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Se constituer un portefeuille bourse

2/ Le temps :

L'investissement boursier est une discipline qui requiert une disponibilité assez importante si vous voulez gérer vous-même votre portefeuille, mais c'est aussi un réel plaisir intellectuel !

Au-delà de la formation aux mécanismes boursiers, la recherche d'informations, la sélection des investissements et le suivi des valeurs prennent du temps.

Plus votre horizon de placement est court, plus votre disponibilité devra être importante. Un "daytrader" pourra passer ses journées collées à l'écran, quand un investisseur qui est sur une démarche moyen terme pourra faire un point quelques minutes par jour simplement.

Si vous ne pouvez consacrer que de très peu de temps à votre portefeuille, la solution la plus simple, et sans doute la plus sécurisée, est le recours à des produits de placement collectif (SICAV, FCP).

Un gestionnaire réalise pour vous les arbitrages des valeurs au sein de ces produits et vous êtes ainsi dégagé du suivi des valeurs, des transactions, etc. Nous vous invitons à consulter la fiche dédiée aux OPCVM si vous êtes intéressé par ce type de placement.

3/ Quelle est mon aversion au risque ?

Le risque est toujours présent lors d'un investissement boursier. Il peut être atténué avec diverses techniques, mais il faut toujours l'avoir à l'esprit.

Comme nous l'avons vu précédemment, la diversification du portefeuille entraîne une diminution du risque ; de même une optique de placement à moyen ou long terme limite la sensibilité aux " trous d'air " conjoncturels.

gerer un portefeuille Ensuite, le risque est graduel suivant les actifs financiers sur lesquels vous investissez. Ce risque est proportionnel à l'espérance de gain.

En effet, il ne faut pas se laisser abuser par un produit miracle au rendement extraordinaire et soi-disant sans risque. Cela n'existe pas. Un rendement élevé entraîne automatiquement un risque élevé. A l'inverse un produit qui présente un risque faible produira un rendement systématiquement modeste.

Le graphique ci-contre vous présente quelques classes d'actifs classées selon leur couple "risque/rentabilité". On constate par exemple que les SICAV monétaires rapportent très peu mais portent un risque quasi nul. A l'inverse, les produits dérivés sont très risqués mais potentiellement très rémunérateurs.

Enfin, n'abusez pas de " l'effet de levier " sur les valeurs du SRD. Ce mécanisme, qui vous permet d'acheter plus d'actions que vous ne disposez de liquidités, peut rapidement vous conduire à tout perdre si vous ne maîtrisez pas bien le mécanisme. En débutant il est même préférable d'éviter le levier et de réaliser ses investissements au comptant. Cela laisse le temps d'appréhender les mécanismes et les premiers pièges. Les marchés sont suffisamment exigeants pour ne pas se rajouter d'emblée une pression avec du crédit.

4/ La taille du portefeuille :

Le montant disponible pour votre investissement est également un critère important. Il apparaît difficile et finalement peu rentable de gérer directement en bourse un portefeuille inférieur à 2 000 euros. Les frais de transaction ont vite fait de grignoter vos gains. Et le risque est important car vous ne pouvez presque pas diversifier vos placements.

Or, la diversification est un moyen de limiter considérablement les risques. Plus vous posséderez de titres différents en portefeuille, plus le risque inhérent à chacun sera lissé par les autres. D'ailleurs il faudra veiller à investir dans des titres qui ne sont pas trop corrélés pour réaliser une bonne diversification. Par exemple, en achetant du BNP Paribas, des actions Société Générale et du Crédit Agricole, vous avez une exposition bancaire à 100%, les trois titres réagiront quasiment de la même manière et vous ne serez pas du tout diversifié. La diversification doit s'entendre par secteurs d'activité : automobile, banque, pharmacie, etc.

Il ne faut pas pour autant diversifier à outrance car le suivi des titres devient alors très difficile. Mais investir sur 5 à 10 valeurs différentes peut permettre de limiter les risques de manière importante.

Ensuite, pour des portefeuilles plus importants (supérieurs à 50 000 euros), il est même possible d'envisager une diversification par type d'actifs (actions, obligations...) mais également par zone géographique (Europe, Asie...) lissant encore un peu plus les risques.

Se constituer un portefeuille les profils d'investisseurs

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