, les cours continuent, comme on l'avait déjà écrit, de latéraliser, soutenus par des droites tenkan et kijun bien plates. Cela pourrait continuer avant qu'une " news " en provenance du fondamental puisse faire bouger les choses.
News déjà " traitée " par le post : MITTE 20/05/2025 - 22:54:06, mais toutes les contributions sont les bienvenues.
La BCE a, ou aura, en face d'elle de multiples BC qui se chargent en Or, alors je ne vois pas trop le problème.
Extrait d'un article du jour sur kitco.com :
Cooper a également été interrogé sur l'ampleur des achats supplémentaires que Standard Chartered anticipe de la part des banques centrales après deux années consécutives de forte croissance, et sur la question de savoir si cela représente un changement structurel à long terme.
« C'est le cas, car il ne s'agit pas d'une seule banque centrale, ni d'une seule région », a-t-elle répondu. « Nous avons vu plusieurs banques centrales investir dans ce marché, invoquant différentes raisons pour lesquelles elles investissent davantage dans l'or. Certaines recherchent peut-être une allocation cible, d'autres une diversification, parfois stratégique. Donc, si nous observons des achats continus, certains volumes ont certes été réduits au cours du dernier trimestre, les prix ayant atteint des sommets historiques, mais ces achats persistent.»
LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE (BCE) S’INQUIÈTE DE LA DEMANDE CROISSANTE POUR L’OR https://www.trader-france.com/index.php/2025/05/22/la-banque-centrale-europeenne-bce-sinquiete-de-la-demande-croissante-pour-lor/
Le prix de l'or est en légère baisse, mais les marchés obligataires sont quelque peu instables.
Kitco Media
Par Jim Wyckoff
Publié :
14:30
Mis à jour :
14:39
(Kitco News) - Les cours de l'or sont en légère baisse et ceux de l'argent en forte baisse jeudi matin aux États-Unis. Une certaine pression à la prise de bénéfices de la part des traders de contrats à terme à court terme est observée aujourd'hui, mais un ton haussier sous-jacent se dégage sur les métaux refuges, alors que les marchés obligataires mondiaux sont devenus quelque peu instables. L'or a perdu 6,00 $ en juin, à 3 307,50 $. L'argent a perdu 0,761 $ en juillet, à 32,885 $.
Le marché est nerveux en fin de semaine suite à l'adjudication d'obligations du Trésor américain à 20 ans, mercredi midi, qui a été mal accueillie par les investisseurs. Ce fut un événement majeur pour le marché. Barrons a déclaré aujourd'hui : « Le marché obligataire est le frère aîné et plus sage du marché boursier, et il n'a pas souvent de moments de répit. Mais quand cela arrive, méfiez-vous.»
Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a dépassé les 5 %, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2023. Après l'adjudication hésitante d'obligations américaines mercredi, les rendements des obligations japonaises ont bondi, le rendement des obligations japonaises à 30 ans atteignant un record de 3,1872 %. Les marchés obligataires du monde entier ont également tremblé après l'adjudication d'obligations américaines mercredi.
Le marché des bons du Trésor américain n'apprécie pas non plus le nouveau projet de loi de l'administration Trump sur les impôts et les dépenses, qui progresse au Congrès. Le Bureau du budget du Congrès a déclaré que ce projet de loi augmenterait le déficit budgétaire américain de 3 800 milliards de dollars entre 2026 et 2034.
Le Bitcoin a atteint un record historique au-dessus de 110 000 dollars cette nuit, le marché des cryptomonnaies ayant bondi suite aux perturbations des actifs financiers traditionnels.
Les marchés boursiers asiatiques et européens étaient en baisse pendant la nuit. Les indices boursiers américains devraient ouvrir en ordre dispersé aujourd'hui à New York.
Les principaux marchés extérieurs aujourd'hui voient l'indice du dollar américain se raffermir. Les prix des contrats à terme sur le pétrole brut Nymex sont en baisse et s'échangent autour de 60,25 dollars le baril. Le rendement de l'obligation de référence du Trésor américain à 10 ans s'établit actuellement à 4,6 %.
Les données économiques américaines, attendues jeudi, comprennent le rapport hebdomadaire sur les inscriptions au chômage, l'indice d'activité national de la Fed de Chicago, les indices flash et services des directeurs d'achat (PMI) américains, les ventes de logements existants et l'enquête manufacturière de la Fed de Kansas City.
Techniquement, les haussiers des contrats à terme sur l'or de juin bénéficient d'un avantage technique global à court terme. Leur prochain objectif de hausse est de clôturer au-dessus de la solide résistance à 3 400,00 $. Leur prochain objectif de baisse à court terme est de faire passer les contrats à terme sous le solide support technique du plus bas de mai à 3 123,30 $. La première résistance se situe au plus haut de la nuit à 3 346,80 $, puis à 3 375,00 $. Le premier support se situe au plus bas de la nuit à 3 282,20 $, puis à 3 250,00 $. Note de marché de Wyckoff : 6,5.
