L'Asie fait le ménage ?
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La fin de l’hégémonie occidentale sur les prix de l’or et l’argent ?
Publié par Cyrille Jubert | 17 mars 2026 | 9785
Site : or.fr
Vous vous souvenez de la période qui a suivi le krach systémique de 2008 et des tentatives de mise en place des règles Dodd-Frank pour encadrer les banques. À la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), le gendarme des marchés à terme des matières premières, une équipe d’« incorruptibles » avait alors été constituée. La tâche était particulièrement difficile : un fonctionnaire de la CFTC gagnait en moyenne à peine plus de 3 000 $, et au mieux 4 000 $, alors qu’en face se trouvaient des banques extrêmement puissantes, manipulant régulièrement le marché des métaux précieux. Elles engrangeaient ainsi des millions de dollars et ne se privaient pas de tenter d’influencer ceux qui cherchaient à leur mettre des bâtons dans les roues.
À l’époque, Bart Chilton, l’un des cinq commissaires de la CFTC, faisait des efforts méritoires pour dénoncer la manipulation des cours par ces banques dominantes agissant de concert. Il est malheureusement décédé des suites d’une maladie. Il disposait de vingt procureurs sous son autorité pour faire respecter la loi. À ce jour, il n’en reste plus aucun, le dernier ayant présenté sa démission le lundi 23 février.
Le COMEX est souvent été surnommé le « CRIMEX » sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, sur ce marché, il semble possible d’enfreindre règles et lois sans véritable risque de poursuites, faute d’autorité pour traduire les contrevenants en justice.
Le 30 novembre 2025, le CME a coupé ses systèmes informatiques pendant dix heures, le temps de négocier avec un acheteur afin qu’il retire sa demande de livraison portant sur 7 330 contrats de 5 000 onces d’argent — soit 36 millions d’onces — ce qui aurait placé le COMEX dans une situation très délicate. Finalement, ce trader a accepté que 6 816 de ses contrats soient réglés en espèces, moyennant une prime de 65 millions $.
En décembre, les autorités du COMEX auraient négocié de manière similaire pour 95 % des contrats en jeu, réglés en espèces, et auraient interdit, pour les autres, la sortie des barres d’argent des entrepôts pendant une période non divulguée.
Le jeudi 26 février, quelques heures avant l’expiration des contrats, le CME a de nouveau interrompu ses serveurs et annulé les contrats conclus dans la journée sur les métaux précieux.
Le COMEX en faillite ?
Souvenez-vous que, le 27 novembre 2025, sans aucun communiqué de presse, la banque JP Morgan a délocalisé son bureau de trading de métaux précieux — qui traite chaque jour des milliards de dollars — quittant New York pour Singapour. Cinquante traders et leurs familles avaient reçu l’ordre d’être installés à Singapour, dans la région Asie-Pacifique, à cette date.
Mi-janvier, quatre des principales banques se sont totalement retirées du marché de l’argent au COMEX :
JPM
HSBC
SCOTIA
BNP PARIBAS
Ces établissements représentaient plus de 40 % des échanges sur les contrats à terme des métaux précieux. Elles ne souhaitent pas se retrouver au cœur d’un marché en pleine dislocation, ni être associées à une éventuelle faillite et aux risques juridiques et financiers qui pourraient en découler.
Le COMEX en faillite
L’Inde ne suit plus le fixing de Londres
Prenez un atlas : vous constaterez que, sur la plupart des cartes, le centre du monde est situé en Europe, voire en Angleterre. Ces représentations traduisent une vision centrée sur les nations occidentales dominantes. Ce paradigme apparaît aujourd’hui largement dépassé.
Depuis 1919, la référence mondiale du prix de l’or était le « fixing » de Londres, issu d’un échange entre les cinq principales bullion banks de la place londonienne, à l’origine dans les bureaux de N.M. Rothschild.
Aujourd’hui, compte tenu de la situation du COMEX à New York et des difficultés rencontrées par le marché de Londres en octobre, une part croissante du monde se tourne vers le fixing de Shanghai.
Depuis quelques semaines, l’Inde a officiellement annoncé que la référence de son marché de l’or et de l’argent ne serait plus le prix fixé à Londres. Une information majeure.
La décision de l’Inde en est une illustration claire : le centre de gravité du monde ne se situe plus en Europe, mais en Asie.
Les chiffres des stocks d’or et d’argent publiés par le marché de Londres relèvent, selon moi, davantage de la métavers que de la réalité. Ces stocks ne seraient pas disponibles à la vente et pourraient, en réalité, appartenir aux banques chinoises — Lire mon article à ce sujet.
Un jour prochain, ce scandale pourrait éclater, provoquant un choc monétaire majeur qui entraînerait nos monnaies dans une chute brutale face aux métaux précieux.
La rigueur du Shanghai Gold Exchange
Face à l’opacité du marché des métaux précieux à Londres et à New York, le SGE se situe à l’exact opposé.
L’or et l’argent vendus dans la journée changent de propriétaire à la clôture.
Les stocks physiques sont publiés quotidiennement, tant pour le SGE que pour le SHFE (marché des contrats à terme).
Un milliardaire chinois, Bian Ximing, est devenu une figure majeure des matières premières après avoir réalisé d’importants investissements sur les marchés des métaux ces dernières années. Après avoir fortement misé sur la hausse depuis août dernier, il a commencé à alléger ses positions courant novembre, estimant que le sommet de cette vague haussière approchait.
