
Les cours du pétrole sont globalement stables mardi malgré l'annonce de frappes américaines dans le golfe Persique dans un contexte de fragile espoir d'une solution diplomatique au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
Vers 16h45, le contrat sur le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison en décembre était quasiment inchangé, à 96,46 dollars le baril, tandis que celui sur le brent de même échéance cédait 0,8%, à 103,97 dollars. Les deux contrats avaient chuté de plus de 8% la veille.
Les Etats-Unis ont attaqué lundi l'île iranienne de Qeshm, selon des informations du Wall Street Journal, citant des responsables américains. Cette opération s'ajoute aux frappes limitées que Washington a menées secrètement contre le pays ces dernières semaines, alors que le président américain, Donald Trump, évoquait la possibilité d'un accord diplomatique avec Téhéran, a indiqué le quotidien.
"Le marché semble relativiser l'importance des frappes américaines contre des cibles iraniennes sur l'île de Qeshm. Elles n'ont pas été perçues comme une escalade car elles ne modifient pas la situation actuelle alors même que les cours du pétrole intègrent déjà un risque élevé" de reprise des hostilités militaires, a indiqué dans une note l'analyste de XS.com, Samer Hasn.
Néanmoins, selon lui, l'optimisme reste très fragile concernant l'hypothèse d'une solution diplomatique. "A moins que l'une ou l'autre des parties ne fasse des concessions majeures sur les questions en suspens, qu'il s'agisse du dossier nucléaire, des avoirs iraniens gelés, du soutien aux groupes supplétifs ou du contrôle du détroit d'Ormuz, il n'y a pas d'autre perspective que celle d'une escalade. Je considère par ailleurs ce nouveau cycle de négociations comme un mauvais présage, laissant craindre une reprise prochaine de la guerre, comme cela s'était produit à la fin du mois de février dernier, après des négociations directes", a-t-il indiqué.
Les opérateurs sont également suspendus aux résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, attendus dans la soirée de mardi, alors que les investisseurs "anticipent une large série de scénarios possibles une fois que Donald Trump sera libéré des contraintes politiques qui pèsent actuellement sur lui, notamment la pression de l'opinion publique liée aux prix élevés de l'énergie", selon Samer Hasn.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
