Et à la fin il ne restera plus que l'OR.

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14/03/2026 12:57:10

Ça peut avoir une certaine importance pour les cours de l'Or.

Si l'on accepte le post de Dubaisan, reproduit ci-dessous, le pétrole pourrait manquer ou être à un prix très élevé pour les pays occidentaux mais non pas pour les pays des BRICS et ceux " ouverts " aux BRICS.

Dans cette hypothèse le dollar ne devrait pas retourner en grâce et les BC ne devraient pas lâcher l'Or pour le dollar et se remettre à en racheter.

Il reste les taux d'intérêts des Bonds us qui pourraient intéresser certains gros investisseurs mais plus les taux montent et plus la valeur des obligations en portefeuille baissent ...... Ce n'est qu'au terme que le nominal retrouve ses droits.

Mais TRUMP et les ricains ont, semble-t-il, bien compris le jeu de l'IRAN puisque les ricains commenceraient à bombarder l'Ile de KARG, ce à quoi les iraniens ont répondu qu'ils anéantiraient les infrastructures us dans le Golf.

Donc les ricains ont compris que ce qui fait et ce qui fera tenir l'Iran c'est la vente de son pétrole à la Chine et " pays assimilés " ( des transbordements en mer ou des changements de pavillons étant choses faisables ).

Les ricains ont leur pétrole, ils n'en manqueront pas, sauf qu'ils le paieront très cher. Idem pour les " Occidentaux "

Les iraniens pourraient ne plus en avoir si les ricains bombardent, détruisent toutes les installations pétrolifères iraniennes, bloquant ainsi son exportation.

Si les ricains vont jusqu'au bout, bombardent le pétrole iranien, empêchant ainsi les iraniens de vendre leur pétrole et d'acheter à la Chine et à la Russie de dont le pays a besoin, le dollar remontera et l'Or en pâtira.

Après c'est une question de " nuances " : rôle des BC, que feront-elles ?

Donc la question est de savoir si TRUMP ira jusqu'au bout en faisant péter le pétrole iranien.



Dubaisan 14/03/2026 12:21:05

On nous raconte des conneries : Le Détroit d'Ormuz n'est absolument pas bloqué.

En fait tous les bateaux peuvent aller remplir leurs cuves à ras bord de pétrole iranien et repartir sans aucuns problèmes...le prix est certes différent en fonction du client, mais tous, même ceux de Total peuvent le faire.

La seule condition demandée par les iraniens: Payer à l'avance et surtout en renminbi (monnaie chinoise).

C'est ainsi que cette semaine, plusieurs bateaux ont pu quitter l'Iran avec du pétrole et sous pavillon chinois paraît-il, mais surtout parce qu'ils ont réglé en rmb......

Pour l'Iran: Pas de soucis de blocage de devises puisque pas de US$ et avec ses rmb, elle peut continuer d'acheter à la Chine ou la Russie d'ailleurs, tout ce dont sa population a besoin.....et qui transite par la Russie ou les pays d'Asie Centrale qui sont tous des pays frères de l'Iran....

Sale coup pour le pétrodollar

La guerre n'est pas finie.....

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14/03/2026 10:01:56

L’Or, l’inflation et le dollar.

Incertain

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L’or au cœur du nouveau désordre mondial

PUBLIÉ PAR THOMAS ANDRIEU | 10 MARS 2026 | 5674

Site : or.fr

Le conflit en Iran nous rappelle que le monde est véritablement entré dans une nouvelle ère. La rencontre à venir entre la Chine et les États-Unis en avril semble, plus que jamais, cristalliser des tensions géopolitiques croissantes. La récurrence des guerres s’accompagne de risques inflationnistes persistants et d’une redéfinition profonde des équilibres mondiaux.

Face au choc provoqué par la guerre en Iran, doit-on s’attendre à un retour de l’inflation ? Quelles réactions pourraient émerger sur les marchés financiers et sur le cours de l’or ? Le dollar parviendra-t-il à maintenir sa position et jusqu’où pourraient s’étendre les conséquences économiques ? Décryptage du choc en cours.


L’inflation peut-elle repartir à la hausse ?

Malgré les avancées technologiques des dernières décennies, nos économies restent largement dépendantes des hydrocarbures. Depuis les années 1990, on observe par exemple que l’influence des prix du pétrole sur l’inflation est la plus forte environ deux mois après une hausse du prix du baril.

Une hausse durable du prix du pétrole, qui atteint près de 40 % sur un an glissant, pourrait ainsi favoriser une inflation sensiblement supérieure à 2 %, avec une cible probablement située entre 3 % et 4 % dans un premier temps. Compte tenu d’un niveau d’inflation déjà supérieur à 2 % aux États-Unis, le risque d’un nouvel emballement inflationniste pourrait être plus fougueux qu’en 2022 (en raison de la nature hétéroscédastique et partiellement autocorrélée de l’inflation). Mais pour l’heure, le prix du fret maritime connaît un rebond limité qui empêche une diffusion rapide de l’inflation.

L'impact des prix du pétrole sur l'inflation

Ce scénario dépend toutefois largement de la durée du conflit en cours au Moyen-Orient. En effet, un rebond rapide des prix du pétrole sur une période de quatre à huit semaines tend à favoriser un rebond mécanique de l’inflation conjoncturelle. À l’inverse, une détente rapide du conflit annihilerait une grande partie du risque inflationniste dans un horizon de deux à trois mois.

Plus largement, ce phénomène peut s’inscrire dans une manifestation caractéristique du cycle long de l’économie, ou cycle de Kondratiev. La phase ascendante de ce cycle se caractérise généralement par des conflits plus fréquents, une inflation plus élevée, une accélération de l’innovation et une rareté croissante du capital.

Indice du cycle d'inflation sur 10 ans

Plus frappante encore, du moins par coïncidence, est la symétrie de la trajectoire récente de l’inflation avec celle observée dans les années 1970. Dès 2022, nous alertions sur le risque d’une seconde phase inflationniste à partir de 2026, liée à la trajectoire du cycle principal observable sur l’inflation, d’une durée d’environ dix ans et demi.

Bien que cette seconde vague soit souvent plus modérée que la première, elle peut néanmoins constituer une menace significative, en particulier lors des phases ascendantes du cycle long de l’économie. Enfin, la persistance d’un niveau de chômage plus élevé aux États-Unis et en Europe pourrait limiter à ce stade un retour de l’inflation.

À quelles réactions s’attendre sur les marchés boursiers ?