Kitco Media
Jim WyckoffV
Stats us sur le chômage :
14:30 USD Bénéficiaires réguliers de l'allocation chômage 1.903K 1.890K 1.867K
14:30 USD Inscriptions hebdomadaires au chômage 227K 230K 229K
14:30 USD Inscriptions hebdomadaires au chômage - Moy. mobile 4 sem. 231,50K 230,50K
1 - Les bénéficiaires réguliers augmentent.
2 - Les nouvelles inscriptions hebdomadaires sont à 3 000 de moins que prévues : 227 000 pour 230 000 attendu : l'épaisseur du trait ?
3 - La moyenne mobile de 4 semaines ( celle qui est regardée par la FED, je crois ) est très légèrement supérieure au chiffre attendu.
Deux chiffres moins bons que ceux attendus et un chiffre meilleur.
Légère baisse de l'Or en $.
Cf le graph en ut 5 minutes.
25 000 $ ?
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L’hyperinflation va pousser l’Or à 25.000 $ et le Bitcoin à 1 million selon Kiyosaki
Auteur
David Wagner
Economie
Publié le 22/05/2025 06:15
Investing.com - L’inquiétude à propos de la dette US a fait vaciller les bourses mondiales hier, et ce sujet devrait rester une préoccupation majeure des investisseurs au cours des prochaines semaines.
Rappelons que l’agence Moody’s a abaissé la note de la dette américaine vendredi dernier après la clôture, ce qui avait déjà inquiété les investisseurs, sans cependant que l’on constate un gros impact sur les marchés.
Or, le taux à 10 ans américain a commencé à grimper hier et a rejoint un sommet à 4.61% pour l’instant ce mercredi, au p^lus haut depuis le 13 février.
Outre la dégradation de la note de la dette US par Moody’s, cette hausse des rendements US répondait également au faible succès d’une émission de Bons du Trésor américains, ce qui est particulièrement inquiétant selon certains observateurs, y compris Robert Kiyosaki, l’auteur du best seller Riche Dad Poor Dad.
Dans un post sur X commençant par l’affirmation “LA FIN EST LA”, Kiyosaki a déclaré que “la Fed a organisé une vente aux enchères d’obligations américaines et personne ne s’est présenté”.
Or, selon lui, cela signifie que “la Fed a donc discrètement acheté 50 milliards de dollars de sa propre fausse monnaie avec de la fausse monnaie”.
Cela signifie selon lui que “la fête est finie” est que l’hyperinflation guette au tournant. L’auteur a ainsi prévenu que “des millions de personnes, jeunes et moins jeunes, vont être anéanties financièrement”.
Comme à son habitude, il a également envoyé un message d’espoir, en suggérant que ceux qui sauront se positionner pourront ressortir grandis de la période trouble qui s’annonce.
Kiyosaki a en effet estimé que le contexte actuel pourrait mener l’or à 25.000 $, l’argent à 70 $, et le Bitcoin entre 500.000 $ et 1 million de dollars.
Enfin, on notera qu’aucune information officielle ne permet de confirmer que la Fed a elle-même acheté 50 milliards de dollars d’obligations US comme le prétend Kiyosaki.
Par contre, il est clair que la dette et les déficits US inquiètent les créanciers de la première économie mondiale, et nuisent au statut de monnaie de réserve mondiale du Dollar, ce qui, in fine, réduit effectivement la demande pour les obligations US.
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En hausse actuelle de 0,62% sur les 3 335 $.
Les 3 345 $ en clôture d'ici vendredi soir et les 3 500 $ en séance ?
Et belote et rebelote, la Chine maître du temps et des horloges.
Et on repart pour un tour.
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La demande d'or chinoise reprend de plus belle, les achats de lingots soutenant la stabilité tout en favorisant la dédollarisation.
Kitco Media
Par Ernest Hoffman
Publié :
21:29
Mis à jour :
21:34
(Kitco News) – L'or bénéficie à nouveau d'un fort soutien des investisseurs chinois, et la demande continentale contribue à rapprocher le métal jaune de ses sommets historiques du mois dernier, le système chinois semblant miser sur l'or à long terme à tous les niveaux.
Les dernières données douanières publiées mardi montrent que la Chine a importé plus d'or le mois dernier qu'elle ne l'avait fait depuis près d'un an, et ce malgré le nouveau record historique de 3 500 dollars l'once atteint par le prix du lingot en avril.
Les importations totales d'or ont atteint 127,5 tonnes le mois dernier, un sommet sur 11 mois, soit une hausse de 73 % par rapport au chiffre de mars, même si les prix de l'or se situaient alors en territoire inconnu.
La forte hausse des importations d'or est due en partie à l'octroi par la Banque populaire de Chine (PBoC) de quotas d'importation supplémentaires à certaines banques commerciales en avril, contrainte de répondre à la forte demande des investisseurs institutionnels et particuliers, au plus fort des inquiétudes liées à la guerre commerciale sino-américaine.
Et la dynamique ne faiblit pas. Le marché chinois de l'or a continué de soutenir les cours ce mois-ci. Après des semaines de faiblesse inhabituelle, ce sont les investisseurs chinois qui ont une fois de plus racheté le métal jaune, alors qu'il stagnait à des plus bas de plusieurs semaines, le cours de l'or s'échangeant désormais à nouveau au-dessus de 3 300 dollars l'once.