Selon Bloomberg, ce trader détenait déjà, début février, la plus importante position vendeuse nette sur l’argent jamais enregistrée en Bourse. Il a été l’un des principaux bénéficiaires du mouvement baissier des 29 et 30 janvier.
Les autorités chinoises ont toutefois identifié d’importantes manipulations sur le cours de l’argent, notamment via un tracker à effet de levier, ainsi que par l’action coordonnée de plusieurs hedge funds prenant des positions supérieures aux stocks disponibles à Shanghai. Les sanctions ont alors été rapides : 25 sociétés se sont vu interdire toute prise de position vendeuse, et d’importants appels de marge ont contraint l’ensemble des traders à réduire leurs engagements.
Ximing aurait détenu une position vendeuse équivalente au stock total du SHFE en Chine, qu’il compensait par une position acheteuse sur les contrats à terme de l’argent au COMEX. Or, les stocks d’argent physique du COMEX ne seraient pas suffisants pour assurer une livraison permettant à Ximing de couvrir ses ventes à découvert à Shanghai.
De telles pratiques sur le papier ne peuvent fonctionner qu’entre le COMEX et le marché de Londres ; elles ne sont pas possibles avec Shanghai, où la livraison physique est obligatoire.
Pas de vente à découvert — ce que l’on appelle le « naked short ».
Compte tenu de l’importance accordée par le gouvernement chinois à l’or et à l’argent, ainsi que de son intention de réévaluer les métaux précieux — clairement exprimée dans ses directives de juin adressées aux ministères concernés (lire mon article à ce sujet) — les marchés de Shanghai, le SGE et le SHFE, ont été repris en main ces dernières semaines avec une grande fermeté. Aucune infraction aux règles de trading n’est désormais tolérée.
Nous sommes à l’exact opposé du COMEX, où il ne semble plus y avoir d’autorité en mesure de faire respecter les règles.
La Chine est ainsi en train de s’imposer comme la référence internationale du prix réel du physique, tant pour l’or que pour l’argent.
Quant au COMEX, la baisse de 33 % de l’intérêt ouvert montre que ce marché est déjà, progressivement, délaissé par les professionnels.
Je vous mets juste la fin de l'article. Long, très long mais à lire jusqu'au bout.
Nous sommes ainsi face à un triple déni — géopolitique, monétaire et de marché. Tandis que les investisseurs scrutent la Fed et les dynamiques techniques de court terme, les tensions continuent de s’accumuler dans l’économie réelle.
C’est précisément dans ce type d’environnement que le cours de l’or construit ses mouvements. Alors que les marchés actions restent artificiellement soutenus par un régime de volatilité comprimée, le métal jaune consolide. Cette phase ne traduit pas une faiblesse, mais une phase d’accumulation.
Chaque jour de déni, chaque compression de volatilité, chaque mauvaise lecture du risque réel alimente la prochaine phase de hausse.
Lorsque le marché finira par intégrer la nature du choc — réel, énergétique et inflationniste — l’ajustement ne sera pas progressif.
Il sera rapide.
Article sur le site or.fr.
L’or accumule de l’énergie, le marché neutralise le risque réel
Publié par Laurent Maurel | 19 mars 2026 | 5939
Les signaux d’alerte s’accumulent, mais les marchés continuent d’ignorer ce qui se joue en profondeur dans la chaîne d’approvisionnement mondiale.
Le point de rupture se situe aujourd’hui au Moyen-Orient. La situation dans le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial, s’est brutalement détériorée. Elle s’inscrit désormais dans une escalade militaire diffuse qui touche directement les infrastructures critiques.
L’île de Kharg — cœur logistique des exportations pétrolières iraniennes — a été bombardée.
Ce point est loin d’être anecdotique. Kharg concentre entre 85 % et 95 % des exportations de brut iranien, ce qui en fait un véritable point de passage unique pour l’ensemble de la production nationale. L’île est reliée par pipeline à la majorité des grands champs terrestres et offshore, et dispose d’infrastructures capables de charger simultanément plusieurs superpétroliers en eaux profondes — un avantage que le reste du littoral iranien ne possède pas.
Autrement dit, Kharg ne constitue pas seulement une infrastructure stratégique : c’est un véritable point de défaillance unique du système énergétique.
Un endommagement significatif de l’île pourrait retirer entre 1 et 2 millions de barils par jour du marché, soit une part non négligeable de l’offre mondiale. Mais au-delà du volume, c’est la nature même du choc qui importe : il s’agirait d’un choc concentré, immédiat et difficilement compensable à court terme.
Contrairement à d’autres producteurs du Golfe, l’Iran dispose de peu d’alternatives crédibles pour exporter son brut en dehors de l’Kharg Island. Les autres terminaux restent marginaux et ne peuvent absorber qu’une fraction des flux. Une neutralisation, même partielle, de l’île se traduirait donc mécaniquement par une chute rapide des exportations.
Ce risque est d’autant plus critique que Kharg est historiquement identifié comme le talon d’Achille du système énergétique iranien. Déjà dans les années 1980, lors de la guerre Iran-Irak, l’île avait été ciblée à plusieurs reprises pour cette raison : frapper Kharg revient à atteindre directement la capacité de financement du régime.