Nous avons montré que la menace économique liée au conflit en Iran dépend avant tout de sa durée. La hausse déjà marquée des prix du pétrole laisse ainsi entrevoir une nouvelle pression sur l’inflation. Dans le cas d’un conflit prolongé (Polymarket anticipe actuellement une possible prolongation jusqu’en avril ou mai), une remontée de l’inflation aurait des effets mécaniques sur de nombreuses variables macroéconomiques.

Nous avons déjà alerté ces dernières semaines sur les risques de consolidation des marchés, en raison notamment du cycle présidentiel américain et du cycle de Kitchin, déjà observable sur le bitcoin. Il est en effet fréquent d’observer, durant l’année des élections de mi-mandat aux États-Unis, une phase de stagnation des indices boursiers, comme le suggère le graphique ci-dessous.

Par ailleurs, un certain parallèle peut être établi avec le cycle de Kitchin, dont la durée est proche de 3,5 ans. Dans les deux cas, ces dynamiques pourraient conduire à une période d’incertitude s’étendant potentiellement jusqu’aux élections de mi-mandat. Les rotations sectorielles observées en début d’année ainsi que la remontée de la volatilité semblent d’ailleurs aller dans le sens de ce scénario.

Cycle des indices boursier de 4 ans

Source données : yfinance

Dans ce contexte, nous accorderons une attention particulière à la réaction des banques centrales. En cas de rebond de l’inflation, les taux directeurs pourraient rester élevés plus longtemps, voire être relevés. Une telle perspective pourrait soutenir une phase de consolidation des marchés pendant plusieurs mois. À l’inverse, si l’inflation s’avérait transitoire et que le marché de l’emploi continuait de se dégrader sans récession, ce biais baissier pourrait être limité.

Evolution du ratio S&P 500 / Or

Enfin, nous observons un retour progressif à la normale du ratio S&P 500 / Or. Dans un scénario extrême, il ne serait pas impossible de retrouver un niveau du S&P 500 proche du prix de l’or, comme cela a déjà été observé par le passé.

Le cours de l’or au cœur des attentes

Il existe généralement une certaine confusion quant au comportement du cours de l’or durant les périodes de guerre, d’inflation et de hausse des taux. On observe en effet que l’or a tendance à bénéficier d’un affaiblissement du dollar ou d’une intensification des conflits. Dans une certaine mesure, on peut même s’interroger sur le rôle que pourrait jouer la hausse du cours de l’or dans l’affaiblissement du dollar et dans l’expression de tensions géopolitiques naissantes.

Par conséquent, la trajectoire du cours de l’or dépend principalement de plusieurs facteurs selon l’horizon temporel considéré : l’évolution des marchés boursiers à très court terme, celle des taux d’intérêt à moyen terme, et celle de l’inflation à plus long terme. Nous avons ainsi observé que le choc lié à l’Iran a provoqué un mouvement de vente généralisé sur la plupart des actifs, y compris l’or et les obligations. Le retour d’une période de stress sur les marchés pourrait ainsi s’accompagner d’une volatilité accrue sur l’or.

Le cours de l’or réagit par ailleurs de manière relativement peu sensible à l’inflation à court terme, bien qu’il existe une corrélation négative avec les taux réels, en particulier lorsque ces derniers diminuent. Ce phénomène à court terme peut s’expliquer par le fait que si l’inflation contribue à faire baisser les taux réels, la hausse anticipée des taux directeurs peut compenser, voire dépasser, l’effet du choc inflationniste.

Si l’or apparaît moins sensible à l’inflation à court terme, les données montrent que celle-ci exerce un effet plus positif sur sa performance environ un an et demi après l’apparition d’une vague inflationniste. Ce phénomène est particulièrement observable lorsque l’inflation dépasse 6 %. En moyenne, l’inflation tend donc à soutenir la hausse du cours de l’or à long terme, mais cet effet reste beaucoup moins marqué à court terme.

Cours de l'or et engagement des traders (COT)

Après une progression considérable du cours de l’or en 2025, suivie d’une nouvelle phase haussière en février, nous constatons que la guerre en Iran a provoqué un mouvement de stagnation. Celui-ci pourrait se prolonger si nous assistons à un rebond de l’inflation ainsi qu’à une perspective de stabilisation, voire de hausse des taux d’intérêt.

Nous observons aussi un recul de l’engagement des traders sur l’or, marqué par une diminution du nombre de positions ouvertes depuis la fin du mois de février.

L’hypothèse d’une vaste revalorisation des matières premières

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’or et le pétrole présentent une certaine convergence. Le ratio or-pétrole évolue historiquement dans une fourchette comprise entre 10 et 30. Toutefois, en 2020 puis plus récemment en 2025, ce ratio s’est envolé pour atteindre près de 75. Plus largement, l’or semble souvent précéder une hausse plus généralisée des matières premières.

Le ratio or/pétrole : la divergence va-t-elle persister ?

Ainsi, l’hypothèse d’un retour en grâce des matières premières apparaît tout à fait plausible. Depuis le 1er janvier, le cours du blé a rebondi de plus de 20 % sur le CBOT, tandis que celui de l’aluminium a progressé d’environ 14 %. Ce redressement significatif des matières premières suggère que les pressions inflationnistes ne sont pas arrivées à leur terme.

Comment l'inflation a influencé le taux des fonds fédéraux ?

Dans l’hypothèse d’un retour de l’inflation autour de 3 %, la banque centrale américaine pourrait être amenée à maintenir ses taux directeurs à un niveau stable. En revanche, au-delà de ce seuil, de nouvelles hausses de taux ne seraient pas à exclure si la progression des matières premières devait se prolonger sur plusieurs trimestres. Toutefois, cette perspective dépendra largement de la durée et de l’ampleur du conflit.

Le dollar peut-il rester la valeur refuge ?

La guerre en Iran marque indiscutablement un retour des États-Unis sur la scène internationale, en contribuant à isoler de nouveau un partenaire stratégique de la Chine.

À la suite du conflit, l’indice du dollar a rebondi, sans toutefois retrouver ses niveaux d’il y a encore un an. Dans le même temps, les obligations du Trésor ne semblent pas pleinement jouer leur rôle de valeur refuge. Le rendement du T-Note à 10 ans a progressé de près de 20 bps au cours de la première semaine du conflit.

