Et à la fin il ne restera plus que l'OR.

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23/02/2026 21:33:53

Gold is King. (proverbe Auvergnat)

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23/02/2026 19:52:32

Dans la dernière intervention de @MITTE je relève :

« … l’or se comporte davantage comme un actif risqué que comme une valeur refuge… »

L’or s’étale en première page et oublié l’adage pour vivre heureux vivons cachés.


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23/02/2026 18:27:45

Les obligations américaines parviendront-elles à avoir la peau de l'Or, pour 2026 tout au-moins ?

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Vendre de l'or, acheter des bons du Trésor ? McGlone de BI entrevoit un risque de retournement de tendance en 2026

Kitco Media
Par Neils Christensen

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(Kitco News) - Après avoir franchi la barre des 5 000 $ dans un contexte d'incertitude géopolitique, l'or connaît une certaine dynamique d'achat en ce début de semaine boursière. Toutefois, un analyste de marché met en garde les investisseurs : la forte volatilité du précieux métal n’augure rien de bon pour la poursuite de sa croissance jusqu’en 2026.

Dans une note de recherche publiée la semaine dernière, Mike McGlone, analyste de marché senior chez Bloomberg Intelligence, a déclaré que l’or, qui a largement surperformé les bons du Trésor américain et les autres matières premières, pourrait approcher de son point culminant si les conditions de marché se normalisent. Il a ajouté que la configuration actuelle comporte des risques déflationnistes pour l’ensemble des marchés.

Il a souligné que l’or, qui connaît une hausse sans précédent depuis fin 2022, surperforme les autres actifs et matières premières depuis des décennies. Cependant, il a ajouté que les gains enregistrés depuis mi-2025 jusqu’au début de l’année s’accompagnent d’une volatilité accrue. De nombreux analystes ont observé que, dans ce contexte, l’or se comporte davantage comme un actif risqué que comme une valeur refuge.

Le cours de l’or au comptant s’établissait à 5 216,30 $ l’once, en hausse de 2 % sur la journée.

En raison de la surévaluation du prix de l'or, McGlone a indiqué qu'un retour à la moyenne pourrait favoriser la performance des bons du Trésor américain par rapport au métal précieux jusqu'à la fin de l'année. Il a souligné que les cours de l'or ont atteint leur plus haut niveau par rapport à l'indice Bloomberg Commodity Spot depuis 1960, tandis que leur niveau par rapport aux rendements des bons du Trésor américain est à son plus haut niveau depuis 1982.

« Partant d'une base de 100 en 2004, le ratio TLT/GLD à 39 le 28 février est peut-être trop bas », a-t-il écrit. « Le ratio TLT/SPDR Gold Shares (GLD) est au plus bas de l'histoire des ETF, et le rendement des bons du Trésor américain à 30 ans a récemment franchi la barre des 5 %, son plus haut niveau depuis 2007. Cette configuration en mâchoire de crocodile est mûre pour un retournement de tendance, et 2026 pourrait être l'année décisive. »

McGlone a ajouté que la prime extrême de l'or et le risque de retournement de tendance des actifs risqués pourraient coïncider avec la baisse des rendements obligataires, renforçant ainsi un contexte déflationniste plus général plutôt qu'une nouvelle flambée inflationniste.

Quant aux facteurs susceptibles de provoquer un retour à la moyenne, McGlone a indiqué que la forte volatilité de l'or et de l'argent pourrait commencer à se répercuter sur les marchés actions. Il a souligné que la volatilité à 180 jours du S&P 500 est à son plus bas niveau depuis huit ans, ce qui pourrait indiquer des risques historiquement élevés pour les actifs risqués.

« En résumé, pour tous les actifs risqués, le S&P 500 doit impérativement se maintenir au-dessus de 7 000 points, sous peine de graves conséquences. L'effondrement des cryptomonnaies et la flambée de la volatilité des métaux précieux pourraient avoir des répercussions sur le marché boursier et les rendements des obligations du Trésor américain », a-t-il déclaré. « Si le TLT progresse par rapport au S&P 500 et à l'or, cela pourrait annoncer une nouvelle opération de grande envergure. »

McGlone a noté que l'aversion au risque se manifeste déjà sur le marché des cryptomonnaies, le Bitcoin peinant à se maintenir au-dessus de 70 000 $. La principale cryptomonnaie s'échangeait à 65 546 $ l'unité, en baisse de 3 % sur la journée.

« Le Bitcoin a mené la hausse et pourrait également mener la baisse », a-t-il déclaré. « La flambée parabolique de l'or et de l'argent au premier trimestre, suivie de l'effondrement du Bitcoin, pourrait présager une reprise de la volatilité des marchés boursiers et obligataires.»

Kitco Media
Neils Christensen

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23/02/2026 18:12:45

Ça pourrait encore accélérer demain ? Avec le retour des chinois ?

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Vishal Chaturvedi
FXStreet

L'or (XAU/USD) bondit à son plus haut niveau en trois semaines ce lundi, porté par l'incertitude persistante concernant la politique commerciale des États-Unis et l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran. Au moment de la rédaction, le XAU/USD s'échange autour de 5 208 $, en hausse de près de 2,20 % sur la journée. Décision de la Cour suprême américaine : nouvelle escalade des droits de douane

Vendredi, la Cour suprême des États-Unis a invalidé l'utilisation par le président Donald Trump de la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA) pour imposer des droits de douane réciproques de grande ampleur.