Mais c’est surtout du côté de la réponse iranienne que le risque devient systémique. Téhéran a clairement indiqué que toute atteinte durable à Kharg entraînerait une riposte élargie, potentiellement bien au-delà de son territoire. Les menaces visent explicitement les infrastructures énergétiques du Golfe — champs pétroliers, terminaux, raffineries — ainsi que les flux maritimes eux-mêmes.
Autrement dit, frapper Kharg ne se limite pas à réduire l’offre iranienne : cela accroît fortement la probabilité d’une désorganisation généralisée de l’offre régionale.
On passe alors d’un choc ciblé à un choc systémique.
C’est précisément ce que redoutent les analystes : un scénario d’escalade dans lequel la perte de production iranienne serait amplifiée par des perturbations secondaires à l’échelle de l’ensemble du Golfe, dans un contexte où le détroit d’Ormuz est déjà sous tension.
Enfin, un point souvent sous-estimé : même en cas de frappes limitées, la remise en état des infrastructures de Kharg peut prendre du temps. L’île concentre des installations lourdes — terminaux, pipelines, stockage — dont la réparation est lente et dépend de conditions de sécurité qui, dans un contexte d’escalade, ne sont pas garanties.
Autrement dit, Kharg introduit une asymétrie majeure :
facile à perturber
difficile à remplacer
long à réparer
et hautement escalatoire
Dans un marché déjà fragmenté entre physique et financier, cela constitue un facteur de déséquilibre potentiellement décisif. Le port de Fujairah, seule porte de sortie hors du Golfe persique pour les Émirats, est désormais à l’arrêt après plusieurs attaques de drones. Le champ gazier de Shah, aux Émirats arabes unis, a également été touché, marquant un tournant : ce ne sont plus seulement les flux qui sont visés, mais directement les capacités de production. En Irak, le champ pétrolier de Majnoon a été visé, tandis que la centrale de Bushehr a également été bombardée.
La pression s’étend désormais aussi aux hubs logistiques. Une nouvelle salve de missiles iraniens a visé Dubaï dans la nuit du 17 au 18 mars. Plus tôt dans la semaine, une attaque de drones sur les réserves de kérosène de l’aéroport international avait déjà déclenché un incendie. À chaque fois, le trafic est temporairement interrompu, puis reprend. Mais la véritable question est désormais celle de la capacité du système à fonctionner durablement sous un stress permanent.
Parallèlement, les États-Unis durcissent leur position. Donald Trump menace de détruire l’ensemble des installations pétrolières iraniennes en cas d’entrave prolongée à la navigation. Téhéran répond en promettant de frapper les infrastructures énergétiques du Golfe en cas de nouvelles attaques. La logique d’escalade est désormais pleinement installée.
Un point crucial reste pourtant largement sous-estimé : même en cas de supériorité militaire occidentale, sécuriser à court terme Ormuz constitue un défi opérationnel extrêmement complexe. Le détroit fonctionne comme une autoroute maritime saturée, où coexistent supertankers, trafic régional et une multitude d’embarcations locales difficiles à identifier. Dans cet environnement, distinguer une activité commerciale normale d’une menace devient particulièrement délicat.
La géographie renforce encore cette vulnérabilité. Le passage autour de la péninsule de Musandam expose les navires à des capacités de tir sur près de 270 degrés, depuis Qeshm, les reliefs côtiers et des positions plus en profondeur. Les systèmes iraniens combinent désormais missiles, drones et capacités asymétriques, rendant toute escorte risquée.
Menace activité commerciale du détroit d'Ormuz
Escorter des tankers ne résout pas le problème : les convois avancent lentement, en formation contrainte, ce qui les rend prévisibles et donc vulnérables. Les navires militaires eux-mêmes deviennent des cibles dans un environnement saturé où leur capacité de manœuvre est limitée.
Surtout, l’Iran n’a pas besoin de fermer totalement le détroit. Il lui suffit de transformer certaines portions — notamment autour de Musandam — en zones de risque élevé, et de contrôler les flux en les déviant hors des corridors principaux. Autrement dit, il peut exercer un contrôle sur ce point de passage stratégique sans recourir à un blocage complet, introduisant ainsi une incertitude structurelle bien plus difficile à contenir ou à neutraliser.
Et pourtant, malgré cette dégradation rapide, les marchés continuent de regarder ailleurs.
Le choc est déjà visible dans le réel. L’arrêt du champ gazier de Shah, combiné aux perturbations au Qatar, commence à retirer une part significative de la production de dérivés industriels du marché. Le transport aérien est affecté, comme en témoigne la suspension des vols de Cathay Pacific vers la région. En Inde, des aciéries ferment et des raffineries de sucre suspendent leurs opérations. En Australie, certaines compagnies minières réduisent ou arrêtent leur activité faute de diesel.
Autrement dit, le resserrement de la chaîne d’approvisionnement énergétique est déjà en cours.
Et pourtant, il n’est pas encore reflété dans les prix.
Cette déconnexion se lit désormais directement dans le marché pétrolier lui-même. On observe une fragmentation croissante entre les prix des contrats financiers — Brent, WTI — et le prix du baril physique réellement payé en Asie.
Prix du pétrole brut
Alors que les marchés à terme restent en partie contenus par les dynamiques de volatilité et de positionnement, le marché physique, lui, commence à intégrer la raréfaction réelle des flux.
