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Les bons de souscription, partie 1

Définition et mécanisme

Exemple de bon de souscription
Le bon de la société X permet de souscrire à une action de cette société au prix de 500 € jusqu'au 30 avril 2004. Si l'action X dépasse le niveau de 525 €, le bon qui permet de se procurer une action à un coût inférieur au cours de Bourse se révèle un placement gagnant. Si l'action X vaut par exemple 1 000 € en avril 2004, le bon vaudra 475 € (1 000 € moins le prix d'exercice de 525 €).

Intérêt pour l'acquéreur
Le bon permet à un investisseur d'être intéressé à la hausse d'une action sans avoir à y consacrer le même montant de capitaux que s'il était actionnaire direct de la société.
Exemple : le 16 juillet 1998, l'action X valait 350 et le bon, qui permet d'obtenir le titre à 210 € d'ici au 31 mars 2002, cotait seulement 175.
L'économie réalisée était de 50 % exactement du cours. Avec la moitié de la mise qu'il aurait dû engager en tant qu'actionnaire, le porteur de bon avait le même intérêt.
Le bon permet de jouer sur l'effet de levier en cas de hausse du cours de l'action : si le titre X passe par exemple de 350 à 560, le bon vaudra logiquement 350, puisqu'en y ajoutant le prix d'exercice de 210 €, on obtiendrait une action valant 560. Le bon aurait donc été multiplié par deux pendant que l'action progressait seulement de 60 %.
Le revers de la médaille est que le bon peut tomber à zéro. Il suffit que l'action X fléchisse de 350 à moins de 210 à l'échéance du 31 mars 2002 pour qu'il perde toute valeur. L'effet de levier joue ainsi dans les deux sens.

Intérêt pour les sociétés émettrices
Le premier est évident : il s'agit de procéder à une augmentation de capital différée en numéraire au moment où les bons arriveront à maturité.
Bien que cette opération soit incertaine, puisqu'elle dépend du niveau du cours de l'action à une échéance déterminée, la création de bons permet pour les entreprises de planifier leurs ressources en fonds propres.
En second lieu, le recours aux bons est un moyen d'émettre des actions à un prix beaucoup plus élevé que celui qui pourrait être pratiqué lors d'une augmentation de capital normale même si la rentrée des fonds est différée.
Conséquence : pour recueillir la même somme, la société crée un nombre d'actions plus réduit, cela a l'avantage de réduire la dilution.
En troisième lieu, l'émission de bons est quelquefois l'occasion pour des sociétés qui, avec de solides arguments, considèrent leur titre comme déprécié, de donner une sorte de signal au marché en démontrant que le prix d'exercice retenu est plus représentatif de la valeur actuelle de l'affaire que le cours de Bourse.
En quatrième lieu, les bons peuvent constituer une récompense ou une prime de fidélité pour les actionnaires.

Parité avec l'action
Dans la majorité des cas, un bon permet de souscrire à une action payée à un prix déterminé.
Cependant, les parités peuvent être plus complexes, soit qu'un bon permette de souscrire à plusieurs actions, soit que, plus souvent, il faille plusieurs bons pour obtenir une action.
Il arrive fréquemment que la parité soit corrigée pour tenir compte d'une opération sur l'action.
En cas de division, le nombre d'actions auquel donne droit le bon est multiplié par le même coefficient que les actions.
Exemple : après une division par deux, le bon permettra d'obtenir deux actions au lieu d'une précédemment.
En cas d'attribution gratuite ou de détachement de droit de souscription, le nombre d'actions auquel un bon donne le droit de souscrire doit être corrigé en le multipliant par le coefficient d'ajustement qui ressort de l'opération
Il faut souligner que c'est toujours la parité qui est ajustée et non le prix d'exercice qui pourrait varier en s'appliquant à une parité inchangée à travers le temps, encore que cette technique ait été utilisée deux fois à la suite d'une erreur des services de la SBF.
Si les divisions et les attributions gratuites permettent de conserver des parités simples, les augmentations de capital en numéraire et les successions d'opérations aboutissent souvent à des nombres compliqués du genre 6,74 actions pour un bon.
Dans de tels cas, on a recours lors de l'exercice du bon au versement d'une soulte, soit par le souscripteur, soit par la société, afin de retomber sur des nombres entiers.

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