« Selon le suivi des flux de Goldman Sachs, la séance nocturne de Shanghai s'est animée, déclenchant une demande de sympathie classique du COMEX », a écrit mercredi Stephen Innes, responsable du trading et de la stratégie de marché chez SPI Asset Management. « L'intérêt ouvert sur le SHFE est de retour à des sommets historiques, l'or et l'argent enregistrant tous deux une forte hausse, respectivement de +3 % et +4 %. » « Ce type de positionnement synchronisé ne se produit pas par hasard », a-t-il ajouté.
Innes a déclaré que la résilience des traders chinois est encore plus révélatrice. « Malgré la baisse de 8 % depuis le récent pic, ils ont maintenu leur position, refusant de se défaire de leurs positions », a-t-il déclaré. « Il ne s'agit pas de recherche de momentum, mais de conviction. Et lorsque l'arbitrage SGE/LBMA s'est déclenché, l'intérêt d'achat mondial s'est ravivé. »
Il a également souligné le plus haut niveau des importations en un an, déclarant : « Cela signifie que la prime physique sur la Bourse de l'or de Shanghai (SGE) ne se contente pas de résister, mais qu'elle franchit la résistance. »
« Et la configuration du marché est saine », a souligné Innes. Le positionnement des fonds spéculatifs ex-chinois est léger, et les données de la CFTC montrent que les spéculations sont stables, sans tendance à long terme. Cela donne à l'orientation de l'or un aspect extrêmement bon marché : les inversions de risque delta 25 sur 6 mois se négocient autour de 2,25 v, avec des volatilités implicites sur 6 mois proches de 19,5 %. Je pense qu'il est important de tenir compte de cette option : la volatilité devrait surperformer si nous franchissons de nouveaux sommets, et le vent arrière de Vanna est réel.
En fin de compte, a déclaré Innes, il s'agit de bien plus qu'un simple rebond. « C'est une réinitialisation », a-t-il déclaré. « L'offre physique de la Chine, le positionnement neutre des Occidentaux et la persistance discrète des acheteurs volatils suggèrent tous une chose : la tendance haussière de l'or n'est pas morte, elle était simplement en train de se consolider. Et le dragon vient de rappuyer sur le bouton d'achat.»
Et si les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine se sont apaisées à court terme suite au récent accord commercial de Genève, la Chine continue de miser sur l'or pour atteindre son objectif de dédollarisation à long terme.
« Alors que la dynamique du pouvoir mondial évolue, la Chine met progressivement en œuvre une stratégie financière à long terme visant à remodeler l'ordre monétaire international », a écrit Charles-Henry Monchau, directeur des investissements du groupe Syz. « Au cœur de cet effort se trouve un abandon décisif du dollar américain, monnaie qui domine le commerce, les réserves et la finance mondiale depuis près d'un siècle. À sa place, la Chine mise sur un double pilier : l'or et le yuan.»
Monchau a déclaré que la stratégie chinoise en matière d'or est avant tout pragmatique. « Détenir des milliers de milliards d'actifs libellés en dollars a longtemps rendu la Chine vulnérable aux pressions financières, aux sanctions et à la volatilité des marchés américains », a-t-il déclaré. « En accumulant d'importantes réserves d'or et en internationalisant discrètement le yuan par le biais d'initiatives comme la Bourse de l'or de Shanghai, Pékin construit une architecture financière parallèle, qui renforce son autonomie tout en réduisant son exposition au système centré sur le dollar.»
Il qualifie l'approche chinoise de « calculée, progressive et profondément stratégique ». L'or sert non seulement de couverture contre le risque de change, mais aussi de symbole de souveraineté monétaire. Parallèlement, le yuan, toujours soumis aux contrôles de capitaux, gagne en légitimité grâce aux échanges commerciaux et aux accords bilatéraux. Ensemble, l'or et le yuan apparaissent comme les piliers d'une ambition chinoise plus vaste : affirmer une plus grande influence sur la finance mondiale, selon ses propres conditions. »
Monchau a également noté que de nombreux analystes estiment que les réserves réelles d'or de la Chine sont bien supérieures aux chiffres officiels. « Des rapports suggèrent que la Banque populaire de Chine (BPC) pourrait acheter cinq fois plus d'or qu'elle ne le déclare au FMI, avec des réserves réelles potentiellement supérieures à 5 000 tonnes », a-t-il déclaré. « Cette opacité est délibérée : en transférant discrètement ses réserves du dollar vers l'or, la Chine évite d'inquiéter les marchés tout en augmentant progressivement son endettement.»
« Ce qui rend cette stratégie efficace, c'est sa subtilité », a-t-il déclaré. Contrairement à l'abandon des bons du Trésor, qui pourrait déclencher une panique sur les marchés et avoir un effet pervers sur l'économie, l'achat d'or est une tactique discrète et cumulative. Elle exerce une pression baissière sur le dollar au fil du temps, surtout si d'autres pays suivent son exemple. En transformant une partie de ses excédents de dollars en or, la Chine réduit la demande mondiale de billet vert tout en constituant un tampon monétaire reflétant sa valeur réelle.