Ce type de divergence est rarement soutenable dans le temps. Elle tend à se résorber de plusieurs manières — toutes potentiellement inconfortables :
soit les marchés financiers rattrapent brutalement le physique, avec une hausse rapide des futures ;
soit la destruction de demande s’impose, via un ralentissement économique forcé ;
soit une réorganisation des flux s’opère, avec une fragmentation durable du marché énergétique mondial.
Dans tous les cas, cela traduit un désalignement profond entre perception et réalité.
Un autre signal, beaucoup plus révélateur que le prix du Brent lui-même, apparaît dans les distillats — c’est-à-dire les produits raffinés comme le diesel, le kérosène ou le fuel maritime.
Les niveaux atteints sont exceptionnels.
Le kérosène se traite désormais autour de 200 $ le baril dans plusieurs hubs, le diesel suit la même trajectoire, notamment à Singapour, tandis que le fuel maritime dépasse les 160 $ à Fujairah. Ces mouvements sont beaucoup plus violents que ceux observés sur le brut.
Ce décalage est essentiel. Il indique que le problème ne se situe pas uniquement au niveau de l’offre de pétrole brut, mais au niveau de sa transformation et de sa distribution.
Autrement dit, le système commence à se gripper là où il est le plus fragile : les capacités de raffinage et les chaînes logistiques.
Dans un environnement normal, une hausse du brut se transmet progressivement aux produits raffinés. Ici, c’est l’inverse : les distillats s’envolent beaucoup plus vite, signe que certaines parties du système ne parviennent plus à absorber les chocs.
Plusieurs facteurs se combinent.
D’abord, les perturbations dans le Golfe affectent directement les flux physiques vers les grands hubs de raffinage asiatiques. Ensuite, certaines installations sont elles-mêmes exposées — directement ou indirectement — aux tensions géopolitiques. Enfin, les contraintes logistiques (transport maritime, assurance, reroutage des flux) allongent les délais et augmentent les coûts.
Le résultat est un phénomène classique mais rarement aussi visible : les prix doivent “faire le travail” à la place des volumes.
Autrement dit, faute de capacité à augmenter rapidement l’offre disponible, ce sont les prix des produits finis qui s’ajustent brutalement pour rationner la demande.
Les implications sont immédiates.
Un kérosène à 200 $ remet en cause l’économie même du transport aérien. Les compagnies peuvent absorber temporairement le choc, mais au-delà d’un certain seuil, les ajustements deviennent inévitables : réduction de capacité, suppression de routes, hausse des prix des billets.
Même logique pour le diesel, qui est le carburant de l’économie réelle : transport routier, agriculture, industrie. Sa hausse se diffuse rapidement dans l’ensemble des chaînes de production.
Enfin, le carburant maritime — au cœur du commerce mondial — voit ses coûts s’envoler, ce qui renchérit mécaniquement le transport des marchandises.
Ce point est fondamental : le coût du mouvement augmente partout.
Et c’est précisément ce type de choc — diffus, logistique, difficile à modéliser — que les marchés financiers ont tendance à sous-estimer.
Il ne s’agit plus d’une simple hausse du prix du pétrole. Nous sommes face à une désorganisation progressive du système de transformation et de distribution de l’énergie.
C’est aussi ce qui explique la fragmentation observée sur le marché pétrolier. Le brut peut encore donner l’illusion d’un certain contrôle, mais les produits raffinés racontent une autre histoire : celle d’un système sous tension, où certaines capacités clés deviennent des goulets d’étranglement.
Et comme souvent dans ce type de configuration, ce n’est pas le point d’origine du choc qui compte le plus, mais l’endroit où il se propage et où il finit par se bloquer.
Aujourd’hui, ce point de blocage se situe au niveau du raffinage.
Une divergence importante apparaît d’ailleurs dans la perception du risque. En Europe, ce choc inflationniste à venir reste largement sous-estimé. Le consensus demeure celui d’un ralentissement maîtrisé, et le réflexe dominant reste le “buy the dip”, fondé sur l’idée d’une résolution rapide du conflit et d’un retour à la normale.
En Asie et en Australie, la lecture est différente. Les autorités commencent à intégrer un scénario d’inflation plus élevée et plus persistante. Le Trésorier australien évoque explicitement une inflation pouvant atteindre la zone des 4 %, voire davantage, selon les scénarios envisagés. Là où l’Europe espère, l’Asie commence à anticiper.
Un autre élément renforce cette lecture d’un marché profondément désynchronisé : la récente baisse du prix du pétrole brut ne reflète pas une amélioration des fondamentaux, mais avant tout des flux techniques.
Baisse du prix du pétrole brut Brent
Le Département de l’Énergie américain a en effet lancé une opération sur les réserves stratégiques (SPR) portant sur environ 86 millions de barils. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une simple vente : c’est un mécanisme d’échange. Les acteurs qui reçoivent du pétrole aujourd’hui devront en restituer davantage dans le futur, avec une prime pouvant atteindre 20 %.
Concrètement, cela revient à un prêt de pétrole à taux élevé. Les participants sont incités à vendre immédiatement les barils reçus — ce qui exerce une pression baissière sur les prix à court terme — en pariant sur la possibilité de racheter plus tard à un prix inférieur.