Suite à cette décision, l'administration Trump a invoqué l'article 122 de la loi de 1974 sur le commerce, annonçant un droit de douane forfaitaire temporaire de 10 % sur les importations en provenance de tous les pays, porté à 15 % samedi. Ce droit entrera en vigueur le 24 février et pourra rester en vigueur pendant 150 jours sans l'approbation du Congrès.

Cette mesure a ravivé l'incertitude sur le commerce mondial et amplifié les inquiétudes quant à la crédibilité des finances et de la politique américaines, incitant les investisseurs à diversifier leurs placements en se tournant vers l'or tout en réduisant leur exposition aux actifs américains.

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran s'intensifient sur fond de renforcement militaire

Parallèlement, l'incertitude entourant les négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran continue de peser sur les marchés, les informations faisant état d'un important renforcement militaire américain au Moyen-Orient faisant craindre d'éventuelles mesures contre l'Iran. Les négociations doivent reprendre à Genève jeudi.

L'Iran a indiqué être disposé à faire des concessions sur son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions et de la reconnaissance de son droit à l'enrichissement d'uranium, dans le but d'éviter une nouvelle escalade.

Ces développements maintiennent les primes de risque géopolitique à un niveau élevé, contribuant à la poursuite de la reprise du cours du précieux métal. Toutefois, une dynamique plus marquée pourrait se manifester dès la réouverture des marchés chinois mardi, après les congés du Nouvel An lunaire.

Alors demain, un - 3 % ou un + 3 % ?




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23/02/2026 18:01:39

Précédemment écrit :

" Il faudrait que la tenkan, qui est sur les 4 980 $ franchisse les 5002 $, constitués par une extension de plat de tenkan et par la kijun actuelle. C'est la dernière résistance avant de pouvoir rejoindre le dernier ath."

En bonne voie ? Plus que 4 % pour rejoindre le dernier ath.

Le début de divergence baissière de la STO signalée ce matin semble être en train de se dégonfler.

Mais, fippua, en oiseau de mauvaise augure, bien malgré lui, il faut le souligner, nous annonce un - 3 % pour demain, à cause d'un gap à refermer.

Alors ... ?

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23/02/2026 10:19:54

Je relève dans l’intervention de @Mitte de ce matin la phrase suivante :

« … La finance numérique cherche désormais un ancrage tangible… »

A méditer pour les fans de cryptomonnaie.

Le vent a besoin d’agiter les feuilles des arbres pour se prouver qu’il existe…


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23/02/2026 08:23:40

Ouverture en hausse actuelle de 0,72 %, mais légère divergence baissière sur la STO, pour le point légèrement négatif.

La tenkan est à 5 009 $ franchissant la résistance des 5 002 $, pour le point positif.

La séance ne fait que de débuter.

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23/02/2026 07:27:51

Pour un bon début de semaine.

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La réallocation stratégique vers les métaux précieux s’accélère


PUBLIÉ PAR LAURENT MAUREL | 20 FÉVR. 2026 | Site : or.fr


Quelque chose est en train d’évoluer dans la structure des marchés, et ce mouvement dépasse largement le seul cadre des métaux. Il concerne l’allocation globale du capital.

Amazon vient d’enregistrer sa plus longue série de séances négatives depuis 2006. Ce n’est pas anodin. Nous parlons d’un pilier du Nasdaq, d’un symbole du régime « long tech / short actifs réels » qui domine depuis plus d’une décennie.

Lorsque ce type de valeur enchaîne des pertes comparables à celles observées à l’approche de la grande crise financière, cela traduit au minimum un essoufflement du leadership boursier, et au pire un véritable déplacement des flux de capitaux.

Amazon: plus longue série de pertes depuis 2006

En parallèle, l’or ne monte pas seulement en prix ; il attire des capitaux à un rythme désormais difficile à ignorer. Selon Bank of America, les flux cumulés vers les fonds aurifères atteindraient environ 127 milliards $ depuis 2020.

Ce qui interpelle surtout, c’est la dynamique récente : près de 120 milliards $ auraient afflué depuis le début de 2025. Autrement dit, l’essentiel des flux du cycle s’est concentré sur la période la plus récente. Nous ne sommes plus dans une phase d’accumulation progressive, mais dans une accélération marquée.

Cette accélération intervient alors même que le prix de l’or a déjà fortement progressé ces dernières années. Cela signifie que les investisseurs ne poursuivent pas une hausse naissante ; ils recherchent une protection. Scotiabank estime d’ailleurs que le cycle haussier n’est pas achevé. Les moteurs structurels demeurent : achats soutenus des banques centrales, incertitudes commerciales persistantes, tensions géopolitiques élevées et absence de discipline budgétaire crédible.

Collectivement, elles détiennent encore moins de 30 % du stock mondial, ce qui laisse subsister un potentiel significatif de diversification.

La demande d’investissement privé renforce ce mouvement. En janvier, les ETF adossés à l’or ont enregistré 19 milliards de dollars d’entrées, le mois le plus fort jamais observé. Les encours globaux ont bondi de 20 % pour atteindre 669 milliards $, tandis que les avoirs physiques ont grimpé à 4 145 tonnes, un record absolu.

Nous ne sommes plus face à un phénomène marginal : l’or redevient un actif central dans l’allocation du capital.

Le signal ne vient pas seulement des marchés occidentaux. En Inde, les flux vers les ETF or ont dépassé ceux des fonds actions en janvier. C’est un élément clé. Lorsque les investisseurs indiens — traditionnellement friands d’actions domestiques — arbitrent en faveur du métal, cela traduit une préférence croissante pour la stabilité face aux incertitudes géopolitiques et monétaires. Dans un pays où l’or est déjà culturellement ancré, ce basculement financier renforce encore la demande structurelle.