Des éclaircissements géopolitiques pourraient intervenir lors de la rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, prévue en Chine du 31 mars au 2 avril. Une réunion préliminaire pourrait également se tenir à Paris entre le secrétaire américain au Trésor et le vice-premier ministre chinois, signe d’enjeux financiers particulièrement importants.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, nous observons en effet un mouvement plus large de diversification hors du dollar. Les banques centrales détiennent désormais davantage d’or que d’obligations du Trésor américain dans leurs réserves. La défiance de certains pays vis-à-vis du dollar se traduit par des achats d’or significatifs de la part des banques centrales.

Au-delà de l’évolution des marchés et de l’inflation, nous serons particulièrement attentifs, dans les prochains trimestres, au comportement des banques centrales. De nouvelles acquisitions d’or pourraient en effet jouer un rôle déterminant dans le maintien du métal précieux à des niveaux élevés.

Par-dessus tout, rappelons que le niveau déjà élevé des taux, notamment aux États-Unis mais également, dans une moindre mesure, en Europe, pourrait encore contribuer à alourdir le poids de dettes déjà importantes. Dans le même temps, la nécessité des dépenses technologiques, militaires et financières n’a jamais été aussi forte et illustre avec force la puissance des cycles longs de l’économie.

Conclusion

Le monde se retrouve une nouvelle fois confronté à la menace d’un retour de l’inflation. L’ampleur de ce risque dépendra avant tout de la durée du conflit au Moyen-Orient. Un prolongement des hostilités sur deux à trois mois pourrait entraîner des effets plus ou moins durables sur les prix. Par ailleurs, l’évolution des coûts du fret maritime ainsi que celle des matières premières en général constituera un facteur déterminant dans l’intensité et la rapidité du choc inflationniste potentiel.

Ces événements présentent certaines caractéristiques de la phase ascendante du cycle long de l’économie décrit par Kondratiev il y a près d’un siècle. On peut notamment observer, au moins par coïncidence, l’importance de la temporalité de l’inflation dans ses relations avec ces cycles économiques de longue durée.

Par ailleurs, ce conflit intervient à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, après une phase ascendante du cycle court de l’économie particulièrement favorable. Le retour d’un environnement de volatilité pourrait s’inscrire dans la durée si le conflit devait se prolonger au moins pendant quelques semaines. Il n’est ainsi pas exclu qu’une période d’incertitude s’installe sur les marchés jusqu’à l’automne.

Le recul des positions ouvertes sur l’or à la fin du mois de février témoigne déjà d’un climat de prudence. Au-delà du rôle de l’inflation et des taux d’intérêt dans l’évolution du cours de l’or, il sera particulièrement intéressant d’observer l’évolution du dollar ainsi que la stratégie des banques centrales.

L’ampleur des niveaux d’endettement à l’échelle mondiale, dans un contexte de pressions inflationnistes potentielles et de dépenses publiques croissantes, contribue également à renforcer les tensions. La rencontre à venir entre les États-Unis et la Chine pourrait fournir des éclaircissements majeurs.



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13/03/2026 19:44:14

A tous les « friands » des graphiques, régalez-vous et regardons juste celui de l’évolution sur les 6 derniers mois. Ca n’a pas cessé de grimper, + 38% tout de même.

Alors tant que les 5000 dollars sont tenus soyons heureux et un peu moins gourmands.

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13/03/2026 19:09:36

La tenkan est intraitable, elle continue d'appuyer sur la tête des cours. Elle baissera encore en début de semaine prochaine avant de se stabiliser.

Les cours ont trouvé appui sur la kijun qui est sur les 5 037 $. On tient les 5 000 $, on est au-dessus du nuage, il faut y rester.

La STO est doucement entrée en zone de survente.

Avec le fondamental qu'on a actuellement et qu'on risque d'avoir quelques temps encore le temps pourrait bien se couvrir au-dessus de l'Or.

Toujours encore " gentiment " haussier.

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13/03/2026 18:58:11

Les ennemis irréductibles de l'Or que sont le dollar et les taux d’intérêts mondiaux lui donnent du fil à retordre.

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L'or peine à se maintenir, les craintes d'inflation liées au pétrole pesant sur les perspectives des taux d'intérêt mondiaux.

Techniquement, la paire XAU/USD reste confinée dans la fourchette 5 000-5 200 $ et se dirige vers une deuxième semaine de baisse consécutive.

Vishal Chaturvedi
FXStreet

L'or (XAU/USD) a accentué ses pertes vendredi et se dirige vers une deuxième semaine de repli, la flambée des prix du pétrole, conséquence du conflit iranien en cours, alimentant les craintes d'inflation et entraînant un resserrement des anticipations de taux d'intérêt mondiaux, ce qui pèse sur le métal précieux.

Au moment de la rédaction, la paire XAU/USD s'échange autour de 5 040 $, fluctuant dans la fourchette habituelle de 5 000-5 200 $. La guerre au Moyen-Orient perturbe les flux pétroliers et accroît les risques d'inflation.

Les tensions autour du détroit d'Ormuz continuent de secouer les marchés mondiaux de l'énergie, cette voie maritime stratégique restant de facto fermée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a averti que la guerre au Moyen-Orient provoque la plus grande perturbation de l'approvisionnement de l'histoire du marché mondial du pétrole, tandis que le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi, lors de sa première déclaration publique, que la fermeture du détroit d'Ormuz devait être maintenue comme « outil de pression sur l'ennemi ».

Alors que la guerre Iran-Américaine ne montre aucun signe d'apaisement et que les craintes d'inflation continuent de s'intensifier, l'or se trouve à la croisée des chemins. D'une part, la persistance des tensions géopolitiques lui apporte un soutien sous-jacent et contribue à limiter les pertes. D'autre part, les anticipations de hausse des taux d'intérêt freinent sa progression, contraignant le métal précieux à évoluer dans une fourchette de prix étroite. Les marchés revoient à la baisse leurs anticipations de baisse des taux de la Fed face à la hausse du dollar et des rendements.

Avant le conflit, les marchés anticipaient au moins deux baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed) cette année. Désormais, les opérateurs s'attendent à un maintien des taux, avec une baisse d'environ 20 points de base seulement intégrée dans leurs anticipations d'ici décembre, selon les données de Bloomberg sur les swaps de taux d'intérêt. Parallèlement, ils anticipent pleinement une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) d'ici juillet et parient également de plus en plus sur un possible resserrement de la politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE) d'ici la fin de l'année.

Ce recul des anticipations de baisse des taux de la Fed soutient le dollar et les rendements des bons du Trésor américain, accentuant la pression sur le métal précieux. L'indice du dollar américain (DXY), qui mesure la valeur du billet vert par rapport à un panier de six grandes devises, franchit le seuil psychologique de 100, son plus haut niveau depuis novembre 2025, tandis que le rendement de l'obligation de référence du Trésor américain à 10 ans se maintient autour de 4,25 % vendredi, proche de son plus haut niveau en cinq semaines.