Ce mécanisme crée une distorsion artificielle : le prix du brut à court terme est tiré vers le bas, non pas parce que l’offre est abondante, mais parce que des flux techniques concentrés s’exercent sur le front de la courbe.
Et c’est précisément ce qui rend la divergence actuelle encore plus frappante.
Alors que le brut semble sous contrôle, les produits raffinés — diesel, kérosène, fuel maritime — s’envolent. Cette dissociation indique que le problème ne se situe pas au niveau de la production de pétrole, mais au niveau de sa transformation et de sa distribution.
Autrement dit, le brut raconte une histoire “technique”, tandis que les distillats racontent la réalité physique du système énergétique.
Dans ce contexte, la baisse du pétrole brut peut s’avérer trompeuse. Elle ne traduit pas un relâchement des tensions, mais plutôt un effet temporaire lié à des mécanismes de marché. Pendant ce temps, les contraintes réelles — capacités de raffinage, logistique, sécurisation des flux — continuent de se détériorer.
Le comportement des gérants européens est, à cet égard, particulièrement révélateur. Le scénario dominant repose sur l’hypothèse d’une intervention américaine rapide permettant de rouvrir le Strait of Hormuz, suivie d’une normalisation quasi immédiate des flux. Mais cette vision ignore le temps industriel. Même en cas d’arrêt des hostilités à très court terme, les infrastructures endommagées — Kharg, Fujairah, Shah, Majnoon — nécessitent des inspections, des réparations et une sécurisation logistique. Les flux physiques ne redémarrent pas instantanément. Il existe un délai de latence incompressible, totalement absent du pricing actuel.
Parallèlement, le marché reste dominé par des dynamiques techniques liées aux échéances d’options — en particulier la VIXpiration (expiration des contrats sur la volatilité) et l’OPEX (expiration mensuelle des options).
Concrètement, une grande partie des flux actuels ne provient pas d’investisseurs prenant des positions fondamentales à moyen terme, mais d’intervenants actifs sur des horizons extrêmement courts, parfois de quelques heures seulement, via les options dites « 0DTE » (expirant le jour même).
Dans ce cadre, le rôle des dealers est central. Lorsqu’un investisseur achète une option — par exemple un call pour anticiper un rebond ou une protection en cas de baisse — un intermédiaire doit se positionner en face pour la vendre : ce sont généralement les dealers.
Ceux-ci encaissent immédiatement une prime, avec un objectif simple : que l’option expire sans valeur. Or, lorsque la volatilité reste contenue — typiquement avec un CBOE Volatility Index autour de 20–22 — une grande partie de ces options finit effectivement par expirer sans être exercée. Les investisseurs perdent alors la totalité de la prime versée, tandis que les dealers la conservent.
Ce mécanisme a plusieurs conséquences importantes.
Pour éviter que les options ne deviennent “dans la monnaie” — et donc coûteuses pour eux — ils ajustent en permanence leurs positions : ils achètent lorsque le marché baisse et vendent lorsqu’il monte. Cela crée un effet d’amortisseur qui limite les mouvements trop violents à court terme.
Ensuite, ce mécanisme engendre un phénomène bien connu : les investisseurs qui achètent des protections (puts) ou des paris haussiers (calls) à très court terme voient leurs positions se dégrader rapidement si le marché ne se déplace pas suffisamment vite. À mesure que l’échéance approche, la valeur temps de ces options s’érode — on parle “d’érosion de la prime”.
Enfin, les positions vendeuses (short) sont souvent contraintes de se racheter dans de mauvaises conditions à l’approche des échéances, ce qui alimente des rebonds techniques, même en l’absence de nouvelles positives. À l’inverse, les acheteurs de protection peuvent être forcés de déboucler leurs positions avant expiration, renforçant encore cette dynamique.
Au final, le marché évolue dans un régime dit de “vente de volatilité” (short volatility), où la compression de la volatilité devient dominante.
Dans ce régime, les mauvaises nouvelles ont tendance à être absorbées — non pas parce qu’elles sont insignifiantes, mais parce que les flux techniques liés aux options prennent temporairement le pas sur les fondamentaux.
Les dealers capturent la prime, le marché demeure artificiellement stable, et les investisseurs qui cherchent à se couvrir ou à anticiper un mouvement rapide voient leurs positions s’éroder.
Ce mécanisme ne supprime pas le risque ; il le retarde.
Mais au-delà de cette mécanique, le principal angle mort reste la Fed.
Les marchés continuent de penser que la politique monétaire pourra contenir le choc à venir. L’attention reste focalisée sur les prochaines décisions de la Réserve fédérale, comme si elle conservait un levier décisif sur la situation.
La Fed a choisi de maintenir ses taux inchangés, mais le dilemme est évident. Baisser les taux alimenterait un choc inflationniste déjà en formation. Les relever accentueraient le risque de récession. Elle est aujourd’hui contrainte, sans véritable marge de manœuvre.
Cette situation rappelle celle de février 2020. À l’époque, les premières ruptures de chaîne d’approvisionnement en Chine étaient déjà visibles, mais largement ignorées. Le marché restait focalisé sur la capacité de la Réserve fédérale à amortir le choc. La correction n’est intervenue que lorsque la nature réelle du choc — non monétaire, mais logistique — s’est imposée.