Un autre acteur mérite attention : Tether. Selon les estimations de Jefferies, l’émetteur de stablecoins détiendrait environ 148 tonnes d’or physique, valorisées autour de 23 milliards $. Cela le placerait parmi les trente plus grands détenteurs mondiaux. La finance numérique cherche désormais un ancrage tangible.

Pendant ce temps, l’argent montre des tensions plus visibles sur le physique. Les stocks combinés ont chuté d’environ 18,5 millions d’onces, soit près de 575 tonnes sur une seule semaine :

Variation hebdomadaire des stocks d'argent COMEX

Les sorties de métal des coffres du COMEX s’intensifient depuis le mois de janvier. À Shanghai, les stocks tournent autour de 353 tonnes avec de légères variations hebdomadaires positives. Toutefois, la tendance dominante demeure celle d’un drainage progressif des réserves :

Stocks d'argent à Shanghai

En parallèle, le volume de l’ETF SLV a atteint un record historique, signe que l’argent attire désormais une profondeur de flux inhabituelle. Sur certaines séances récentes, les volumes échangés sur le SLV ont même dépassé ceux de Nvidia et de Tesla, deux des valeurs les plus actives du marché américain. Voir un ETF adossé à l'argent physique rivaliser — et ponctuellement surpasser — les géants technologiques en termes d’activité est un signal fort. Cela signifie que l’argent n’est plus un marché périphérique réservé à une niche d’investisseurs spécialisés : il capte désormais une attention et des capitaux comparables à ceux des leaders du Nasdaq.

Volume des transactions sur le SLV

Le cuivre, en revanche, présente un tableau plus contrasté. Les stocks mondiaux recensés sur les principales places d’échange ont franchi le seuil du million de tonnes, une première depuis plus de 20 ans :

Stocks mondiaux de cuivre sur les principales places d’échange

Dans le passé, un tel niveau signalait souvent un ralentissement. Mais le cuivre est aujourd’hui devenu un métal stratégique, essentiel à l’électrification, aux réseaux et aux infrastructures énergétiques. Une part de cette accumulation pourrait ainsi relever d’une logique de sécurisation des approvisionnements, plutôt que traduire un simple excès cyclique.

Nous évoluons ainsi dans un environnement de rotation progressive. Les grandes valeurs technologiques montrent des signes d’essoufflement. À l’inverse, les flux vers l’or prennent une dynamique quasi parabolique. Les banques centrales poursuivent leurs achats, les ETF établissent de nouveaux records.

En Inde, l’allocation semble privilégier l’or au détriment des actions. Le marché de l’argent affiche des tensions croissantes sur le segment physique. Même des acteurs issus de l’écosystème crypto renforcent désormais leurs réserves en métal.

Ce n’est pas une panique, mais un déplacement de gravité. Le capital semble progressivement quitter l’univers de la croissance financière abstraite pour se réancrer dans celui des actifs tangibles.

Lorsque les flux convergent vers les métaux monétaires tandis que les piliers du Nasdaq vacillent, nous ne sommes plus face à un simple arbitrage tactique, mais peut-être devant l’amorce d’un véritable changement de régime.

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée à condition qu’elle contienne tous les liens hypertextes et un lien vers la source originale.

Les informations contenues dans cet article ont un caractère purement informatif et ne constituent en aucun cas un conseil d’investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente.

Or Argent Banques centrales Marchés financiers Offre & demande

Laurent Maurel

Voir sur le site or.fr pour les graphes.



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22/02/2026 19:26:25

Le résumé de kitco.com.

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Wall Street se replie après la hausse du cours de l'or à 5 100 $/oz, l'optimisme du marché reste intact malgré la montée des tensions avec l'Iran.

Kitco Media
Par Ernest Hoffman



(Kitco News) – Les cours de l'or ont connu une faiblesse persistante en début de semaine, pénalisés par les célébrations du Nouvel An lunaire en Chine. Après avoir franchi avec succès le seuil des 5 000 $, une recrudescence des tensions géopolitiques en fin de semaine a ravivé la demande de valeurs refuges, propulsant l'or jusqu'à 5 100 $ l'once.

L'or au comptant a débuté la semaine à 5 022,85 $ l'once, mais le marché a manqué de conviction en début de séance. Les cours ont peiné à se maintenir au-dessus des 5 000 $ lors des échanges nocturnes de dimanche à lundi, avant de finalement céder sous la pression des ventes peu après 8 h lundi matin.

L'ouverture des marchés nord-américains a ramené les prix à quelques dollars près de 5 000 $, sans les faire progresser davantage. Lundi soir, à l'ouverture des marchés asiatiques, le cours de l'or a subi une forte pression à la baisse, tombant à 4 936 $ l'once à 7h45, puis à 4 879 $ l'once tôt mardi matin.

La séance européenne a redonné un peu de vigueur à l'or, le cours au comptant atteignant une série de sommets, culminant à environ 4 943 $ l'once à 7h15, heure de l'Est. Mais l'Amérique du Nord s'est réveillée et a fait chuter brutalement le métal jaune, rebondissant à 4 870 $ l'once à 8h45, avant d'établir son plus bas hebdomadaire aux alentours de 4 850 $ l'once à midi, heure de l'Est.