Monchau qualifie cette stratégie de « non pas une révolution, mais un rééquilibrage ».
« Grâce à une accumulation calculée d'or et à la lente appréciation du yuan dans le commerce mondial, Pékin renforce son influence, et non la fait exploser », a-t-il déclaré. « L'objectif n'est pas de faire chuter le dollar du jour au lendemain, mais de réduire son exposition, de se prémunir contre la coercition financière et d'offrir discrètement au monde une autre option.»
« Le monde n'est peut-être pas prêt à abandonner le dollar, mais il est de plus en plus disposé à envisager des alternatives », conclut Monchau. Alors que l'inflation, les sanctions et la dette remodèlent la finance mondiale, la stratégie de la Chine, axée sur l'or et le yuan, la positionne non seulement comme un rival de la puissance économique américaine, mais aussi comme l'architecte de la prochaine ère monétaire, un système moins dépendant de la confiance et davantage ancré dans la valeur.
Kitco Media
Ernest Hoffman
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Cf les posts précédents : on est sur les 3 318 $.
Si confirmation en clôture, les 3 431 $ puis les 3 500 $ en prochain objectif ?
Ça va gicler ?
A priori oui, mais quand ?
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Le dénouement du carry trade sur le yen pourrait faire chuter les bons du Trésor et propulser le prix de l'or vers de nouveaux records.
Kitco Media
Par Neils Christensen
Publié :
18:58
Mis à jour :
19:20
(Kitco News) - Alors que l'insoutenabilité de la dette américaine suscite des inquiétudes sur le marché et soutient l'or, le marché mondial des bons du Trésor est en pleine turbulence avec le dénouement du carry trade sur le yen japonais.
Les rendements des obligations japonaises à long terme à 30 ans ont atteint un record de 3,2 % mercredi, après la pire adjudication obligataire du gouvernement depuis des décennies.
Bien que les rendements japonais restent faibles par rapport aux obligations américaines – avec un rendement du Trésor à 30 ans actuellement autour de 5 % – Fawad Razaqzada, analyste de marché chez City Index et FOREX.com, a qualifié cette chute de « sismisme » sur le marché mondial.
« Alors que l'inflation montre enfin les dents et que la Banque du Japon s'oriente lentement vers une normalisation de sa politique monétaire, le carry trade sur le yen, autrefois lucratif – emprunter des yens à taux zéro et les réinvestir dans des actifs offrant un rendement supérieur – pourrait à nouveau s'effondrer, comme nous l'avons vu l'été dernier », a-t-il déclaré.
Dans ce contexte, Razaqzada a averti les investisseurs en or : « Renforcez-vous, quelque chose est sur le point de se briser.»
Le carry trade sur le yen a joué un rôle important sur les marchés financiers depuis 1999, lorsque la Banque du Japon a commencé à baisser ses taux d'intérêt. Les investisseurs ont emprunté des yens à taux zéro et ont utilisé le capital pour investir dans des actifs à rendement plus élevé.
Bien que ce carry trade ait atteint son pic en 2024, lorsque la Banque du Japon a commencé à relever ses taux d'intérêt, on estime que l'économie mondiale est exposée à environ 1 000 milliards de dollars. La hausse de l'inflation et des rendements obligataires entraîne désormais la fin de ce carry trade, pratiqué depuis des décennies.
« L'ampleur de ces carry trades a été considérable », a déclaré Axel Rudolph, analyste de marché chez IG, dans une note mercredi. « Le dénouement de ces positions pourrait entraîner d'importantes fluctuations monétaires, le yen s'appréciant face aux devises des pays bénéficiaires des investissements japonais. Un retrait soudain de ces capitaux pourrait entraîner des problèmes de liquidité et une baisse des prix des actifs sur ces marchés, ce qui pourrait engendrer une instabilité financière plus large.»
Rudolph a également émis l'hypothèse que le dénouement du carry trade pourrait contribuer à la hausse des rendements obligataires américains, l'obligation américaine à 30 ans atteignant son plus haut niveau depuis deux ans.
Razaqzada a déclaré que cet environnement est de bon augure pour l'or en tant que valeur refuge.
« Cela devrait entraîner une demande encore plus forte pour les valeurs refuges. Généralement, le yen et l'or évoluent de concert ; les évolutions récentes du marché obligataire japonais sont donc potentiellement favorables à l'or, même si des rendements plus élevés ont historiquement été associés à une hausse des coûts d'opportunité pour les actifs non rémunérés », a-t-il ajouté.
L'année dernière, le prix de l'or a grimpé de près de 200 dollars en août et septembre, passant de 2 400 à 2 600 dollars l'once, lorsque le carry trade a commencé à se dénouer.
Razaqzada a souligné que ce dénouement pourrait constituer le premier maillon d'une chaîne de dominos sur le marché mondial des bons du Trésor.
« Le Japon, confronté à sa propre crise, détient la somme colossale de 1 100 milliards de dollars en bons du Trésor américain », a-t-il déclaré. « Si Tokyo est contraint de défendre sa monnaie ou de soutenir ses marchés intérieurs en cédant ces avoirs, les rendements américains pourraient flamber au moment même où la notation de crédit des États-Unis s'en trouve impactée. En bref, les deux plus grands marchés obligataires mondiaux sont sur le fil du rasoir.»