Nous évoluons aujourd’hui dans une configuration comparable, avec une différence majeure : le choc actuel est directement inflationniste.
Nous sommes ainsi face à un triple déni — géopolitique, monétaire et de marché. Tandis que les investisseurs scrutent la Fed et les dynamiques techniques de court terme, les tensions continuent de s’accumuler dans l’économie réelle.
C’est précisément dans ce type d’environnement que le cours de l’or construit ses mouvements. Alors que les marchés actions restent artificiellement soutenus par un régime de volatilité comprimée, le métal jaune consolide. Cette phase ne traduit pas une faiblesse, mais une phase d’accumulation.
Chaque jour de déni, chaque compression de volatilité, chaque mauvaise lecture du risque réel alimente la prochaine phase de hausse.
Cours de l'or en dollar américain
Lorsque le marché finira par intégrer la nature du choc — réel, énergétique et inflationniste — l’ajustement ne sera pas progressif.
Il sera rapide.
@MITTE
« C'est pas trop la joie mais la tendance de fond serait toujours positive »
Phrase un brin… antinomique 😜😜😜 mais tout y est dit.
Dans le même genre : ça ne peut pas arranger nos affaires !
Allo les BC ?
Fortes tensions sur la dette américaine, les taux s'envolent
Par Jean-Baptiste André Publié le 20/03/2026 à 15h23
(Boursier.com) — Les obligations d'Etat américaines chutent en cette fin de semaine alors que les opérateurs ont réévalué de manière radicale leurs anticipations concernant les baisses de taux d'intérêt de la Réserve fédérale, craignant qu'un conflit prolongé au Moyen-Orient n'alimente l'inflation mondiale. Le taux de la dette américaine à 5 ans (+13 points de base) a franchi la barre des 4% pour la première fois depuis juillet, tandis que le rendement de référence à 10 ans progresse de 11,4 points de base pour atteindre 4,364%, son plus haut niveau depuis août. Il était à 3,94% avant les premières frappes israélo-américaines en Iran.
Les marchés monétaires estiment désormais qu'il y a une chance sur deux de voir la Fed resserrer sa politique monétaire d'ici octobre, abandonnant ainsi leurs prévisions d'avant le début de la guerre en Iran, le 28 février, qui tablaient sur deux baisses de 0,25 point. "Le marché des bons du Trésor semble s'inquiéter de nouvelles pressions inflationnistes, le conflit en Iran s'intensifiant et s'éternisant", explique à 'Bloomberg' Gennadiy Goldberg, responsable de la stratégie des taux américains chez TD Securities. "Le marché n'anticipe plus de baisses de taux en 2026 et commence désormais à intégrer la possibilité de hausses, ce qui fait grimper les rendements en flèche".
©2026 Boursier.com
C'est pas trop la joie mais la tendance de fond serait toujours positive.
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Selon le site fxstreet.com :
La hausse des rendements pèse sur les cours de l'or
« Les cours de l'or ont fortement chuté, la hausse des rendements mondiaux et la résurgence des risques d'inflation – alimentées par la hausse des prix de l'énergie – ayant réduit les anticipations de baisse des taux à court terme. »
Les investisseurs ont continué de réduire leurs avoirs en ETF adossés à l'or, accentuant ainsi la baisse.
Le métal a également connu des épisodes de liquidation lors des périodes de tensions sur les marchés, malgré un niveau élevé d'incertitudes géopolitiques.
Malgré les pressions à court terme, le contexte structurel général reste favorable.
Nous anticipons toujours une reprise de la tendance haussière de l'or à moyen terme, même si les prix pourraient peiner à maintenir leur élan à court terme, les échanges restant probablement volatils.
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On est à deux doigts de passer baissier en ut jour.
En ut hebdo et mensuel la glissade peut continuer vu que le 1 er support en mensuel ( la kijun ) est à 3 793 $ ........
On passe tout de même de 5500 à 4500 en 7 semaines, bref une chute de 20%.
Rien sur les graphiques de fin janvier n’indiquait cette orientation.
Ce sont encore et toujours les événements qui dirigent les cours et les graphiques qui courent derrière.
Aucune projection aussi sérieuse soit elle ne peut quoique ce soit contre la réalité quotidienne.
Si en ut jour et en ut hebdo on pourrait considérer que la purge a été faite ou bien n'est pas loin d'avoir été faite, en mensuel c'est loin d'être le cas.
Les cours n'ont pas touché la kijun depuis ..... octobre 2023. Donc ça fait près de deux ans que la kijun n'a pas été sollicité : es-tu ok ou non pour poursuivre la hausse ?
Pour la tenkan c'est fait puisque avec un plus bas sur les 4 502 $ la tenkan à 4 435 $ a quasiment été touchée.
Restent la kijun qui est sur les ... 3 793 $ et la STO qui est en surachat depuis ... octobre 2023.
Je note que les députés iraniens ont suggéré que le détroit d'Ormuz soir libre d’accès mais payant ... Un début de sagesse ?
En hebdo les cours ont fait le travail normal : ils sont allés chercher la tenkan et la kijun, kijun sur laquelle ils ont, pour le moment, rebondi.
Normalement le travail a été fait. Reste à savoir les deux droites et les cours sont maintenant sur la même longueur d'onde.
Allez on ne va pas jouer les puristes mais nous ne sommes pas encore baissier en ut jour.