Après un nouveau test du seuil des 4 859 $, le support a tenu en début de séance asiatique, et l'or a repris sa progression, enregistrant ses premiers gains soutenus de la semaine et atteignant un pic à 4 939 $ l'once vers 2h15 mercredi matin.

Mercredi a été une journée exceptionnelle pour le métal jaune, le cours de l'or au comptant grimpant fortement de 4 910 $ à 6h30 jusqu'à dépasser les 5 000 $ l'once à 10h00 heure de l'Est. Cependant, la dynamique s'est ensuite essoufflée, et vers 19h45, l'or se négociait aux alentours de 4 960 $ l'once.

Le métal jaune a ensuite connu sa seule véritable phase de consolidation de la semaine jusqu'à jeudi, les prix évoluant dans une fourchette de 40 $ de part et d'autre du seuil des 5 000 $.

Le précieux métal a terminé la semaine en force, le cours de l'or au comptant passant de 5 000 $ à minuit à 5 040 $ l'once vendredi matin à 4 h. Quinze minutes après l'ouverture des marchés nord-américains, les prix ont atteint 5 055 $ l'once, puis, après une brève baisse à 5 022 $ suite à l'annonce de la décision de la Cour suprême contre Trump concernant les droits de douane, ils ont rebondi jusqu'à 5 073 $ l'once juste avant 13 h, heure de l'Est.

Les tensions croissantes au Moyen-Orient ont incité les investisseurs à rechercher des valeurs refuges durant le week-end, et l'or a bénéficié d'achats réguliers jusqu'à la limite de la résistance à court terme à 5 100 $ l'once en clôture, niveau auquel il se maintenait au moment de la rédaction de cet article.

Le dernier sondage hebdomadaire de Kitco News sur l'or a révélé que Wall Street restait globalement optimiste quant à l'avenir du métal précieux, tandis que les investisseurs particuliers conservaient une majorité modérée d'optimistes pour la troisième semaine consécutive.

« Je suis neutre sur l'or pour la semaine à venir », a déclaré Colin Cieszynski, stratégiste en chef des marchés chez SIA Wealth Management. « Techniquement, après une forte hausse, il semble se consolider autour de 5 000 $. »

« À la hausse », a affirmé James Stanley, stratégiste senior des marchés chez Forex.com. « Nouvelle démonstration de force des acheteurs, et on observe désormais un triangle ascendant sur les graphiques à court terme, une figure de cassure haussière. Le niveau de 5 100 $ est crucial sur le marché au comptant, car il s'agissait d'un support devenu résistance, et c'est maintenant la ligne de crête que les acheteurs doivent franchir. »

« À la hausse », a renchéri Rich Checkan, président et directeur des opérations d'Asset Strategies International. « En l'absence de tout élément fondamentalement différent sur le marché de l'or qui puisse expliquer le repli observé, il est clair qu'il s'agit simplement d'une correction à court terme. C'est un bon signe, et la tendance haussière devrait reprendre sous peu. »

« Ça va monter », a déclaré Darin Newsom, analyste de marché senior chez Barchart.com. « L’histoire récente nous apprend que les hauts dirigeants ont tendance à envahir ou à lancer des actions militaires dès la fin des Jeux olympiques d’hiver. C’est ce dimanche. Poutine étant toujours empêtré dans sa tentative d’action d’il y a quatre ans et Xi peu susceptible de dévoiler ses intentions concernant Taïwan, le président américain apparaît comme le plus susceptible de passer à l’action. La question est de savoir où. Étant donné que Poutine a déclaré soutenir le régime iranien actuel, les trois prochaines possibilités sont le Groenland, le Canada ou le Mexique.»

« Avec la décision de la Cour suprême contre la politique commerciale du président, résumée en un seul mot – une décision qu’il ignorera certainement puisqu’il n’a que faire des tribunaux ou du Congrès –, il est probable qu’il soit de mauvaise humeur ce week-end, ce qui augmente la probabilité d’une action militaire », a ajouté Newsom. « On constate que les métaux anticipent la même chose vendredi, l’or et l’argent s’envolant. On constate également que la cible attendue n’est pas l’Iran, en raison de Poutine, les deux marchés du pétrole brut étant en baisse.»

« Les prochains jours promettent d’être intéressants. »

« À la hausse », a déclaré Adrian Day, président d'Adrian Day Asset Management. « Il semblerait que nous ayons probablement atteint les points bas de la liquidation de fin janvier et que l'or amorce une reprise nette, quoique fragile. Personne ne souhaite vendre avant le week-end et une possible action américaine contre l'Iran. Par conséquent, en l'absence d'escalade, l'or pourrait légèrement reculer lundi. Mais la tendance à la reprise à court terme est claire. »

John Weyer, directeur de la division des couvertures commerciales chez Walsh Trading, a déclaré à Kitco News que l'évolution du cours de l'or suite à la décision de la Cour suprême sur les droits de douane montrait que le métal jaune disposait encore de nombreux facteurs haussiers, même s'il semblait en avoir perdu un.

Il a noté que l'or avait chuté brutalement et immédiatement après l'annonce, mais que le sentiment dominant s'était rapidement rétabli.

« Je pense que les marchés vont rester dans l'expectative », a déclaré Weyer. « Nous avons observé des réactions dans les deux sens au cours de la journée, peu après les annonces. » Je pense que certains effets sont immédiats, mais d'autres pourraient se faire sentir à plus long terme. Certaines de ces entreprises avaient prévu de gérer la persistance des droits de douane, et voilà que, soudainement, elles doivent revoir leurs plans, parfois à plusieurs mois, voire plusieurs années à l'avance.