Parallèlement, les marchés ont réagi de façon limitée aux dernières données économiques américaines, les investisseurs restant principalement concentrés sur l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

L'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) de base aux États-Unis, indicateur d'inflation privilégié par la Réserve fédérale (Fed), a progressé de 0,4 % en janvier par rapport au mois précédent, conformément aux attentes du marché et au rythme enregistré en décembre.

Sur un an, le PCE de base a augmenté de 3,0 %, un chiffre inférieur aux prévisions de 3,1 % et stable par rapport à décembre.

La deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) américain indique une croissance de l'économie de 0,7 % en rythme annualisé au quatrième trimestre, un résultat inférieur aux prévisions de 1,4 % et en ralentissement par rapport à la précédente estimation de 1,4 %.

Analyse technique : XAU/USD teste un support clé près de la moyenne mobile simple à 200 périodes (SMA 200) sur le graphique en 4 heures

Sur le graphique en 4 heures, la paire XAU/USD affiche une légère tendance baissière à court terme. Le cours glisse sous la moyenne mobile simple (SMA) à 100 périodes, ascendante, aux alentours de 5 163 $, tout en testant la SMA à 200 périodes autour de 5 083 $.

Une cassure nette de cette zone exposerait le prochain niveau de support à la baisse, proche du seuil psychologique des 5 000 $. En dessous de ce niveau, l'attention se porterait sur les supports plus profonds situés à 4 850 $ et 4 650 $ si les vendeurs renforcent leur emprise.

À la hausse, la première résistance se situe près de la SMA à 100 périodes. Un rebond au-dessus des 5 200 $ serait nécessaire pour rétablir la tendance haussière actuelle.

L'indice de force relative (RSI) oscille autour de 42, indiquant un affaiblissement de la dynamique haussière, mais sans pour autant signaler une situation de survente. Ceci suggère une baisse contrôlée plutôt qu'une vente agressive.

L'indice directionnel moyen (ADX) s'est redressé et se rapproche de 20 après une précédente baisse, signe d'une reprise de la tendance à mesure que le repli se confirme.

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13/03/2026 13:33:29

Certes, certes,

appuyer l'accent portugais.

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11/03/2026 23:32:21

Certes toujours haussier mais la tenkan bloque les cours. Ceux-ci ne parviennent pas à clôturer au-dessus des 5 200 $.


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11/03/2026 16:35:34

Je trouve que l’or traverse cette période troublée (Iran - Liban - Ormuz - Pétrole) finalement assez calmement. Pas de montée en flèche en réaction, ni baisse.

Est-ce dû au fait que l’or ne soit plus seulement la valeur refuge par excellence qui profitait des problèmes internationaux ?

Qu’est-ce qui pourrait le faire remonter à ces plus hauts des 5600 ? Peut-être juste du temps…

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10/03/2026 08:47:28

Toujours haussier.

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09/03/2026 10:40:55

Exact Mitte, mais s'il y avait un gros krach il pourrait y avoir des liquidations sur l'or mais ce n'est pas mon scénario

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09/03/2026 10:27:33

Au post de Gold111 je rajouterai que la baisse de l’or depuis le début des hostilités Iraniennes n’a rien à voir avec celle des marchés financiers.

Pour le moment l’économie us tient. Si elle venait à flancher la FED pourrait être contrainte d’agir sacrifiant l’inflation à la croissance en baissant malgré tout ses taux.

Et puis il reste les achats des BC.

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09/03/2026 10:04:18

Logique car le marché n'anticipe plus de baisse des taux à court terme, et le dollar monte. En plus la spéculation préfère jouer le petrole

Message complété le 09/03/2026 10:25:47 par son auteur.

Ceci étant, graphiquement une reprise de la hausse semble possible , encore plus sur l'argent

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09/03/2026 08:59:04

La tension internationale est encore montée d’un cran… et pourtant l’or semble peiner à se maintenir sur les 5000 dollars.

Y-a-t’il une logique à cela ?

Merci

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08/03/2026 19:03:26

Le point complet de la semaine par nos amis de kitco.com

Attentistes ?

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Wall Street est partagée quant à l'évolution à court terme de l'or, tandis que le conflit iranien fait rage. Le moral des investisseurs se stabilise dans l'attente des principaux indicateurs d'inflation et de croissance.

Kitco Media
Par Ernest Hoffman
Publié le :
7 mars 2026 à 00h12

(Kitco News) – Les métaux précieux ont connu une forte volatilité suite aux frappes conjointes américano-israéliennes contre l'Iran cette semaine. Les prix ont grimpé au-dessus de 5 400 $ l'once en début de séance, avant de se replier, le marché dans son ensemble s'interrogeant sur les répercussions potentielles d'un nouveau conflit au Moyen-Orient.

L'or au comptant a ouvert en forte hausse à 5 348,15 $ dimanche soir, au lendemain du début des hostilités. La dynamique haussière initiale s'est maintenue, l'or atteignant rapidement son plus haut niveau hebdomadaire, proche de 5 420 $ l'once, lundi matin à 3h15. Mais dès l'ouverture des marchés nord-américains, l'élan du métal jaune s'essoufflait, l'or au comptant s'échangeant à 5 347 dollars l'once. Après une brève chute à 5 290 dollars juste avant midi (heure de l'Est), le cours de l'or au comptant remontait vers les 5 300 dollars à 20h15.

Cependant, après une seconde tentative infructueuse pour franchir la barre des 5 400 dollars l'once à 23h15, l'or a amorcé une chute vertigineuse. Le prix au comptant est tombé à 5 289 dollars à 1h00, à 5 242 dollars à 4h15, à 5 126 dollars à 6h15, pour finalement atteindre son plus bas hebdomadaire sous les 5 040 dollars l'once 15 minutes après l'ouverture des marchés nord-américains mardi.

Le marché des métaux précieux s'est alors stabilisé, entamant une phase de consolidation qui allait durer jusqu'à la fin de la semaine.

Après un bref rebond, le cours de l'or au comptant est retombé à 5 070 dollars l'once mardi à 12h30. Ce niveau a servi de support durant les séances suivantes, l'or oscillant dans une fourchette de 100 dollars entre 5 070 et 5 170 dollars l'once, hormis quelques brèves poussées pour tester la résistance à 5 200 dollars.