Les cours sont bien passés sous leur nuage, mais la lagging span reste encore au-dessus du sien.
La STO ne va pas rester indéfiniment en survente.
polux1602 comme Gold111 en son temps ont donné les explications.
Pendant les temps calmes tout le monde stock son argent en or notamment toutes les institutions financières. C'est la panique sur les marchés et les institutions vendent l'or pour combler les pertes sur les autres marchés notamment s'ils font des trades avec levier. D'où la chute de l'or.
Le Gold est grave dans les choux.
Personne ici pour expliquer ou comprendre, ni sa fulgurante ascension ni son inexorable chute.
L'or est un mystère, au moins l'As du Pif nous faisait rire.
« Refuge » definition :
« Lieu où l'on se réfugie pour échapper à un danger. »
Alors avec notre « or » depuis qu’il y a eu, à n’en pas douter spéculation aurait-il perdu son côté refuge absolu ?
A moins que ce ne soit que justement les spéculateurs qui changeraient de « cheval » et qui font peser à la baisse ?
On a bien enfoncé les 5000$ donnant un signal (peut-être) pas très encourageant.
Mais bon malgré tout c’est encore du +12% depuis le 1er janvier et je ne suis pas mécontent de mon petit allègement (10%) fin janvier, ce qui est pris est pris.
😡😡😡
La FED, encore la FED, et toujours la FED. Les marchés spéculent ( eu sens de speculare en latin, " voir au loin " ° et .... et bien l'Or en prend un coup derrière les oreilles.
Stagflation ? Le coté valeur refuge de l'Or qui protège contre les effets de l'inflation va--t-il céder face aux taux us qui pourraient remonter ?
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L'or chute à un nouveau plus bas mensuel avant la décision de la Fed
L'or perd plus de 1 % et atteint son plus bas niveau depuis le 18 février.
Les marchés revoient à la baisse leurs anticipations de baisse des taux d'intérêt face à la flambée des prix du pétrole.
Techniquement, la dynamique baissière s'accentue alors que l'or passe sous la barre des 5 000 $ et sous sa moyenne mobile simple à 50 jours.
Vishal Chaturvedi
FXStreet
L'or (XAU/USD) évolue avec une tendance baissière ce mercredi, le dollar américain (USD) se stabilisant avant la décision de la Réserve fédérale (Fed) sur les taux d'intérêt, attendue à 18h00 GMT. Au moment de la rédaction, le XAU/USD s'échange autour de 4 926 $, en baisse de 1,60 % sur la journée après avoir clôturé quasiment inchangé ces deux dernières séances. L'idée de taux d'intérêt élevés sur une longue période gagne du terrain avant la décision de la Fed.
La banque centrale américaine devrait maintenir son taux directeur inchangé entre 3,50 % et 3,75 % pour une deuxième réunion consécutive. Cependant, l'attention reste focalisée sur les indications prospectives plutôt que sur la décision elle-même, les marchés ayant fortement réduit leurs anticipations de baisse des taux ces dernières semaines face à l'escalade des tensions au Moyen-Orient et à la hausse conséquente des risques d'inflation liés au pétrole.
L'exercice d'équilibriste de la Fed devient de plus en plus difficile, l'inflation restant obstinément supérieure à l'objectif de 2 %, l'indice des prix à la consommation (IPC) ayant progressé de 2,4 % en glissement annuel en février, tandis que la hausse des prix du pétrole ajoute de nouveaux risques de hausse.
Parallèlement, le marché du travail américain demeure fragile, l'économie ayant perdu 92 000 emplois en février et le taux de chômage ayant légèrement augmenté pour atteindre 4,4 %, malgré des signes de stabilisation observés précédemment.
Alors que le double mandat de la banque centrale est mis à rude épreuve, les investisseurs suivront de près les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, après la réunion, afin de déceler des indications sur la manière dont les décideurs politiques évaluent les perspectives d'inflation dans un contexte géopolitique incertain.
L'attention se portera également sur le Résumé des projections économiques (SEP) mis à jour, et notamment sur le graphique à points, pour voir si la Fed maintient sa prévision d'une baisse de taux en 2026 ou si elle adopte une position plus restrictive.
Un maintien d'une politique monétaire restrictive pourrait exercer une pression supplémentaire sur l'or en renforçant les anticipations de taux élevés et durables et en réduisant l'attrait de ce métal non rémunérateur. À l'inverse, tout signal indiquant que des baisses de taux restent envisagées pourrait favoriser une reprise du cours de l'or.
Avant la décision de la Fed, le calendrier économique américain prévoit la publication de l'indice des prix à la production (IPP) de février.
Par ailleurs, les opérateurs continuent de suivre de près la guerre entre les États-Unis et l'Iran, sans aucun signe d'apaisement des tensions, alors que les frappes s'intensifient au Moyen-Orient. Les attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques accentuent les inquiétudes concernant l'approvisionnement mondial, tandis que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste fortement perturbé, la majeure partie du trafic étant toujours pratiquement à l'arrêt.
Analyse technique : Perspectives techniques de l'or/USD : une tendance baissière
D'un point de vue technique, les risques de baisse s'accentuent, l'or passant sous la barre des 5 000 $ suite à la cassure d'une figure de continuation baissière sur le graphique journalier. Les cours sont désormais passés sous la moyenne mobile simple (MMS) à 50 jours, proche de 4 975 $, signalant une perte de support à court terme et une pression baissière croissante.