Concernant les paramètres techniques de l'or, Razaqzada a indiqué que les investisseurs doivent surveiller le support initial entre 3 245 et 3 275 dollars l'once.
« La résistance se situe à 3 360 $, marquant la tendance baissière à court terme. Au-dessus, 3 400 $, puis le sommet historique de 3 500 $ constituent les prochains niveaux clés », a-t-il déclaré.
Kitco Media
Neils Christensen
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L'Or en $ est en hausse de 0,73 % sur les 3 313 $.
Les cours sont, actuellement sur les 3 313 $, légèrement au-dessus de la résistance constituée par la kijun à 3 310 $ et juste en-dessous de la résistance des 3 318 $ constituée par une extension de plat de tenkan.
Si on franchit ce soir en clôture, le niveau des 3 310 $ et celui des 3 318 $, il n' y aura plus de résistance avant les derniers plus haut en clôture du 6 mai 2025 de 3 431 $, avant de filer sur le niveau des 3 500 $, plus haut en séance de tous les temps.
A suivre ...
« …. À la place, la Chine mise sur une double fondation : l’or et le yuan… »
Remplacer le dollar par le yuan ? Quelle différence pour l’UE ? Une domination qui en remplacerait une autre…
On y va tout doucement, mais il semblerait bien qu'on y aille surement.
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La Chine remet discrètement en cause la domination mondiale du dollar US avec ses achats d’or.
Par Charles-Henry Monchau
Aperçu des marchés
Publié le 21/05/2025 11:20
Alors que le récent accord commercial de Genève a marqué un apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, Pékin poursuit discrètement un changement stratégique plus profond, en constituant des réserves d’or et en promouvant le yuan afin de réduire la dépendance à l’égard du dollar et de remodeler le paysage monétaire mondial selon ses propres termes.
Alors que la dynamique du pouvoir mondial évolue, la Chine ne cesse de mettre en œuvre une stratégie financière à long terme visant à remodeler l’ordre monétaire international. L’élément central de cet effort est l’abandon décisif du dollar, une monnaie qui a dominé le commerce mondial, les réserves et la finance pendant près d’un siècle. À la place, la Chine mise sur une double fondation : l’or et le yuan.
Cette stratégie n’est pas motivée uniquement par l’idéologie, mais par le pragmatisme. La détention de milliers de milliards d’actifs libellés en dollars a longtemps rendu la Chine vulnérable aux pressions financières, aux sanctions et à la volatilité des marchés des États-Unis. En accumulant des réserves massives sur l’or et en internationalisant discrètement le yuan par le biais d’initiatives telles que le Shanghai Gold Exchange, Pékin construit une architecture financière parallèle, qui renforce son autonomie tout en réduisant son exposition au système centré sur le dollar.
Plutôt que de provoquer une confrontation directe, l’approche de la Chine est calculée, graduelle et profondément stratégique. L’or sert non seulement de couverture contre le risque de change, mais aussi de symbole de souveraineté monétaire. Pendant ce temps, le yuan, toujours soumis à des contrôles de capitaux, gagne en légitimité grâce au commerce et aux accords bilatéraux. Ensemble, l’or et le yuan apparaissent comme les piliers d’une ambition chinoise plus large : exercer une plus grande influence sur la finance mondiale, selon ses propres termes.
S'éloigner du dollar.
Pendant des décennies, la Chine a détenu d’importants avoirs en bons du Trésor américain, dont le montant a atteint un jour plus de 1 300 milliards de dollars. Mais ces dernières années, Pékin a lentement abandonné cette position. Au premier trimestre 2025, la Chine détenait environ 759 milliards de dollars de dette américaine, ce qui reflète une stratégie plus large de diversification de ses réserves. Parallèlement, ses avoirs en or ont fortement augmenté, atteignant 2 292,31 tonnes et représentant désormais 6,5 % de ses réserves officielles totales.
Ce pivot n’est pas seulement une question d’équilibre du portefeuille. Les responsables politiques chinois considèrent l’or comme un actif stratégique qui permet de se protéger des risques géopolitiques, en particulier des sanctions et de la coercition financière des États-Unis. L’idée, reprise dans un câble de l’ambassade des États-Unis publié par WikiLeaks en 2009, est que l’Occident a longtemps supprimé les prix de l’or pour maintenir la suprématie du dollar.
Selon ce câble, "l’augmentation des réserves d’or de la Chine servira donc de modèle et incitera d’autres pays à réserver davantage d’or". Des réserves d’or importantes sont également bénéfiques pour promouvoir l’internationalisation du RMB".
Certains analystes estiment que les réserves d’or réelles de la Chine dépassent de loin les chiffres officiels. Des rapports suggèrent que la Banque populaire de Chine (PBoC) pourrait acheter cinq fois plus d’or qu’elle ne le déclare au FMI, les réserves réelles pouvant dépasser les 5 000 tonnes. Cette opacité est délibérée : en transférant discrètement ses réserves de dollars vers l’or, la Chine évite d’alarmer les marchés tout en renforçant progressivement son effet de levier.
