
Les cours du brut s'emballent de nouveau mercredi après la menace du président américain Donald Trump de "frapper durement" l'Iran à la suite d'une attaque contre les forces armées américaines au Moyen-Orient.
Vers 16h25, le baril de brent pour livraison en septembre, référence internationale, rebondissait de près de 7%, à 90 dollars. Le baril de brut léger WTI de même échéance coté à New York remontait de plus de 6,6%, à 84,53 dollars.
Le président Donald Trump a indiqué mercredi matin, dans un entretien à la chaîne Fox News qu'il ordonnerait des frappes massives contre l'Iran en représailles à des attaques contre les forces américaines. "Nous allons les frapper durement. Ils vont prendre une raclée", a-t-il indiqué. Le Commandement central des Etats-Unis avait confirmé mardi soir qu'il avait "intercepté avec succès", avec l'aide de l'armée saoudienne, une trentaine d'attaques de drones contre les forces américaines sur une base militaire en Jordanie et contre des infrastructures énergétiques en Arabie Saoudite au cours des trois derniers jours.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les cours du brut avaient entamé une décrue au cours des trois dernières séances, les opérateurs misant sur une amélioration de la circulation maritime pour relancer les exportations d'hydrocarbures en provenance du Moyen-Orient à la faveur de la trêve entre les deux pays. Les stocks pétroliers restent notamment sous forte pression aux Etats-Unis. L'agence américaine d'information à l'énergie (EIA) a fait part mercredi d'une nouvelle baisse des stocks commerciaux dans le pays au cours de la semaine écoulée, de plus de 7 millions de barils, alors que les réserves stratégiques ont également diminué de 3,8 millions de barils.
"La poursuite de cette guerre aggravera les dégâts subis par les infrastructures pétrolières essentielles, que ce soit dans les pays du Golfe ou en Iran. Ces dégâts ne pourront pas être réparés par la voie de la négociation et leur réparation pourrait prendre des mois, voire des années", a prévenu dans une note l'analyste de Samer Hasn, de XS.com . "Cela pourrait maintenir les cours du pétrole à un niveau relativement élevé pendant une longue période. Des scénarios extrêmes et peu probables pourraient devenir réalité à mesure que la guerre s'éternise", a-t-il ajouté.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