Malgré cette faiblesse, la tendance haussière de fond demeure intacte, le métal précieux se maintenant nettement au-dessus de la MMS à 100 jours, ascendante, autour de 4 595 $.
Les indicateurs de momentum deviennent négatifs. L'indice de force relative (RSI) a glissé à environ 45 et affiche une tendance baissière depuis le milieu de sa plage de valeurs, suggérant une pression baissière croissante. Parallèlement, la MACD (Convergence-Divergence des Moyennes Mobiles) reste sous sa ligne de signal, en territoire négatif, et l'élargissement de son histogramme négatif confirme l'essoufflement de la dynamique haussière.
Une cassure durable de la moyenne mobile simple à 50 jours pourrait accélérer la baisse vers la moyenne mobile simple à 100 jours. À la hausse, le niveau de 4 975 $ fait office de résistance immédiate, suivi par la zone des 5 000 $-5 100 $. Un franchissement net des 5 200 $ serait nécessaire pour relancer la tendance haussière de fond.
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Graphiquement on passe sous le nuage, d'un chouillat. Mais tant que la lagging span ne sera pas passé sous son nuage également, on restera neutre en ut jour.
Toujours au-dessus des 5 000 $, toujours au-dessus du nuage, les deux droites tenkan et kijun, plates, sont en toute toute petite katana et " retiennent " les cours ".
La STO est en survente, plate, en fond de cale.
On aurait touché le fond ?
Trump lâché par son directeur du CENTRE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME va-t-il chercher à calmer le jeu et les iraniens dont la tête pensante et dirigeante vient d'être coupée vont-ils se dire " bon maintenant on a assez morflé il faut en finir " ?
Le WTI sous les 100 $ est à 92,77 $ en baisse de 2,89 %.
L'Or en petite petite hausse de 0,11 % sur les 5011 $.
Israël confirme l'élimination d'Ali Larijani à Téhéran
Une source israélienne a par ailleurs déclaré à i24NEWS que "la plupart des dirigeants du Bassidj ont été éliminés ce soir lors de l'attaque israélienne"
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À ce rythme là que restera-t-il pour gouverner l’Iran ?
Ces frappes réussies attestent que le régime est pourri de l’intérieur.
Comme un fruit mûr ?
On tient les 5 000 $.
Poursuite de prises de bénéfices.
La « ruée vers l’Or » semble bien calmée. L’once passe en dessous des 5000 dollars dans un contexte géopolitique pourtant extrêmement tendu.
Certes le dollar a repris quelques couleurs mais que cela suffise à détourner les acheteurs c’est un peu étonnant tout de même.
Je n’interviens plus sur le forum car je n’ai pratiquement plus OR ETF
On voit que l’on consolide le mvt 4413:5596 évoluant dans lesratio fibonnacci 50/61
Les bande de bollinger se resserrent confirmant la temporisation une nouvelle vague est en préparation…
Suite du post précédent.
Les iraniens maîtres du jeu ?
« Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que le détroit d’Ormuz restait ouvert à la navigation internationale, tout en affirmant que les navires américains et israéliens en étaient exclus. Dans une interview accordée à MSNBC, il a assuré que de nombreux pétroliers et cargos continuaient de traverser ce passage stratégique du Golfe, même si certains armateurs préféraient éviter la zone pour des raisons de sécurité qu’il dit ne pas être liées à l’Iran.
Ces déclarations interviennent après que le président américain Donald Trump a annoncé sur le réseau social Truth Social que les États-Unis, ainsi que plusieurs pays affectés par la tentative iranienne de fermeture du détroit, pourraient déployer des navires de guerre afin de garantir la sécurité de cette voie maritime essentielle au commerce mondial. Donald Trump a notamment cité la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni parmi les États concernés et appelés à participer à cet effort »
Le message iranien est clair : le pétrole sort du détroit d’Ormuz, le marché est alimenté. L’Iran va pouvoir continuer à vendre 80 % de son pétrole à la Chine et pouvoir ainsi avec cette manne financer les besoins de son pays et surtout financer sa guerre.
Cette déclaration devrait réduire à néant, sur le plan diplomatique, sur le plan de la communication geopolitique la précédente communication de Trump.
En toute logique le prix du pétrole devrait se stabiliser, le dollar se calmer et l’Or se stabiliser.
Dans « le jeu d’opposition » entre les BRICS et assimilés et l’Occident, ce n’est pas ce dernier qui en sort grandi.
La Russie va continuer à vendre son pétrole beaucoup plus longtemps que le mois qui lui a été accordé,
Dans ces conditions les BC n’ont pas de raisons de modifier leurs stratégies d’achats d’Or.
Surtout si TRUMP s’enfonce encore un peu plus.
Message complété le 15/03/2026 12:05:26 par son auteur.
PAS DE VOLONTAIRES IMMÉDIATS POUR LA REQUÊTE DE TRUMP SUR ORMUZ.
Source I24NEWS.
Message complété le 15/03/2026 12:08:21 par son auteur.
Trump n’a qu’une seule solution pour mettre l’Iran à terre et à genoux : bombarder toutes les installations pétrolifères Iraniennes.
Le fera-t-il ?
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