Au fil de la semaine, le dollar américain, le pétrole et les autres marchés clés se sont ajustés aux informations quotidiennes en provenance du Moyen-Orient. Cependant, l'or a continué d'évoluer latéralement, les opérateurs de métaux n'étant pas plus avancés vendredi matin que mardi matin quant aux conséquences à moyen terme du nouveau conflit. À la clôture de vendredi, l'or se négociait à la limite supérieure de sa phase de consolidation de quatre jours, terminant la semaine à 5 171,50 dollars l'once.

Selon la dernière enquête hebdomadaire de Kitco News sur l'or, Wall Street reste indécise quant à l'orientation à court terme du métal jaune, tandis que l'optimisme récent des investisseurs particuliers se stabilise après une semaine morose.

« À la hausse », a déclaré Rich Checkan, président et directeur des opérations d'Asset Strategies International. « Après une semaine où les investisseurs ont tenté d'évaluer l'impact du conflit iranien sur le cours de l'or, je constate un retour progressif sur le marché. Ils réaliseront bientôt que les primes de guerre ne sont que des facteurs conjoncturels et de court terme, tandis que les fondamentaux constituent les principaux moteurs à long terme. »

« À la hausse », a affirmé James Stanley, stratégiste de marché senior chez Forex.com. « Je maintiens ma tendance haussière, malgré une semaine difficile. Le support des 5 000 $ a tenu bon jusqu'à présent et je pense que cela pourrait offrir une opportunité d'achat intéressante la semaine prochaine. »

« À la hausse », a conclu Darin Newsom, analyste de marché senior chez Barchart.com. « Il y aura des replis, comme on l'a vu récemment, parfois d'une ampleur considérable, mais cela ne change rien au fait que le marché est dans une tendance haussière de long terme. Les ruptures ponctuelles sont dues à une pénurie d'ordres d'achat à court terme sur l'or (et l'argent), mais l'intérêt renouvelé des banques centrales mondiales et des investisseurs à long terme finit toujours par se manifester. La question est maintenant de savoir qui le président américain décidera de bombarder ensuite. N'oublions pas que le Canada possède du pétrole, qui semble être le catalyseur de la plupart des événements actuels. »

Adrian Day, président d'Adrian Day Asset Management, a déclaré que les marchés digèrent encore les implications de la guerre en Iran, mais que les facteurs de long terme qui ont propulsé l'or au-dessus de 5 000 $ reprendront bientôt le dessus.

Les événements géopolitiques n'ont généralement qu'un impact à court terme, et souvent avant même qu'ils ne se produisent, au gré des rumeurs. Ainsi, l'or a dépassé les 500 dollars la semaine précédant l'attaque américano-israélienne contre l'Iran. Il a depuis légèrement reculé, et la semaine prochaine devrait voir un rebond, les positions se redressant progressivement, dans un contexte de « vente à l'annonce de la nouvelle ». La situation en Iran pourrait bien sûr se détériorer, entraînant une nouvelle flambée du prix de l'or, même si les banques centrales ont apparemment réduit leurs achats (d'après les chiffres de janvier). Globalement, nous anticipons une hausse du prix de l'or, les facteurs monétaires qui l'ont soutenu ces deux dernières années reprenant leur rôle moteur.

Colin Cieszynski, stratégiste en chef des marchés chez SIA Wealth Management, a déclaré à Kitco News que ce n'est pas tant le prix de l'or qui fluctue actuellement, mais plutôt le prix de tous les autres actifs.

« La tendance de fond reste positive », a-t-il affirmé. « Je ne peux pas aller à l'encontre de cette tendance. Elle ne s'est pas effondrée ; le cours de l'or se maintient constamment au-dessus de 5 000 $. Certes, au jour le jour, l'or subit les fluctuations du dollar américain, mais la tendance de fond reste intacte. »

« L'or se comporte exactement comme prévu », a déclaré Cieszynski. « Il sert de réserve de valeur et tous les autres actifs s'échangent autour de lui. Même l'argent est bien plus volatil que l'or. C'est comme si la valeur de l'or était stable et que tous les autres actifs s'échangeaient autour. C'est son rôle actuel, et c'est ce qu'il fait en ce moment. »

« C'est pourquoi le dollar américain monte certains jours et baisse d'autres jours, mais la tendance de fond du prix de l'or reste stable, voire positive, par rapport au dollar, et cela n'a pas changé. »

À moyen terme, Cieszynski estime que la tendance pourrait être plus latérale que haussière. « Mais la progression a été spectaculaire », a-t-il ajouté. « Une grande partie de ces éléments était déjà intégrée au cours de l'or et à la hausse jusqu'à 5 000 $. Il pourrait se stabiliser à ce niveau, ou continuer à progresser ; tout dépendra de l'évolution du marché. Mais l'or est resté un pilier de stabilité. Contrairement au dollar américain, dont la valeur ne s'est pas érodée de façon constante au cours de l'année écoulée, l'or n'a pas subi d'érosion constante. Il a constitué un centre de stabilité essentiel. »

Pour l'avenir, Cieszynski a indiqué que les marchés continuent de s'interroger sur la gravité potentielle du conflit iranien.

« La question est de savoir si l'or a pleinement intégré l'idée que la guerre pourrait durer plus longtemps que prévu », a-t-il demandé. « Peut-être. Difficile à dire. On ignore combien de temps cela va durer, qui risque d'en être affecté, etc. L'or ne fait que refléter cette situation. Si la volatilité augmente, le cours de l'or pourrait monter, et si le calme revient, il pourrait baisser. Mais c'est vraiment difficile à prévoir pour le moment, c'est pourquoi on a l'impression qu'un équilibre s'est établi et nous attendons d'y voir plus clair. »

Pour la semaine prochaine, Cieszynski prévoit une stabilité de l'or, avec un potentiel de hausse.

« Je suis plutôt neutre à positif concernant l'or », a-t-il déclaré. « Plutôt positif. »

Cette semaine, 18 analystes ont participé au sondage Kitco News sur l'or. Seule la moitié de Wall Street se montre optimiste après le ralentissement du cours de l'or. Neuf experts, soit 50 %, anticipent une hausse des prix de l'or la semaine prochaine, tandis que quatre autres, soit 22 %, prévoient une baisse. Les cinq analystes restants, soit 28 % du total, estiment que les risques sont équilibrés à court terme.