Chinas Gold Rush
L’efficacité de cette stratégie réside dans sa subtilité. Contrairement à l’abandon des bons du Trésor, qui pourrait déclencher une panique sur les marchés et se retourner contre l’économie, l’achat d’or est une tactique discrète et cumulative. Il exerce une pression à la baisse sur le dollar au fil du temps, surtout si d’autres pays suivent son exemple. En transformant une partie de ses excédents de dollars en or, la Chine réduit la demande mondiale de billets verts tout en constituant une réserve monétaire qui reflète la valeur réelle.
En outre, l’or offre à la Chine une option stratégique. Il peut être mobilisé en cas d’instabilité monétaire, de choc géopolitique ou de perturbation des échanges, sans dépendre des liquidités en dollars. Dans un système encore dominé par la monnaie américaine, ce type de flexibilité est puissant.
Stabilisation, symbolisme et stratégie
Au-delà de l’affaiblissement du dollar, la politique de l’or de la Chine joue un rôle central dans la gestion et la projection de la force du yuan. Alors que l’intérêt mondial pour la dédollarisation s’accroît, notamment parmi les pays soumis à des sanctions occidentales, la Chine positionne le renminbi comme une alternative viable, et l’or est un élément clé de cet effort.
Au niveau national, la Banque populaire de Chine utilise les achats d’or pour aider à stabiliser le yuan, en particulier pendant les périodes de tensions extérieures telles que l’escalade des tarifs douaniers ou les sorties de capitaux. La récente guerre tarifaire, ravivée en 2025 sous le président Trump avec des droits de douane atteignant 145 % sur les importations chinoises et des droits de douane de 125 % en représailles de la part de la Chine, a mis en évidence la fragilité des flux monétaires liés au commerce. En mai 2025, un accord temporaire de 90 jours a réduit les droits de douane à 30 % et 10 %, respectivement.
Malgré ce sursis, le yuan est resté sous pression.
Sur le plan international, la Chine encourage les échanges d’or libellés en yuans par l’intermédiaire de plateformes telles que le Shanghai Gold Exchange. Cela renforce non seulement l’influence de la Chine sur la fixation des prix de l’or au niveau régional, mais encourage également les partenaires commerciaux à régler leurs transactions en yuans. Ce faisant, elle renforce la crédibilité de la monnaie sans qu’il soit nécessaire de la libéraliser complètement.
La dimension symbolique de l’or est également importante. Alors que les monnaies fiduciaires reposent sur la confiance dans la politique gouvernementale, l’or est considéré comme une valeur universelle, à l’abri de toute manipulation. En liant sa politique monétaire à l’or, la Chine s’adresse aux pays et aux institutions qui se méfient de la domination monétaire des États-Unis et de l’impression d’une militarisation du dollar.
La possibilité d’un yuan partiellement adossé à l’or est souvent évoquée, en particulier dans les cercles financiers alternatifs. Si une monnaie entièrement adossée à l’or n’est pas réalisable compte tenu des volumes d’échanges mondiaux et de l’offre limitée d’or, un système hybride renforçant l’attrait du yuan grâce à des réserves d’or n’est pas hors de portée.
Il serait particulièrement intéressant pour les pays du Sud ou les États sanctionnés comme la Russie et l’Iran, qui se tournent de plus en plus vers des systèmes de compensation alternatifs et des accords commerciaux bilatéraux.
Ventes du Trésor et dédollarisation
Si le pivot de la Chine vers l’or est discret et calculé, l’idée d’armer ses avoirs en titres du Trésor américain est plus explosive et controversée. Avec des centaines de milliards de dollars de dette américaine, la Chine a théoriquement un effet de levier sur les marchés financiers américains. Certains pensent qu’en période de fortes tensions, Pékin pourrait soudainement vendre des bons du Trésor pour déstabiliser le dollar.
En effet, lors de l’escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, certains analystes ont noté des signes indiquant que la Chine pourrait avoir commencé à vendre des bons du Trésor. Les rendements des obligations américaines à long terme ont bondi au début du mois d’avril, suscitant des spéculations sur le fait que Pékin ripostait subtilement à la nouvelle vague de droits de douane de Trump. Toutefois, les données de Bloomberg et des analystes de TD Securities suggèrent le contraire. Si la Chine se débarrassait réellement de ses avoirs, les rendements à court terme auraient dû augmenter également, mais ce n’est pas le cas.
Même si la Chine en a la capacité, les risques de se débarrasser de ses bons du Trésor sont considérables. Une telle opération ferait baisser la valeur des actifs chinois encore libellés en dollars et renforcerait le yuan, ce qui renchérirait les exportations chinoises et menacerait la croissance intérieure.
Comme l’a fait remarquer le secrétaire au Trésor Scott Bessent en avril 2025, la vente de bons du Trésor nuirait en fin de compte aux intérêts économiques de la Chine. "S’ils vendent des bons du Trésor, ils devront acheter des RMB, ce qui renforcera leur monnaie. Or, c’est exactement le contraire qu’elle a fait", a-t-il déclaré.
