bourse investir
OK

Les obligations convertibles, partie 1

L'obligation convertible est une panacée pour les uns parce qu'elle présente toutes les caractéristiques de sécurité de l'obligation jointe aux chances de gain de l'action, un titre hybride pour les autres parce qu'elle rapporte moins qu'une valeur à revenu fixe classique et progresse moins qu'une action en cas de hausse.

La convertible est une obligation classique qui peut être remboursée par la remise d'une action créée par la société émettrice au moment de cet échange. Elle est en quelque sorte indexée sur le cours de l'action et présente donc une double nature.

La double nature de l'obligation convertible

L'aspect obligation

Le souscripteur ou le porteur d'une convertible est un créancier de la société émettrice avec tous les avantages que cette situation offre. Sauf faillite de la société, il est assuré :

a) d'un remboursement à un prix déterminé à l'avance qui comporte en général une prime de remboursement par rapport au nominal;

b) de la perception d'un coupon régulier fixé lui aussi dès l'émission;

c) par conséquent, le porteur d'une convertible comme celui de toute obligation connaît parfaitement à tout moment le risque qu'il assume. Dans le pire des cas (exception toujours faite de l'hypothèse d'une faillite de la société), le cour de son obligation en Bourse tombera au niveau que lui assigne sa valeur actuarielle et, à l'échéance, elle sera remboursée au prix convenu.

L'aspect action

a) Echangeable en général en permanence contre une action, la convertible met son porteur dans une situation identique à celle de l'actionnaire direct. Son cours suit en effet celui de l'action en cas de hausse et, au moment de la conversion le propriétaire de ce titre aura réalisé une plus-value du même ordre que celle d l'actionnaire sans avoir pris les mêmes risques.

b) Parité d'échange.
A sa naissance, une obligation convertible est le plus souvent échangeable contre une action de la société émettrice. Cette parité d'une pour une n'est cependant pas une règle générale. Pour deux raisons :

- Au fur et à mesure de la vie de l'action, des opérations financières peuvent affecter des cours : division du titre, attribution gratuite ou augmentation de capital avec droit de souscription.
Une division par deux de l'action peut ramener la parité de la convertible à deux titres pour une obligation.
Les attributions gratuites aboutissent souvent à des parités de l'ordre de 1,25 action pour une obligation, ce qui serait le cas pour l'attribution d'une pour quatre.

- Enfin, les augmentations de capital avec droit de souscription conduisent par l'application d'un coefficient d'ajustement à des parités plus complexes, telles que 1,03 ou 1,12 action pour une obligation. Dans ce cas, il y aura lieu au moment de la conversion au paiement d'une soulte, soit par la société, soit par le porteur d'obligation, afin de faire coïncider parfaitement la valeur de l'action et celle de l'obligation.

La parité

La parité peut ne pas être simple au départ, mais de, par exemple, 3 ou 4 actions pour 1 obligation (ou plus rarement d'une action pour plusieurs obligations). L'explication est en général que, par commodité, les sociétés tendent à émettre des obligations d'un nominal relativement élevé qui ne correspondra pas forcément à la valeur d'une seule action.

Page suivante

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Google Plus Linkedin email

A lire également
Pour aller plus loin