Parallèlement, 340 votes ont été exprimés lors du sondage en ligne de Kitco. Le moral des investisseurs particuliers est revenu à un niveau légèrement supérieur à 60, comme lors de la forte baisse de début février. 211 investisseurs particuliers, soit 62 %, anticipent une nouvelle hausse du cours de l'or la semaine prochaine, tandis que 56 autres, soit 16 %, prévoient une baisse. Les 73 investisseurs restants, soit 22 % du total, s'attendent à une poursuite de la consolidation des prix au cours de la semaine à venir.


Le calendrier économique de la semaine prochaine comprendra des indicateurs importants de l'inflation et de la croissance, ainsi qu'une analyse approfondie du secteur immobilier américain et du comportement des consommateurs américains.

Mardi matin, les marchés recevront les chiffres des ventes de logements existants pour le mois de février, suivis mercredi par la publication de l'IPC de février. Jeudi, les opérateurs suivront de près les demandes d'allocations chômage hebdomadaires, les mises en chantier et les permis de construire pour le mois de janvier.

Vendredi matin seront publiés les commandes de biens durables, le PIB préliminaire du quatrième trimestre, l'indice PCE de base et les offres d'emploi JOLTS pour le mois de janvier, ainsi que l'enquête préliminaire de l'Université du Michigan sur le moral des consommateurs pour le mois de mars.

« La guerre au Moyen-Orient n'a pas été favorable à l'or », a déclaré Marc Chandler, directeur général de Bannockburn Global Forex. « La baisse de près de 3,7 % du cours de l'or au comptant cette semaine a mis fin à une progression de quatre semaines et représente la plus forte perte hebdomadaire depuis la semaine du 2 janvier. Les taux d'intérêt ont fortement augmenté, la hausse inflationniste des prix du pétrole ayant prévalu sur l'effet inhibiteur de la hausse des prix de l'énergie sur la demande. Le marché a anticipé les prochaines baisses de taux de la Fed et de la Banque d'Angleterre, et anticipe quasiment une hausse des taux de la BCE avant la fin de l'année. Un franchissement du seuil des 5 000 $ pourrait entraîner une chute vers la zone des 4 850 $, avec une réduction des positions longues. »

Jesse Colombo, analyste indépendant des métaux précieux et fondateur du BubbleBubble Report, a déclaré à Kitco News que l'or poursuit sa consolidation après sa forte hausse de décembre à janvier.

« Ces fluctuations font toujours partie de la phase de stabilisation », a-t-il expliqué. « Mais c'est sans gravité et même sain, car aucune valeur ne peut progresser indéfiniment en ligne droite. Et pourtant, même durant cette pause, je dirais que l'or s'est très bien comporté, car il a rebondi assez rapidement après ses plus bas du début février. »

Columbo a également souligné que la tendance du prix de l'or reste haussière. « Si l'on observe la moyenne mobile à 200 jours de l'or – et des sociétés minières aurifères, de l'argent, et plus généralement de l'ensemble des métaux précieux – cette moyenne mobile continue d'évoluer à la hausse, ce qui signifie que la tendance est haussière et que la perspective d'une poursuite de la hausse est favorable. C'est le signal d'acheter lors des replis, et les corrections et replis au sein de cette tendance haussière sont très probablement de courte durée. »

« D'après tout ce que j'observe actuellement, la tendance est haussière », a-t-il ajouté. « Il s'agit simplement d'une pause au sein de cette tendance. »

Columbo a reconnu que l'or a subi des pertes dues à des liquidations, les investisseurs cédant leurs positions gagnantes pour couvrir leurs pertes dans d'autres secteurs, suite au choc iranien et à la forte hausse de l'indice du dollar américain. « Mais je le considère toujours comme solide », a-t-il déclaré. « Le marché haussier séculaire est bel et bien intact. »

La récente vigueur du dollar américain a également été quelque peu surestimée, a-t-il affirmé. « L'indice du dollar américain évolue toujours dans une fourchette malgré sa récente appréciation », a noté Columbo. « Depuis avril, il se maintient dans une phase de consolidation latérale entre le support à 96 et la résistance à 100, oscillant constamment à l'intérieur de cette fourchette. Il n'y a pas de tendance claire pour le dollar actuellement. »

« Si le dollar franchit effectivement la barre des 100, je dirais qu'il y a une forte probabilité d'une nouvelle appréciation », a-t-il ajouté. « Si le dollar passe sous la barre des 96, je dirais qu'il va encore s'affaiblir. Pour l'instant, il évolue toujours dans cette fourchette, donc, aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'y a pas vraiment de tendance claire, malgré la situation à court terme. »

Columbo a déclaré qu'une fois le choc initial des frappes iraniennes passé, l'analyse technique suggère une forte probabilité de reprise pour l'or.

« Je veux juste voir comment évolue cette consolidation, car il semble qu'un autre triangle soit en train de se former », a-t-il expliqué. « Si l'on remonte à fin janvier, en reliant les récents sommets aux récents creux, on observe la formation d'une figure triangulaire. Je veux voir si elle se confirme par une cassure à la hausse. »

« Si elle se confirme par une cassure à la hausse, je pense que cela indiquera que l'or pourrait atteindre les 6 000 $ assez rapidement. »

Mark Leibovit, éditeur de la lettre d'information VR Metals/Resource Letter, a partagé le graphique de son modèle de prévision annuel 2026 pour l'or, qui indique une baisse du métal jaune la semaine prochaine.

Alex Kuptsikevich, analyste de marché senior chez FxPro, a déclaré à Kitco News qu'il anticipait une nouvelle baisse des cours de l'or la semaine prochaine.

« Malgré une demande croissante pour les valeurs refuges, l'or a fortement chuté cette semaine, dans un contexte d'offre toujours abondante aux prix actuels », a-t-il expliqué. « Les difficultés rencontrées au Moyen-Orient, centre névralgique du commerce et du raffinage de l'or, ont probablement joué un rôle. Le renforcement du dollar et le repli des indices boursiers en fin de semaine, suite à la publication des chiffres de l'emploi aux États-Unis, ont naturellement freiné la hausse du cours de l'or. Les investisseurs réduisent leurs positions à marge et prennent leurs bénéfices à des niveaux qui restent historiquement élevés et offrent toujours des rendements impressionnants par rapport aux niveaux d'il y a 12 et 24 mois. »

« Depuis août dernier, l'or a testé à plusieurs reprises le support de sa moyenne mobile à 50 jours », a souligné Kuptsikevich. « Le cours de l'or se situe actuellement aux alentours de 4 900 $ et il est fort probable que, dans les semaines à venir, il atteigne non seulement ce niveau, mais amorce également une baisse significative.»

