
Les cours du brut marquent une pause jeudi alors que les opérateurs continuent de surveiller la situation au Moyen-Orient et les tentatives pour ramener l'Iran et les Etats-Unis à la table des négociations afin de mettre un terme à leurs frappes mutuelles.
Vers 16h25, le baril de brent pour livraison en septembre, référence internationale, cédait 0,8%, à 89,4 dollars. Le baril de brut léger WTI de même échéance coté à New York abandonnait 1,4%, à 83,79 dollars.
Les cours avaient poursuivi leur hausse jeudi matin après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran dans la nuit en représailles à une attaque iranienne ayant visé des soldats américains en Jordanie.
Mais ils ont ensuite cédé du terrain après que le Pakistan, l'un des médiateurs dans le conflit, a affirmé jeudi que Washington et Téhéran négociaient en vue "d'une désescalade". Selon la diplomatie pakistanaise, citée par l'AFP, les négociations concernent en particulier le détroit d'Ormuz et les médiateurs font tout leur possible "pour ramener toutes les parties au protocole d'accord de paix d'Islamabad" signé à la mi-juin.
Le fournisseur de données Kpler a par ailleurs fait état jeudi d'une augmentation du trafic maritime mercredi dans le détroit d'Ormuz et celui de Bab El-Mandeb malgré les frappes en cours dans la région par laquelle transite près de 20% du pétrole mondial.
Kpler a cependant souligné que la situation entre les Etats-Unis et l'Iran était "incertaine" et que l'environnement sécuritaire pour les navires restait "instable". "Dans les prochains jours, les opérateurs devront surveiller l'évolution du trafic dans les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb ainsi que les incidents maritimes confirmés, car une reprise des perturbations, des changements de routes ou de nouvelles attaques pourraient signaler une dégradation rapide de l'environnement sécuritaire", a souligné Dimitris Ampatzidis, analyste des risques chez Kpler.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