Le message des responsables politiques chinois semble clair : la confrontation financière avec les États-Unis n’est pas l’objectif. Pékin préfère éroder progressivement la domination du dollar, par le biais de mécanismes de marché et d’une diversification stratégique, plutôt que par une thérapie de choc financière.
Un yuan adossé à l’or ?
L’une des idées les plus audacieuses qui circulent est la possibilité que la Chine finisse par lancer un yuan numérique adossé à l’or. Une telle initiative marquerait un changement radical dans la finance mondiale, le retour d’une monnaie liée à une matière première physique, mais adaptée à l’ère de la blockchain.
Si l’impact symbolique serait énorme, les obstacles pratiques restent considérables. Une monnaie adossée à l’or limiterait la politique monétaire, réduirait la flexibilité en temps de crise et nécessiterait d’immenses réserves pour soutenir ne serait-ce qu’une part modeste du yuan en circulation. En outre, le yuan est toujours soumis à un contrôle strict des capitaux, ce qui limite sa liquidité et sa convertibilité.
Néanmoins, même sans soutien officiel, le stock d’or croissant de la Chine renforce la confiance dans le yuan. Il témoigne d’une discipline, d’une stabilité et d’une vision à long terme, qualités qui font souvent défaut aux régimes monétaires qui s’appuient fortement sur l’assouplissement quantitatif ou la monétisation de la dette. Pour les pays qui cherchent à se détourner du dollar, un yuan soutenu par l’or, même officieusement, peut devenir une alternative de plus en plus attrayante.
En outre, des pays comme la Russie, l’Iran et d’autres pays confrontés à des sanctions occidentales ont déjà augmenté l’utilisation de l’or et du yuan dans leurs échanges bilatéraux. À mesure que les monnaies numériques évoluent et que les monnaies numériques des banques centrales (CBDC) gagnent du terrain, un yuan fortement soutenu par l’or pourrait jouer un rôle de premier plan dans un système financier multipolaire émergent.
Conclusion
L’évolution monétaire de la Chine n’est pas une révolution, mais un rééquilibrage. Grâce à l’accumulation calculée d’or et à la lente montée en puissance du yuan dans le commerce mondial, Pékin crée un effet de levier, au lieu de le faire exploser. L’objectif n’est pas de renverser le dollar du jour au lendemain, mais de réduire l’exposition, de se protéger contre la coercition financière et d’offrir discrètement une autre option au monde.
Dans cette stratégie, l’or est plus qu’une couverture ; c’est un outil diplomatique, un stabilisateur et un message à la communauté internationale. Associé à une monnaie disciplinée et contrôlée par l’État, il permet à la Chine de défier l’ordre fondé sur le dollar sans déstabiliser sa propre économie ni s’exposer à des représailles.
Le monde n’est peut-être pas prêt à abandonner le dollar, mais il est de plus en plus disposé à envisager d’autres solutions. Alors que l’inflation, les sanctions et la dette remodèlent la finance mondiale, la stratégie de la Chine en matière d’or et de yuan la positionne non seulement comme un rival de la puissance économique américaine, mais aussi comme l’architecte de la prochaine ère monétaire, un système moins dépendant de la confiance et davantage fondé sur la valeur.
Que cette transition s’accélère ou s’étale sur plusieurs décennies, une chose est sûre : la Chine ne se contente plus de participer au système financier mondial, elle en réécrit discrètement les règles.
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Or en $ en hausse de 0,51 % sur les 3 306 $
Une confirmation? Encore qu'elle apporte des éléments nouveaux.
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Le prix de l'or rebondit grâce à une demande soutenue de valeurs refuges.
Kitco Media
Par Jim Wyckoff
Publié :
14:26
Mis à jour :
14:33
(Kitco News) - Les prix de l'or et de l'argent sont en hausse mercredi matin aux États-Unis. Un flux constant d'achats de valeurs refuges pousse les prix des métaux précieux à la hausse cette semaine. Le cours de l'or de juin était en hausse de 26,30 $ à 3 310,90 $. Le cours de l'argent a progressé de 0,126 $ en juillet, à 33,30 $.
Dans la nuit, CNN a rapporté que les services de renseignement américains suggéraient qu'Israël se préparait à frapper les installations nucléaires iraniennes. Le marché n'est pas trop perturbé par cette information. Il est probable qu'Israël ait des plans d'urgence pour frapper les installations nucléaires iraniennes depuis des années.
Le cours de l'or a rebondi en milieu de semaine, grâce à une demande renouvelée pour les valeurs refuges, notamment en provenance de Chine.
Le courtier SP Angel rapporte aujourd'hui dans un courriel : « Nous continuons de considérer les achats chinois comme le principal moteur du prix de l'or, et le marché a probablement été rassuré par les données indiquant que les importations d'avril ont augmenté de 73 % en glissement mensuel, pour atteindre 127,5 tonnes, un sommet sur 11 mois. La banque centrale chinoise a récemment alloué de nouveaux quotas aux banques commerciales, stimulant ainsi la demande d'or. De plus, les compagnies d'assurance chinoises sont également encouragées à accroître leurs avoirs en or, la Chine continuant de diversifier ses réserves de change et ses actifs. Les achats d'or des particuliers chinois interviennent dans un contexte d'inquiétudes concernant leur marché immobilier national et la dépréciation du yuan.»