Les analystes de CPM Group ont émis une recommandation d'achat jeudi, avec un objectif de cours initial de 5 400 $ entre le 6 et le 13 mars et un ordre stop à 4 980 $.

« Suite à l'attaque contre l'Iran le samedi 28 février, CPM a revu ses prévisions du 27 février, qui tablaient sur un possible repli du cours de l'or en début de semaine, et a réitéré sa projection d'une forte hausse à 5 400 $ », ont-ils écrit. « Ce prix a été franchi dès le lendemain, lundi 2 mars. L'or a reculé après cette première réaction, mais s'est maintenu au-dessus de 5 000 $ au cours des quatre séances suivantes.»

« CPM prévoit que le cours de l'or restera élevé la semaine prochaine, compte tenu de l'ampleur des problèmes auxquels le monde est confronté. »

Michael Moor, fondateur de Moor Analytics, a déclaré ne pas avoir d'opinion tranchée sur l'évolution du cours de l'or cette semaine, mais il était plutôt optimiste vendredi après-midi. « Si nous cassons la formation mentionnée ci-dessous, nous devrions amorcer une baisse », a-t-il affirmé.

« Sur un horizon temporel plus long : j'avais averti le 16/08/18 que le franchissement du seuil de 1 183,0 $ annonçait un regain de vigueur », a déclaré Moor. « Nous avons observé 4 443,1 $. Maintien de la position. À moyen terme : le franchissement du seuil de 31 482 a généré un gain de 2 478,2 $. Le franchissement du seuil de 32 214 a généré un gain de 2 405,4 $. Le franchissement du seuil de 32 236 a généré un gain de 2 403,2 $. Le franchissement du seuil de 32 392 a projeté une hausse de 115 $ (+) – nous avons atteint 2 387,6 ​​$. Le franchissement du seuil de 33 411 a généré un gain de 2 285,7 $. Le franchissement du seuil de 33 850 a généré un gain de 2 241,8 $. Le franchissement du seuil de 34 186 a généré un gain de 2 208,2 $. Le franchissement du seuil de 35 640 a généré un gain de 2 062,8 $. Le franchissement du seuil de 36 658 a généré un gain de 1 961,0 $. Le franchissement du seuil de 37 143 a généré… » « 1 912,5 $ de gain. Le franchissement du seuil de 37 725 a généré un gain de 1 854,3 $. Le passage au-dessus de 38 828 a entraîné un gain de 1 744,0 $. Ces positions sont maintenues.»

« Sur une échelle de temps plus courte : le franchissement du seuil de 45 201 a généré un gain de 914,0 $ », a-t-il ajouté. « Le passage au-dessus de 47 972 a généré 639,9 $. Le passage au-dessus de 48 570 prévoit une hausse de 280 $ (+) ; nous avons atteint 577,1 $. Le passage au-dessus de 49 350 (-16 tics par heure) prévoit une hausse minimale de 100 $ et maximale de 480 $ (+) ; nous avons atteint 499,1 $. Le 18 février, nous avons ignoré le signal de retournement haussier mentionné ci-dessous ; nous avons progressé de 457,3 $ depuis l’ouverture à 49 768. Ces positions sont maintenues. Le passage en dessous de 52 554 (+15 tics par heure) prévoit une baisse minimale de 220 $ et maximale de 1 080 $ (+) ; nous avons atteint 250,4 $. Le passage en dessous de 51 740 (+10 tics par heure) signale une nouvelle pression significative ; nous avons atteint 115,1 $ à ce jour. Ces positions sont maintenues. »

« Le franchissement du seuil de 50 751 (-36 par heure) signale une force haussière significative », a ajouté Moor. « Un échec notable sous les 50 911 (+7 tics par heure à partir de 13h30 HNE) pourrait entraîner une baisse d'au moins 95 $ et d'au maximum 320 $. En revanche, si le cours franchit ce niveau de manière significative avant de remonter, il faut s'attendre à des rachats de positions courtes importants. »

Jim Wyckoff, analyste senior chez Kitco, a déclaré que la demande de valeurs refuges liée à la guerre en Iran a accentué l'aversion au risque sur l'ensemble du marché.

« Techniquement, le prochain objectif des acheteurs de contrats à terme sur l'or d'avril est de clôturer au-dessus de la solide résistance située au plus haut de la semaine, à 5 434,10 $ », a-t-il précisé. « Le prochain objectif baissier à court terme des vendeurs est de faire chuter les cours des contrats à terme sous le solide support technique de 5 000,00 $. La première résistance se situe à 5 200,00 $, puis à 5 250,00 $. Le premier support se situe à 5 000,00 $, puis à 4 900,00 $. »

Au moment de la rédaction, le cours de l'or au comptant s'établissait à 5 171,50 $ l'once, soit une baisse de 3,67 % sur la semaine, mais une hausse de 1,77 % sur la journée.

Kitco Media
Ernest Hoffman




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06/03/2026 17:07:47

L'emploi us plonge, todo va bene !

Or en € en hausse de 1,47 %.

Je confirme à Babou120 qui s'inquiétait que c'est bien toujours, actuellement, haussier.

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06/03/2026 09:57:24

Cet après-midi il y aura le NFP et le taux de chômage us.

Malgré les droits de douane de Trump, qui ont agité la planète économique et financière ces derniers mois, l’emploi us va-t-il tenir ?

Si oui, pourquoi la Fed baisserait-elle ses taux ?


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05/03/2026 18:47:48

@Mitte "Or en € - ut jour - Ichimoku
Toujours haussier."
Vous êtes sûr ?

Oui, graphiquement c'est haussier.

Pour vous faite plaisir, allez je nuancerai en disant " actuellement c'est toujours haussier ".

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05/03/2026 18:43:47

C'est pas trop la joie quand même.

La bonne tenue du dollar et la remontée des rendements obligataires, dues en partie à la relative bonne tenue de l'économie américaine pénalise l'Or.

Un peu.

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L'or et l'argent chutent face à la hausse du dollar américain et à la progression des rendements obligataires

Kitco Media
Par Jim Wyckoff

(Kitco News) - Les cours de l'or et de l'argent sont en baisse en milieu de journée jeudi, pénalisés par la hausse de l'indice du dollar américain et la progression des rendements des bons du Trésor américain. Les deux métaux ont effacé leurs gains modérés de la nuit, acquis grâce à la demande de valeurs refuges dans un contexte de guerre avec l'Iran, qui a accentué l'aversion au risque sur les marchés. L'or pour livraison en avril s'échangeait à 5 073,70 $, en baisse de 61,20 $. Le prix de l'argent pour livraison en mars a reculé de 1,598 $ à 81,10 $.