« Il règne une certaine incertitude quant à l'impact réel de cette situation sur le marché pour le moment. »

« L'or a réagi à l'actualité, comme c'est souvent le cas pour de nombreux marchés », a-t-il remarqué. « Puis, on a déclaré : "Vous savez ce que nous faisions ? Nous sommes optimistes quant à l'or, pour diverses raisons." Et après avoir digéré l'information pendant 10, 20 minutes, voire une heure, ils sont simplement revenus à leurs habitudes. "Reprenons ce que nous faisions, c'est-à-dire continuer à monter." »

Weyer a indiqué que l'or poursuit sa dynamique haussière et que de nombreux acteurs du marché maintiendront cette stratégie jusqu'à ce que le marché leur donne une bonne raison d'y renoncer.

« Sur le marché de l'or, ces six derniers mois, on a vu des investisseurs se dire : “Pourquoi spéculer sur l'or ? Parce qu'il monte. Pourquoi acheter de l'or ? Parce qu'il monte.” On assiste à une ruée sans précédent, et je pense que cette tendance va se poursuivre, légèrement perturbée par l'actualité d'aujourd'hui. »

Même si la décision tarifaire a dissipé une partie de l'incertitude à court terme qui soutenait l'or, Weyer a indiqué qu'avec les nombreux autres risques et incertitudes actuels, il s'attend à ce que l'or continue sa progression.

« Ce que nous observons, surtout depuis le début de l'année, mais aussi depuis l'année dernière, c'est que la hausse va se poursuivre jusqu'à ce qu'un élément concret nous dise : “Pourquoi ne pas être là ?” », a-t-il déclaré. « C'est une prophétie autoréalisatrice : le cours monte parce que beaucoup d'investisseurs sont positionnés à l'achat. Et quand la tendance est favorable, on continue d'acheter. »

Cette semaine, 13 analystes ont participé au sondage Kitco News sur l'or. Après la forte performance du métal jaune, les optimistes de Wall Street se montrent moins catégoriques. Neuf experts (69 %) anticipent un franchissement définitif du seuil des 5 100 $ la semaine prochaine, tandis qu'un seul (8 %) prévoit une baisse. Les trois analystes restants (23 %) estiment que les risques s'équilibrent à court terme.

Parallèlement, 298 votes ont été enregistrés lors du sondage en ligne de Kitco. Le sentiment des investisseurs particuliers reste stable pour la troisième semaine consécutive. 189 investisseurs (63 %) anticipent une hausse du cours de l'or la semaine prochaine, tandis que 53 (18 %) prévoient une baisse. Les 56 investisseurs restants (19 %) s'attendent à une stagnation.

La semaine prochaine sera pauvre en données économiques importantes, mais les marchés recevront les indices de confiance des consommateurs et d'inflation des prix à la production. Les investisseurs suivront également le discours sur l'état de l'Union du président Donald Trump, à la recherche d'indices sur les orientations politiques futures. Les marchés chinois reprendront également leurs activités après la semaine de congés du Nouvel An, ce qui devrait dynamiser le marché de l'or.

Mardi matin, les investisseurs seront attentifs à l'indice de confiance des consommateurs américains pour le mois de février, suivi du discours sur l'état de l'Union du président Trump en soirée.

Jeudi, les demandes d'allocations chômage hebdomadaires constitueront le seul indicateur de l'emploi de la semaine, et la semaine se conclura vendredi matin avec la publication de l'indice des prix à la production pour février.

« L'or pourrait être en train de se stabiliser, mais il doit dépasser les 5 120-5 140 $ », a déclaré Marc Chandler, directeur général de Bannockburn Global Forex. « La menace d'une attaque américaine contre l'Iran devrait contribuer à limiter les risques de baisse. Une cassure sous les 4 850 $ porterait un coup dur aux acheteurs. »

Alex Kuptsikevich, analyste de marché senior chez FxPro, a déclaré à Kitco News qu'il prévoyait une baisse du cours de l'or la semaine prochaine.


« L'or oscille autour de 5 000 dollars l'once depuis deux semaines », a-t-il indiqué. « Après un début de semaine décevant, avec une chute à 4 850 dollars, le cours a progressivement remonté au-dessus de 5 000 dollars. »

« Le précieux métal a bien résisté aux minutes restrictives du FOMC, au renforcement du dollar et à la hausse des rendements des obligations du Trésor américain (son principal concurrent) », a ajouté M. Kuptsikevich. « Les facteurs géopolitiques semblent soutenir la demande, certains investisseurs considérant l'or comme une protection contre la volatilité des marchés. Par ailleurs, la crainte persiste qu'avec le changement de président de la Fed en mai, le FOMC n'adopte une politique monétaire plus accommodante. À court terme, ce contexte extérieur plutôt favorable est propice à la hausse, le prix étant actuellement inférieur d'environ 13 % à son sommet. »

Kuptsikevich a noté que depuis début février, l'or forme une série de creux ascendants, ce qui, selon lui, indique clairement que les acheteurs à long terme deviennent moins patients. « Parallèlement, les ventes d'or se sont intensifiées à l'approche des 5 100 $ », a-t-il déclaré. « Il serait peut-être judicieux d'envisager de nouvelles perspectives haussières seulement après une consolidation solide au-dessus de ce seuil. »

Kuptsikevich a indiqué que FxPro reste convaincu que le rallye haussier des trois dernières années est terminé. « Pour l'instant, nous observons un scénario similaire à celui de 2011, année où de nombreuses tentatives de relance de la croissance du métal précieux ont également été constatées », a-t-il expliqué. « Une chute initiale similaire de plus de 20 % fin 2011 et en 2012 a été compensée par une récupération des quatre cinquièmes, mais il a fallu neuf ans pour battre le record. Appliqué aux cours actuels, ce constat représente une résistance similaire autour de 5 300 $, mais nous constatons que même le seuil des 5 100 $ est difficile à franchir. »

Les analystes de CPM Group ont émis vendredi une recommandation d'achat, avec un objectif de cours initial de 5 400 $ entre le 23 février et le 6 mars, et un ordre stop à 4 850 $.