Bloomberg a rapporté dans la nuit que les bijoutiers et les investisseurs chinois ont importé le plus de platine en un an le mois dernier, la stabilité du métal précieux ayant renforcé son attrait face à un marché de l'or plus volatil.
Les marchés boursiers asiatiques et européens ont affiché des performances mitigées, voire plus fermes, au cours de la nuit. Les indices boursiers américains devraient ouvrir en baisse aujourd'hui à New York.
Les principaux marchés extérieurs annoncent aujourd'hui une forte baisse de l'indice du dollar américain. Les contrats à terme sur le pétrole brut du Nymex se raffermissent et s'échangent autour de 62,50 $ le baril. Le rendement de l'obligation de référence du Trésor américain à 10 ans s'établit actuellement à 4,567 %.
Les données économiques américaines, attendues mercredi, sont peu nombreuses et comprennent l'enquête hebdomadaire sur les demandes de prêts hypothécaires de la MBA et le rapport hebdomadaire du DOE sur les stocks d'énergie liquide.
Techniquement, les haussiers des contrats à terme sur l'or de juin ont retrouvé leur avantage technique à court terme et bénéficient désormais d'une dynamique. Leur prochain objectif de hausse est de clôturer au-dessus de la solide résistance à 3 400,00 $. Leur prochain objectif de baisse à court terme est de faire passer les contrats à terme sous le support technique solide du plus bas de mai à 3 123,30 $. La première résistance se situe au plus haut de la nuit à 3 322,50 $, puis à 3 350,00 $. Le premier support se situe au plus bas de la nuit à 3 287,00 $, puis à 3 250,00 $.
Note de marché de Wyckoff : 6,5.
Jim Wyckoff
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L'Or en $ grimpe de 0,47 % sur les 3 305 $. Il nous faut passer les 3 310 $ si on veut franchir la kijun qui se pose actuellement en résistance.
L'évolution du cours euro/doll.
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La faiblesse du dollar devrait se poursuivre jusqu’en 2026 - UBS
Auteur
Peter Nurse
Forex
Publié le 21/05/2025 14:35
© Reuters
Euro US Dollar : 0,40%
Investing.com — Le dollar américain a connu de longues périodes de faiblesse cette année, et UBS prévoit que cette tendance baissière se poursuivra jusqu’en 2026, alors qu’une croissance américaine plus faible et des incertitudes politiques créent des vents contraires structurels pour le billet vert.
À 10h30 (heure de Paris), l’indice du Dollar, qui suit la performance du billet vert face à un panier de six autres devises, a chuté de 0,4% à 99,595, soit plus de 8% de baisse depuis le début de l’année. De plus, l’EUR/USD a augmenté de 0,4% à 1,1328 $, en hausse de plus de 9% jusqu’à présent en 2025.
L’économie américaine a surpassé ses pairs en termes de croissance ces dernières années. Une des principales raisons a été sa politique fiscale très expansionniste, malgré une économie déjà en plein essor. Cela a maintenu la politique monétaire de la Réserve fédérale en territoire restrictif, tandis que d’autres banques centrales sont passées en mode assouplissement.
Cependant, cette politique fiscale et monétaire est appelée à changer, selon les analystes d’UBS, dans une note datée du 21/05.
L’administration Trump est arrivée au pouvoir avec des promesses de réduire les dépenses inutiles et d’utiliser ces économies pour des réductions d’impôts.
"L’économie classique et les querelles politiques américaines nous suggèrent qu’il y aura probablement une douleur à court terme avant un gain à long terme, car les réductions de dépenses devront se produire d’abord, avant tout impact positif des réductions d’impôts", a déclaré UBS.
"De plus, nous prévoyons un ralentissement de la croissance américaine au cours des prochains trimestres, car l’incertitude pourrait freiner les décisions d’investissement. Avec cette combinaison négative, la Fed semble prête à reprendre son cycle d’assouplissement plus tard cette année."
Dans le même temps, le mix de politique fiscale et monétaire européen change également. L’Allemagne qui lève le frein à l’endettement représente un changement majeur, marquant la plus grande expansion fiscale du pays depuis sa réunification.
En conséquence, combiné à l’augmentation des dépenses de défense européennes, nous prévoyons une croissance de la zone euro sur notre horizon de prévision à 1% ou plus. Comme la relance budgétaire devrait commencer vers la fin de cette année, la période d’assouplissement de la politique monétaire en Europe devrait se terminer avec une stabilisation des taux à 1,75%, selon notre point de vue.
"Nous pensons que la convergence de la croissance et de la politique monétaire laisse de la place pour une hausse de l’EURUSD", a déclaré UBS. "Nous croyons que l’USD devrait s’affaiblir dans les trimestres à venir, et nous introduisons notre prévision pour fin juin 2026 pour l’EUR/USD à 1,20."
Graph de l'Euro/doll en mensuel.
Si on passe les 1,16 $ on file sur les 1.2160 $.
L'objectif de UBS des 1,20 $ pourrait être tenu plus vite que la fin juin 2026.
Forum de discussion Or (once en $)
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