Par ailleurs, l'administration Trump et la compagnie minière d'État vénézuélienne Minerven ont finalisé un accord prévoyant la vente par le Venezuela de jusqu'à 1 000 kilogrammes d'or sur le marché américain, a rapporté mercredi le site d'information Axios, information relayée par Bloomberg. « L'accord obligerait Minerven, entreprise vénézuélienne, à vendre entre 650 et 1 000 kilos de lingots d'or au négociant en matières premières Trafigura », a indiqué Axios, citant des sources anonymes proches du dossier. Trafigura se chargerait ensuite de distribuer l'or aux raffineries américaines, selon un accord distinct. L'annonce de cet accord fait suite à une rencontre, mercredi, entre le secrétaire américain à l'Intérieur, Doug Burgum, et la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, pour discuter des réformes minières et de l'extraction des minéraux.

Sur le marché extérieur, le prix du pétrole brut Nymex a fortement progressé, atteignant son plus haut niveau en neuf mois et s'échangeant autour de 79,50 dollars le baril. Le rendement de l'obligation de référence du Trésor américain à 10 ans se situe actuellement autour de 4,148 %.

Techniquement, le prochain objectif de hausse des investisseurs haussiers sur le contrat à terme sur l'or d'avril est de clôturer au-dessus de la forte résistance située au plus haut de la semaine, à 5 434,10 dollars. Le prochain objectif baissier à court terme des vendeurs est de faire chuter les cours des contrats à terme sous le solide support technique de 5 000,00 $. La première résistance se situe au plus haut du jour, à 5 204,30 $, puis à 5 250,00 $. Le premier support se situe au plus bas de la semaine, à 5 005,00 $, puis à 4 900,00 $. Note de marché de Wyckoff : 7,0.

Les acheteurs de contrats à terme sur l'argent de mars estiment que le prochain objectif haussier est une clôture au-dessus de la solide résistance technique du plus haut de la semaine, à 95,86 $. Le prochain objectif baissier est une clôture sous le solide support du plus bas de février, à 71,815 $. La première résistance se situe au plus haut du jour, à 84,15 $, puis à 85,00 $. Le prochain support se situe au plus bas de la semaine, à 79,00 $, puis à 77,50 $. Note de marché de Wyckoff : 5,0.

Kitco Media
Jim Wyckoff

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05/03/2026 18:35:55

@Mitte "Or en € - ut jour - Ichimoku

Toujours haussier."

Vous êtes sûr ?

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05/03/2026 16:32:09

« Le pire pour l'or, c'est une conjoncture économique stable. » bon, pour la bonne ambiance actuelle, on garde le rythme.
Le cours de l'or rebondit, les investisseurs profitant de la baisse pour acheter ce métal refuge.


(Avec des informations de Bloomberg)
Rédacteur | 4 mars 2026 | 9h29 | Marchés | Moyen-Orient | États-Unis | Or


L'or a progressé mercredi, les investisseurs profitant du repli de la séance précédente pour accumuler davantage de ce métal refuge dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient.


L'or au comptant a progressé jusqu'à 2,3 % pour atteindre plus de 5 200 dollars l'once, regagnant ainsi du terrain après la forte baisse de mardi qui avait fait chuter les prix vers les 5 000 dollars. Les contrats à terme sur l'or américain ont enregistré une hausse modérée d'environ 1 %


Cette décision faisait suite à un repli plus général des marchés, déclenché par les inquiétudes liées à la guerre en Iran, notamment à son impact inflationniste potentiel.


Bien que l'or soit parfois considéré comme une protection contre l'inflation, la hausse des taux d'intérêt qui accompagne la flambée des prix peut parfois peser sur le cours du métal jaune, comme ce fut le cas en 2022. L'élévation des prix des matières premières comme le pétrole diminuerait la probabilité de baisses des taux d'intérêt américains, rendant ainsi le métal jaune, qui ne rapporte pas d'argent, moins attrayant pour les investisseurs.


Les craintes inflationnistes ont incité certains investisseurs en or à liquider leurs positions pour répondre aux appels de marge sur d'autres actifs de leurs portefeuilles, ce qui a entraîné une chute des prix pouvant atteindre 6 % mardi.


La forte baisse du cours de l'or « a surpris, après qu'il ait initialement bénéficié de la demande de valeur refuge », ont écrit les analystes de BMO Capital Markets, dont Helen Amos, dans une note à Bloomberg . Ce repli s'explique par le fait que « la flambée des rendements des bons du Trésor, alimentée par les craintes d'inflation, la vigueur du dollar américain et les liquidations forcées pour préserver les bilans ont contrebalancé son statut de valeur refuge », a-t-elle ajouté.


Selon les données de la Commodity Futures Trading Commission, la position longue nette des gestionnaires de fonds sur l'or a chuté depuis fin janvier, soulignant un net repli des paris haussiers, pour atteindre son plus bas niveau en dix ans.


Ce niveau relativement bas « devrait limiter l’ampleur de toute baisse » du cours de l’or, a déclaré Peter Kinsella, responsable mondial de la stratégie de change à la banque suisse UBP


Thèse à long terme inchangée


Malgré deux replis importants — l'un fin janvier et l'autre cette semaine —, l'or affiche toujours une hausse de 17 % sur les neuf premières semaines de 2026, son meilleur début d'année depuis des décennies, alimenté par des tensions géopolitiques et commerciales persistantes qui ont renforcé la demande de valeurs refuges.


« Je pense que nous assisterons sans aucun doute à une reprise du cours de l'or », a déclaré Kinsella, ajoutant que les facteurs à long terme restent inchangés. « Au contraire, une issue indécise de la guerre met davantage en lumière les risques géopolitiques persistants qu'auparavant. »


La perspective haussière à long terme se reflète dans les prévisions de prix des grandes banques. JPMorgan anticipe un cours de l'or à 6 300 dollars l'once d'ici fin 2026, avec l'arrivée de nouveaux investisseurs privés sur le marché. BNP Paribas prévoit également un prix de 6 000 dollars tant que les risques macroéconomiques et géopolitiques persisteront.


Selon George Cheveley, gestionnaire de portefeuille chez Ninety One, l'or est avant tout une protection contre les extrêmes. « En cas de forte inflation ou de déflation, l'or est un placement judicieux », explique-t-il. « Le pire pour l'or, c'est une conjoncture économique stable. »

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