« La volatilité du cours de l'or devrait se poursuivre dans un contexte économique et politique très instable », ont-ils écrit. « Les prix restent vulnérables à des baisses brutales, même si CPM anticipe une tendance haussière la semaine prochaine et dans les mois à venir.»

« Cette recommandation d'investissement a un objectif initial de 5 225 $, mais une hausse jusqu'à 5 400 $ ou plus est possible », ont-ils précisé. « L'or pourrait atteindre 5 500 $ ou plus rapidement. De nombreux problèmes politiques et économiques pourraient déclencher une telle flambée. Par ailleurs, les marchés physiques sont tendus, les investisseurs continuant d'acheter massivement des ETF. Des indicateurs techniques confirment également cette possibilité. »

« À la baisse, l'or reste vulnérable à une forte chute, avec un prix de 4 800 $ à court terme, et potentiellement encore plus bas au deuxième et au troisième trimestre, en fonction de l'évolution de la situation politique et économique », a averti CPM.

Jim Wyckoff, analyste senior chez Kitco, a quant à lui indiqué que la demande de valeurs refuges tire les prix des métaux précieux vers le haut, alors que les États-Unis semblent au bord d'une guerre avec l'Iran.

« Techniquement, le prochain objectif haussier des acheteurs de contrats à terme sur l'or d'avril est de clôturer au-dessus de la forte résistance du sommet de février, à 5 144,50 $ », a-t-il écrit. « Le prochain objectif baissier à court terme des vendeurs est de faire chuter les prix des contrats à terme sous le solide support technique de 4 670,00 $. La première résistance se situe au sommet de cette semaine, à 5 074,40 $, puis à 5 100,00 $. Le premier support se situe à 5 000,00 $, puis à 4 900,00 $. »

Au moment de la rédaction, le cours de l'or au comptant s'établissait à 5 098,68 $ l'once, soit une hausse de 4,30 % sur la semaine et de 2,06 % sur la journée.

Kitco Media
Ernest Hoffman


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22/02/2026 19:01:20

Un plancher solide sur les 5 000 $ ?

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Alors que le monde est à deux doigts du chaos, ce n'est pas le moment de parier à la baisse sur l'or.

Kitco Media
Par Neils Christensen



(Kitco News) - Le marché de l'or poursuit sa consolidation autour de 5 000 $ l'once. Bien qu'il ait encore du chemin à parcourir, la forte hausse de vendredi nous rappelle pourquoi il est risqué de parier contre le précieux métal en 2026, surtout à l'approche du week-end.

Dans la continuité d'une tendance observée depuis plus d'un an, le monde reste plongé dans l'incertitude, et un nouveau chaos peut surgir à tout moment. Malgré la volatilité persistante de l'or à ces niveaux de prix élevés, il demeure la seule valeur refuge reconnue, exempte de risques géopolitiques liés à des tiers.

L'évolution des prix ces dernières semaines a peut-être incité les investisseurs, les traders et les analystes à la prudence à court terme, mais rares sont ceux qui estiment que le cours de l'or a atteint son sommet.

Malgré la forte correction de fin janvier, les principales institutions continuent d'anticiper une hausse du cours de l'or à 6 000 $ et au-delà. UBS prévoit un scénario qui porterait les prix vers 6 200 $ d'ici mi-2026. BMO entrevoit des perspectives haussières crédibles qui amèneraient l'or près de 6 500 $. AuAg Funds estime que le seuil des 6 000 $ pourrait être atteint cette année, malgré une forte volatilité, parfois même brutale. Moins optimiste, la banque ANZ prévoit un prix de l'or à 5 800 $ l'once au deuxième trimestre.

Il ne s'agit pas de spéculateurs opportunistes suivant l'actualité ; ce sont des institutions qui réajustent leurs hypothèses à long terme. Leurs objectifs reposent sur une demande persistante des banques centrales, des déficits budgétaires structurellement élevés, des risques d'inflation tenaces et un contexte géopolitique qui refuse de se normaliser. Si l'on ajoute à cela l'incertitude croissante qui plane sur la politique monétaire américaine, on comprend mieux pourquoi les investisseurs hésitent à parier contre l'or.

Cela ne signifie pas pour autant que la progression sera sans embûches. Nous avons déjà constaté la rapidité avec laquelle les positions à effet de levier peuvent se dénouer, notamment sur le marché de l'argent, où des fluctuations de 20 à 30 % ne sont pas de simples hypothèses, mais une réalité bien concrète. Des prix élevés engendrent de la volatilité. Le marché se surcharge et la dynamique finit par devenir insoutenable.

Cependant, une correction ne signifie pas nécessairement un sommet. La résilience de l'or aux alentours de 5 000 $ suggère que le plancher s'est à nouveau relevé. Chaque repli observé au cours de l'année écoulée a trouvé des acheteurs prêts à considérer la faiblesse du marché comme une opportunité plutôt que comme une occasion de se retirer. Ce comportement reflète un phénomène plus profond qu'un simple enthousiasme spéculatif. Il traduit une évolution des mentalités concernant la construction de portefeuille.

Dans un monde où le poids de la dette souveraine s'alourdit, où les alliances se fragmentent et où la crédibilité des politiques publiques est régulièrement remise en question, l'attrait de l'or ne réside pas dans une peur abstraite, mais dans sa capacité à offrir une protection. C'est l'un des rares actifs qui ne dépend ni des promesses d'un émetteur, ni de la stabilité d'un gouvernement, ni du bilan d'une contrepartie. Cette caractéristique prend d'autant plus de valeur que l'incertitude règne.

Bien que 6 000 $ ou 6 500 $ puissent paraître ambitieux, la question la plus importante est de savoir ce qui pourrait inverser la tendance actuelle du marché. Un retour durable à la discipline budgétaire, une détente géopolitique et une crédibilité monétaire solide seraient des atouts. Pour l’instant, ces conditions restent des objectifs à atteindre.

Tant que la situation perdure, parier agressivement contre l’or – surtout à l’approche d’un week-end tendu – demeure une stratégie peu rentable.

C’est tout pour cette semaine. Bon week-end !

Kitco Media
Neils Christensen



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22/02/2026 12:46:39

L'Or en $ se stabilise au-dessus des deux droites tenkan et kijun, se maintient au-dessus du fibo 50 %, la lagging span se dirige vers les cours, on continue de latéraliser sur les derniers plus haut.

Il faudrait que la tenkan, qui est sur les 4 980 $ franchisse les 5002 $, constitués par une extension de plat de tenkan et par la kijun actuelle. C'est la dernière résistance avant de pouvoir rejoindre le dernier ath.

La STO repasse en sur-achat.

Depuis la dernière plus haute clôture on ne perd plus que 5,78 %. On ne citera pas les hausses depuis 2019.

Y-a- pire.

On verra kitco et fxstreet cet aprem.

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20/02/2026 17:38:44

@ Mavis, je suis là mon enfant, parlez sans crainte. Vous remarquerez que l'or apprécie la décision de la Cour Suprême. Pourvu que cela dure.

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20/02/2026 15:46:44

Alô, Y a quelqu'un ???

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18/02/2026 19:33:43

Depuis 12 bougies, depuis le 12 février on travaille les 5 000 $, les baissiers et haussiers ne parvenant pas à remporter la mise.

On cale donc sous la kijun qui est à 5 002 $, de même que les 50 % fibo.

On notera un plus haut ce matin sur les 5 010 $.

L'Or consolide sur ses plus haut.

Et ce malgré un rebond du dollar.

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17/02/2026 11:06:03

@babou120

Vraiment.

Ça c’est de l’analyse, non ? 😜😜😜

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17/02/2026 10:08:08

@ Anjou

vraiment ?

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16/02/2026 10:45:07

En tout cas l’or est à +16% depuis le 1er janvier 2026 et paraît décidé à tenir la ligne des 5000.

Qui dit mieux ? Pas le CAC40 avec ses 2,30%, ni le Bitcoin avec ses -21%.

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15/02/2026 19:33:56


L’or : le nouvel investissement punk ?

Président d’AuCOFFRE.com, Jean-François Faure
Auteur Invité

dim. 15 février 2026 à 6:08 PM UTC+0


L’or a eu droit à toutes les appellations : relique barbare (Keynes), le placement « à la papa » et évidemment la valeur refuge. Depuis septembre 2025, l’or en particulier et les métaux précieux en général sont en train de se retrouver propulsés au rang d’actifs spéculatifs. Une véritable rébellion contre un ordre financier bien établi.


Et si l’or était le nouveau Bitcoin ?

J’ai toujours eu du mal avec cette affirmation : le Bitcoin, c’est l’or du XXIe siècle. Parce que si de nombreux éléments de ces deux actifs alternatifs sont comparables, l’essentiel est très différent. Ils sont complémentaires pour une stratégie de gestion patrimoniale. Pas concurrents.


Le marché de l’or est bien plus grand que celui du Bitcoin

Si la comparaison est souvent faite entre ces deux actifs, c’est parce que :

Les volumes d’or et de bitcoin sont connus et limités.

L’anonymisation est importante. Ils ne dépendent pas d’une autorité centrale.

Ils ont un vocabulaire partagé : mine, minage, etc.

Mais sur le fond, ces deux investissements sont très différents

L’or est un produit physique, culturel, reconnu et utilisable sur toute la planète. Le Bitcoin repose sur du code et son usage n’est pas encore totalement universel, il est aussi très récent.

En ce moment, le marché de l’or repose sur un volume quotidien de transaction de 400 à 5000 milliards de dollars sur plusieurs places : l’échange d’or physique, les marchés de gré à gré, les ETF, etc. Ce qui fait dire que l’or est particulièrement liquide.

Le Bitcoin représente « seulement » 80 milliards de dollars d’échanges quotidien sur les différents exchanges.


L’or, valeur refuge ou réserve de valeur ?

Depuis 2020 et l’accélération des crises, on pensait que la dimension valeur refuge de l’or était le pilier de son évolution. Si l’or ne cessait de monter, c’est en raison de la succession des crises : après la pandémie du COVID-19, l’inflation pointait, la Russie attaquait l’Ukraine, puis venait le regain d’agitation au Moyen-Orient. Pas le temps de souffler.


Les banques centrales et les grands fonds se renforcent en or

Dans le même temps, on ne peut que constater que les banques centrales renforcent leurs stocks d’or pour protéger leurs réserves monétaires de l’inflation ou de la dépendance au dollar. Des grands gestionnaires de fonds ont aussi annoncé qu’ils se renforcent en or au détriment des bons du Trésor avec des allocations jusqu’à 15 %. On change de paradigme : l’or n’est plus seulement une valeur refuge mais une réserve de valeur. C’est la deuxième réserve de change au monde derrière le dollar et devant l’euro. En septembre 2025, en valeur, les banques centrales détenaient plus d’or que de bons du Trésor américain, une première depuis plus de 30 ans.


Le lien entre l’or et la monnaie

L’autre très grande différence avec le Bitcoin, c’est l’incidence forte de la monnaie sur le cours de l’or. Le grand rallye de 2025 commence fin août au moment de la conférence de Jackson Hole. La FED annonce une première baisse des taux. Les investisseurs lâchent les bons du Trésor pour acheter de l’or. Le dollar baisse mécaniquement, le prix de l’or, actif tangible augmente. La pression de Donald Trump sur Jerome Powell (celui qui baisse les taux trop tard) ne fait qu’accentuer ce phénomène. Le dollar se dégrade, l’or monte.


Quand l’or papier bouleverse un marché ancestral

Ce qui est vrai pour l’or, l’est encore plus pour l’argent. La surchauffe la plus récente, celle de janvier 2026 est en grande partie provoquée par une passion pour l’or et les métaux précieux chez les investisseurs particuliers. Les progressions à deux voire trois chiffres (pour l’argent) ont placé les métaux dans la liste des actifs spéculatifs. Pendant ce temps-là, le Bitcoin se morfond.


Acheter de l’or sur une appli de trading

C’est le monde à l’envers : l’or, l’argent, le platine enregistrent des hausses stratosphériques et attirent les investisseurs opportunistes. L’or n’est absolument pas leur cible habituellement, c’est un actif qui ne rapporte rien, pas de dividendes, pas d’intérêt, pas de loyers. Et le « marché » n’est pas dimensionné pour un tel afflux. Ainsi, le COMEX mais aussi les acteurs de la finance en Inde se retrouvent à devoir trouver des centaines de tonnes de métal précieux pour couvrir le « papier ». Le COMEX a dû relever plusieurs fois le taux de couverture pour freiner les investissements.


Un cours de l’or plus sensible

L’augmentation du volume d’or papier provoque un bouleversement du cours de l’or qui est un mélange entre les transactions papier et les échanges d’or physique à Londres ou en Asie. Les ETF agissent comme une baleine pour le Bitcoin. Quand, le 29 janvier 2026, les premiers ordres de vente sont apparus, cela a provoqué un effet boule de neige. Résultat : - 20 % pour l’or, -40 % pour l’argent en quelques heures.


Mais le marché du physique reste stable

C’est la grande nouveauté du marché de l’or d’investissement. Les investisseurs achètent des ETF, du papier pas de l’or physique. Pour ma part, l’or d’investissement a toujours été sous forme de lingots et encore mieux de pièces d’or qui peuvent bénéficier d’une prime (ancienneté, état, rareté, etc.). Et sur cet or physique d’investissement, tout comme pour l’argent métal, les cours ont été beaucoup moins sensibles. À Shangaï, le marché suit uniquement les cours des échanges de métaux. Lors de la forte baisse du prix de l’or et surtout de l’argent, le prix de l’once n’a pratiquement pas bougé.


A la fin, c’est l’or qui gagne !

Gold is not dead ! Oui, finalement, le prix de l’or devrait reprendre sa course vers le haut, tant que le dollar baissera. Ce qui n’était pas normal, c’est qu’il soit en surchauffe, sous stéroïdes des ETF et des investissements massifs dans le papier. Parce que l’or est un actif de long terme, c’est une épargne de précaution, une « poire pour la soif ». Pas un produit financier pour générer des plus-values au quotidien. Le marché est un jeu où tout le monde court après les gains en valeur…Et à la fin, c’est toujours l’or qui gagne !


À propos de l'auteur

Président d’AuCOFFRE.com, Jean-François Faure a fondé en 2009 ce service en ligne de placement en or physique avec garde en coffres, car l’or physique est pour lui le meilleur produit d’épargne pour sécuriser son patrimoine.

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15/02/2026 13:44:56

@Match12

Ainsi donc notre pourfendeur

Avait au fond de son âme

Poésie chevillée au cœur ?

A ses vers donzelles se pâment,

Pardonnant la rime bancale

Car rien au monde n’est plus beau.

Même au supplice Tantale

N’ouïe des Dieux de si jolis mots…

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15/02/2026 02:56:19

Je réponds à Anjou43 , son flair étant perturbé par son nez probablement bouché.

Un jeune alpiniste, plein d’ardeur,
S’élança vers la cime avec grand cœur.
Mais la roche glissante le força à reculer :
Pour mieux grimper, il fallut s’abaisser.
Enfin il toucha le sommet brillant,
Et contempla le monde en bas, hésitant.
Là-haut, la vue est claire et pure,
Mais redescendre devient moins sûr.
Moralité :
Pour atteindre le sommet, il faut savoir reculer ;
Et quand on y est, le retour n’est jamais assuré.

J'espère que mon orthographe ne crèvera pas les yeux de notre seigneur Mitte. Je fais un effort.

Merci à vous.

🍾🥂🚀❤️

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